Je n'irai pas jusqu'à scalp
Par Berlol, mardi 6 juin 2006 à 23:46 :: General :: #289 :: rss
J'ai eu un teigneux mal de tête arrière gauche une bonne partie
de la journée — dû peut-être au suivi fébrile des
commentaires qui s'amoncelaient en queue du billet d'avant-hier. Quant à
celui d'hier, on dirait bien que personne ne l'a lu. Mais peu importe, je
trace.
Je ne vais pas me lancer tout de suite dans une tentative d'analyse du phénomène, mais j'y réfléchis. En gros, les questions sont les suivantes : 1. Pourquoi un billet attire-t-il plus de commentaires que d'habitude ? Par expérience, je sais que ça dépend assez peu du contenu. Ça viendrait plutôt d'une interaction dans les premiers commentaires... 2. Peut-on parler de trophée (je n'irai pas jusqu'à scalp) quand on a réussi à faire intervenir en commentaires une personne célèbre ou relativement connue qui était citée dans le billet ? Même si le trophée ne revient pas au maître des lieux mais à un commentateur mieux réticulé que soi. 3. Y a-t-il une loi de dérapage du sérieux dans le n'importe quoi, intégrant des effets euphoriques, des substances déshinibitrices, le primat de la connivence sur le sens et sur le qu'en-dira-t-on ? 4. C'est comment qu'on freine, ou qu'on gère l'after, quand des gens frais arrivent de l'extérieur de la discussion avec forcément des gros sabots vu qu'ils n'ont pas lu les quarante billets précédents (alors que les connivents oui) ? 5. Est-ce si important tout ça ? Là, je peux répondre en remontant ma mèche verte : non.
On est le 6/6/6, dans le shinkansen
j'écoute encore Odile Grosset-Grange et Jean-Charles Masséra
dire le texte de ce dernier. Dans lequel un homme revient par l'analyse de
la pop sur les causes de son incompréhension du monde... Faut dire
qu'il avait tellement mal commencé (milieu familial, catéchisme).
« L'attitude que les groupes qui dégagent un bénéfice net de 134 millions en progression de 11,8 % par rapport au résultat 2003 exigent par principe d'un mec comme toi est cette acceptation passive que t'as quand t'écoutes ce genre de trucs avec un visage heureux et ta tête qui bouge de gauche à droite, et qu'en fait ils ont déjà obtenue par leur manière d'utiliser tes nuits blanches à rêver...
[...] La réussite des groupes qui dégagent un bénéfice de 134 millions en progression de 11,8% par rapport au résultat 2003 avec leur grosse orchestration repose sur la dévastation mentale d'un mec comme toi...» (deux extraits de All You Need is Ressentir, de Jean-Charles Masséra)
« La foi est un véritable engagement contre l'intelligence », dit-il aussi. Demain, je citerai Volodine en harmonique à ça.
Faire des cours en essayant de se masser discrètement la nuque n'est pas toujours du meilleur effet. Le ton de voix est trop blême pour motiver l'étudiante en pleine digestion. Les exercices de phrases à prononcer au téléphone manquent de dynamisme. En vrai, ça ferait fuir les clients.
Une perle, quand même, dans les conjugaisons du verbe faire : je fais / tu fais / il fait / nous faignons / vous faignez / ils faignent. Promis, je ne mens pas.
Finalement, c'est l'échauffement d'un ping-pong qui va griller la névralgie — sale bête ! David a encore bien joué en causant boutique — ce garçon n'apprendrait-il que quand son cerveau est occupé à autre chose ? Trois de nos étudiantes sont venues jouer une petite heure, celles avec qui j'étais allé à Versailles en mars. Puis j'ai repris balle avec un collègue plutôt pro... pour constater que ces derniers mois à jouer moins n'avaient pas arrangé mon niveau. Je plie bagage quand arrive la troupe de cheerleaders qui poussent la moitié des tables pour leur entraînement de cris guerriers et de figures à s'envoyer en l'air.
