Le plus lucide n'est pas sans facéties
Par Berlol, vendredi 9 juin 2006 à 23:35 :: General :: #284 :: rss
J'avais du retard. Je lis Antoine Emaz chez Remue.net... Maintenant, j'ai de l'avance. La pluie crépite. Ce matin, ni sport ni balcon. Quelques pages de Beckett, avant la prise de notes ce soir. L'homme le plus sérieux, le plus lucide, n'est pas sans facéties.
« [...] j'appris que Condom est arrosé par la Baïse.» (Molloy, p. 191)
Malgré tous les trolls du monde, l'interconnexion des connaissances progresse — comme un cerveau géant, à l'échelle de la planète, qui s'engendrerait dans un désordre parfait, ce n'est pas nouveau, et dont certaines cellules, trop mal ou trop bien élevées, seraient en proie à croire à leur liberté individuelle.
Via Affordance.Info, site de cartographie des cours et conférences en ligne (c'est comme ça que je traduis academic podcast mashup, à défaut d'entente sur une télépédagographie...). Encore très peu de choses en français, mais... ça nous donne de belles occasions d'améliorer notre anglais. Ceci dit, j'écris déjà beaucoup en anglais, si j'en juge par cette requête trouvée ce matin dans mes statistiques... Ce qui veut dire, si le traducteur automatique ne travaille pas trop mal (moi, je n'y suis pour rien), la possibilité d'apprendre l'anglais par moi-même, ou autrement dit d'apprendre mon propre anglais... Je ne sais pas si tout le monde mesure bien la portée de cela.
On vérifiera des sens uniques avec Answers, léger et pratique, quand parfois avec le TLF les étudiants tournent en rond sans trouver de sortie textuelle (utile pour ceux qui commencent à lire la presse française).
La pluie s'est arrêtée. Avec David, entre deux bouchées
hambourgeoises, j'imagine un appareillage entre deux personnes de langue
différente, connecté à des ressources internet, qui
reçoit la parole dans une langue, la transcode pour la faire traduire
puis la réencode vocalement pour la donner à entendre dans
l'instant — les trois technologies impliquées existent, je crois.
« Mais ce n'est pas arrivé à ce point
de mon récit que je vais me lancer dans la littérature.»
(Molloy, p. 206) — pensé-je en arrivant en bougé sur
Ginza.
En tout cas, pas avec un site qui se prétend la web TV du monde littéraire... Toujours cette confusion stérilisante, ce brouillage volontaire et servile entre livre, texte et littérature.
Alors que pendant ce temps-là, en Avignon, la recherche du dôme de Claude Simon continue...
« [...] j'appris que Condom est arrosé par la Baïse.» (Molloy, p. 191)
Malgré tous les trolls du monde, l'interconnexion des connaissances progresse — comme un cerveau géant, à l'échelle de la planète, qui s'engendrerait dans un désordre parfait, ce n'est pas nouveau, et dont certaines cellules, trop mal ou trop bien élevées, seraient en proie à croire à leur liberté individuelle.
Via Affordance.Info, site de cartographie des cours et conférences en ligne (c'est comme ça que je traduis academic podcast mashup, à défaut d'entente sur une télépédagographie...). Encore très peu de choses en français, mais... ça nous donne de belles occasions d'améliorer notre anglais. Ceci dit, j'écris déjà beaucoup en anglais, si j'en juge par cette requête trouvée ce matin dans mes statistiques... Ce qui veut dire, si le traducteur automatique ne travaille pas trop mal (moi, je n'y suis pour rien), la possibilité d'apprendre l'anglais par moi-même, ou autrement dit d'apprendre mon propre anglais... Je ne sais pas si tout le monde mesure bien la portée de cela.
On vérifiera des sens uniques avec Answers, léger et pratique, quand parfois avec le TLF les étudiants tournent en rond sans trouver de sortie textuelle (utile pour ceux qui commencent à lire la presse française).
La pluie s'est arrêtée. Avec David, entre deux bouchées
hambourgeoises, j'imagine un appareillage entre deux personnes de langue
différente, connecté à des ressources internet, qui
reçoit la parole dans une langue, la transcode pour la faire traduire
puis la réencode vocalement pour la donner à entendre dans
l'instant — les trois technologies impliquées existent, je crois.
