Que des trucs à finir ! Courriels, articles, mise en place d'agendas, conseils personnalisés aux étudiants, etc.
La journée a passé comme neige...
Maintenant, bouhouh... J'ai la tête vide.

Quand même une bonne chose. On est sorti dîner avec George, un ami qui habite maintenant dans la région de Tours, près de Loches, après avoir été longtemps professeur de littérature anglo-américaine à l'université de Tokyo. Il est à Tokyo pour une petite semaine et quelques conférences. Torijaya, en face du temple Bisha-Monten de Kagurazaka, ça s'imposait (je veux dire qu'on n'allait pas lui proposer un petit resto français...). Poulet (tori) sous différents aspects, udon, et ma préférence qui va au yuba, d'une grande finesse. Et T. a aussi bien des choses à lui raconter, du décès de son père au dépôt de sa thèse, tout un cycle de vie complètement changé...

À l'écouter, George, j'ai l'impression de voir une compilation de films de Chabrol. Les mœurs de la bonne société de province, tout fleuri et verdoyant à l'extérieur, tout mesquin et corrompu en dedans. Sa femme et lui ont quand même été obligés de déménager, d'aller acheter une autre maison à plusieurs kilomètres d'où ils s'étaient installés il y a trois ans, à cause de nuisances de voisinage.
L'anonymat de la ville, pour ça, il n'y a pas à dire. Aujourd'hui, pendant que nous travaillions, il y avait des bulldozers à ma gauche, un ravalement de façade à ma droite et des réparations dans la rue, des canalisations, derrière ou sous moi. Quand je suis sorti rendre un film à la médiathèque de l'Institut, j'ai eu l'impression de sortir d'une usine.