Je ne vais pas me lancer tout de suite dans une tentative d'analyse du phénomène, mais j'y réfléchis. En gros, les questions sont les suivantes : 1. Pourquoi un billet attire-t-il plus de commentaires que d'habitude ? Par expérience, je sais que ça dépend assez peu du contenu. Ça viendrait plutôt d'une interaction dans les premiers commentaires... 2. Peut-on parler de trophée (je n'irai pas jusqu'à scalp) quand on a réussi à faire intervenir en commentaires une personne célèbre ou relativement connue qui était citée dans le billet ? Même si le trophée ne revient pas au maître des lieux mais à un commentateur mieux réticulé que soi. 3. Y a-t-il une loi de dérapage du sérieux dans le n'importe quoi, intégrant des effets euphoriques, des substances déshinibitrices, le primat de la connivence sur le sens et sur le qu'en-dira-t-on ? 4. C'est comment qu'on freine, ou qu'on gère l'after, quand des gens frais arrivent de l'extérieur de la discussion avec forcément des gros sabots vu qu'ils n'ont pas lu les quarante billets précédents (alors que les connivents oui) ? 5. Est-ce si important tout ça ? Là, je peux répondre en remontant ma mèche verte : non.
On est le 6/6/6, dans le shinkansen
j'écoute encore Odile Grosset-Grange et Jean-Charles Masséra
dire le texte de ce dernier. Dans lequel un homme revient par l'analyse de
la pop sur les causes de son incompréhension du monde... Faut dire
qu'il avait tellement mal commencé (milieu familial, catéchisme).« L'attitude que les groupes qui dégagent un bénéfice net de 134 millions en progression de 11,8 % par rapport au résultat 2003 exigent par principe d'un mec comme toi est cette acceptation passive que t'as quand t'écoutes ce genre de trucs avec un visage heureux et ta tête qui bouge de gauche à droite, et qu'en fait ils ont déjà obtenue par leur manière d'utiliser tes nuits blanches à rêver...
[...] La réussite des groupes qui dégagent un bénéfice de 134 millions en progression de 11,8% par rapport au résultat 2003 avec leur grosse orchestration repose sur la dévastation mentale d'un mec comme toi...» (deux extraits de All You Need is Ressentir, de Jean-Charles Masséra)
« La foi est un véritable engagement contre l'intelligence », dit-il aussi. Demain, je citerai Volodine en harmonique à ça.
Faire des cours en essayant de se masser discrètement la nuque n'est pas toujours du meilleur effet. Le ton de voix est trop blême pour motiver l'étudiante en pleine digestion. Les exercices de phrases à prononcer au téléphone manquent de dynamisme. En vrai, ça ferait fuir les clients.
Une perle, quand même, dans les conjugaisons du verbe faire : je fais / tu fais / il fait / nous faignons / vous faignez / ils faignent. Promis, je ne mens pas.
Finalement, c'est l'échauffement d'un ping-pong qui va griller la névralgie — sale bête ! David a encore bien joué en causant boutique — ce garçon n'apprendrait-il que quand son cerveau est occupé à autre chose ? Trois de nos étudiantes sont venues jouer une petite heure, celles avec qui j'étais allé à Versailles en mars. Puis j'ai repris balle avec un collègue plutôt pro... pour constater que ces derniers mois à jouer moins n'avaient pas arrangé mon niveau. Je plie bagage quand arrive la troupe de cheerleaders qui poussent la moitié des tables pour leur entraînement de cris guerriers et de figures à s'envoyer en l'air.
Commentaires
1. Le mercredi 7 juin 2006 à 06:56, par le pseudo est obligé ? :
l'absence de commentaires hier tenait à un problème technique : on recevait le message "votre message a été envoyé, il sera mis en ligne prochainement"
le mien concernait le triste constat de l'accaparement de ce blog, à nouveau, par l'entreprise de destruction sexiste systématique de votre "caniche" (je ne suis pas à l'origine de l'expression), on dirait vraiment une volonté de nuire qui se réveille chaque fois qu'une discussion s'amorce, pour la dévoyer
mais c'est sans doute une loi de ces forums anonymes
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