« Mais ce n'est pas arrivé à ce point
de mon récit que je vais me lancer dans la littérature.»
(Molloy, p. 206) — pensé-je en arrivant en bougé sur
Ginza.En tout cas, pas avec un site qui se prétend la web TV du monde littéraire... Toujours cette confusion stérilisante, ce brouillage volontaire et servile entre livre, texte et littérature.
Alors que pendant ce temps-là, en Avignon, la recherche du dôme de Claude Simon continue...
Commentaires
1. Le vendredi 9 juin 2006 à 12:51, par k :
nouv'elle : opérée mardi, obligée de me rendre à la reunion des licencier pour info assedic. J'suis en arrete jusqu'au 18, le ventre qui se tord et 9 de tension, je reprend le 19, licencié le 20 au soir si je prend le plan de reclassement........................
2. Le vendredi 9 juin 2006 à 15:51, par Berlol :
Prenez soin de vous et ne vous laissez pas faire, chère K, avec toute ma sympathie, même si ça ne sert pas à grand chose...
3. Le vendredi 9 juin 2006 à 16:27, par cg :
" comme un cerveau géant, à l'échelle de la planète [...] dont certaines cellules, trop mal ou trop bien élevées, seraient en proie à croire à leur liberté individuelle "
cellules ou individus, qui est trop bien élévé l'est souvent fort mal ...
très belle description du réseau, dans laquelle je lis un écho de notre échange de ce matin (hier?) dans tiers livre ... me trompé-je ?
4. Le vendredi 9 juin 2006 à 19:45, par Berlol :
Tout juste ! Ça circule... Je vois que nous sommes sur les mêmes fréquences synaptico-réticulaires... (Et merci du compliment.)
5. Le vendredi 9 juin 2006 à 22:18, par Manu :
Qui a parlé d'une intelligence collective ?
6. Le samedi 10 juin 2006 à 00:25, par arte :
Ben c'est pas Carl Gustav ?
7. Le samedi 10 juin 2006 à 02:00, par cg :
Beaucoup d'essayistes et d'auteurs de sf ont parlé d'intelligence collective depuis le développement d'internet.
Avant, on pense à Jung, en effet, mais aussi à Pierre Teilhard de Chardin, jésuite, paléontologue et philosophe, qui a créé le concept de « noosphère » (dans Le Phénoméne humain essentiellement).
Aujourd'hui les méméticiens disent il me semble des choses intéressantes sur le sujet.
voir là : www.memetique.org/
8. Le samedi 10 juin 2006 à 03:00, par Berlol :
Mais... ne pas confondre CG et C. G. Jung...
9. Le samedi 10 juin 2006 à 05:20, par vinteix :
et C-Jérôme ?
Il me semble que Jung parle plutôt d'"inconscient collectif", non ?
En tout cas, "l'intelligence collective", je n'y crois guère, sauf dans le cadre d'une communauté limitée; collectivement, les hommes ont plutôt tendance à être bêtes et sont plus gouvernés par un principe ou un désir de croyance, de vérité absolue (d'où l'emprise des religions et des idéologies) que par un désir de savoir ou de connaissance, ce qui va à l'opposé de la définition par Aristote de l'homme comme animal qui désire savoir.
10. Le samedi 10 juin 2006 à 05:22, par vinteix :
... ceci dit, "l'interconnexion des connaissances" évoquée plus haut peut participer d'un mouvement d'intelligence collective...
11. Le samedi 10 juin 2006 à 18:27, par cg :
c'est plutôt ça, oui ... ce que pourrait engendrer cette interconnexion
car je n'ai pas non plus grande confiance dans l'intelligence des communautés humaines (limitées ou pas)
quant à l'inconscient collectif de Carl Gustav, il n'est pas complètement hors-sujet et a été exploité en ce sens par la sf de manière parfois intéressante, par exemple dans les Futurs mystères de Paris de Roland C Wagner
mais ne fatiguons pas berlol qui se réveille tout juste ... tandis que moi je vais devoir songer à me coucher (3h26 à paris)
12. Le samedi 10 juin 2006 à 19:18, par Berlol :
Belle lumière avant l'extinction des feux. Je suis d'accord sur le fait que l'intelligence collective ne serait pas l'effet de la volonté mais plutôt un résultat empirique.
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