Questions soulevées dans la dérive
Par Berlol, mercredi 14 juin 2006 à 23:52 :: General :: #296 :: rss
J'ai corrigé des copies tard. J'ai veillé jusqu'à l'heure
du match France-Suisse, vers une heure du matin, heure du Japon. Je me suis
dit qu'On ne sait jamais Ça pourrait être intéressant
Je ne ferai pas ça toutes les nuits mais pour une fois, etc. On ne
m'y reprendra pas. C'était nullissime. J'ai failli m'endormir bien
des fois, avec d'un côté l'image sur une chaîne de télé
japonaise et de l'autre les commentaires sur France Info, décalés
d'au moins trente secondes. Il a fallu que je lise des blogs pour me maintenir
éveillé. D'autant que j'avais à répondre chez François
Bon à des propos qui m'avaient indisposé. J'ai pensé
un moment copier-coller ici ce que je voulais discuter, pour ne pas indisposer
FB, et aussi parce que le sujet s'éloignait de celui de son invitation
et de mon article, et puis je ne l'ai pas fait. Est-ce une sorte de loi de
la blogosphère ?... J'ai l'impression qu'il est mal venu de délocaliser
un débat — que le bout déraciné et rempoté ailleurs
ne va pas repartir (ai déjà bousillé un citronnier,
ça suffit pour cette année...), et qu'en plus on risque de
froisser le maître des lieux qui pourrait se sentir dépossédé
de quelque chose qui, étant le fruit de son hospitalité, est
un peu devenu sa propriété, même s'il est tolérant
et d'ailleurs peu intéressé par les questions soulevées
dans la dérive.
Ce matin, j'avais la sensation d'avoir été un peu
dur avec Christian Jacomino.
J'allais m'en ouvrir. Puis sa réponse et la mienne, avant la nouvelle
intervention de Christine Genin,
ont montré que j'avais peut-être quand même eu le bon
ton, un mélange d'irritation, d'étonnement, d'ironie avec quand
même un peu de perche tendue, un peu de recherche de connivence — en
tout cas, c'est ce que j'aurais voulu faire... Mais qui va percevoir exactement
cette nuance ? D'ailleurs, moi-même, suis-je capable de la rendre,
ou fantasmé-je ?
Or c'est le cœur du sujet, tant de la littérature depuis toujours que de la conversation réticulaire depuis cinq ans : [vouloir & croire] × [produire & transmettre] >> de la nuance. Que ce soit en inventant des histoires, en épurant poétiquement des perceptions ou en s'épanchant dans un journal de vie.
Avec tout ça, j'ai failli être en retard en cours. Retour d'une étudiante de doctorat après deux semaines à Québec pour un colloque, maintenant hyper motivée pour préparer ses recherches avec Writely (synthèse de journées de conférences + essai personnel). En tout ça me fait près d'une vingtaine de writeliens avec qui lire, corriger, proposer, mettre en question. À l'échelle des missions d'un enseignant, c'est une révolution (et déjà tellement moins de papier...).
Avec tout ce que j'exsude à vélo, rarement livre aura été dans un tel accord — et pourtant si loin de mon univers. Le climat, l'errance mémorielle, les interrogatoires, les troubles ethniques et linguistiques, les contraintes lexicographiques, tout est maîtrisé par Antoine Volodine d'une façon incroyablement puissante (incroyablement parce qu'invisiblement). Et parfois, comme oraculaire, une trace de l'actualité...
« Il vous apprenait leur nom indien authentique, auguani. Les Jucapiras ont tout à apprendre. Au début ils ignorent les langues de la forêt et à la fin ils les confondent. Le juge se distrayait à vous entendre babiller en auguani ou en langue générale sous sa direction. Il vous obligeait à réciter de longues listes de vocabulaire. Parfois il y introduisait un mot sobayaguara pour voir votre réaction. Vous ne sursautiez pas. Le juge ne se donnait pas la peine de rectifier. Les listes se gravaient ainsi dans votre mémoire, incorrectes. Voilà pourquoi encore aujourd'hui vous vous obstinez à croire que, parmi les noms d'araignées, caranguejeira appartient au lexique indien.» (Antoine Volodine, Le Nom des singes, p. 158-159)
Ce matin, j'avais la sensation d'avoir été un peu
dur avec Christian Jacomino.
J'allais m'en ouvrir. Puis sa réponse et la mienne, avant la nouvelle
intervention de Christine Genin,
ont montré que j'avais peut-être quand même eu le bon
ton, un mélange d'irritation, d'étonnement, d'ironie avec quand
même un peu de perche tendue, un peu de recherche de connivence — en
tout cas, c'est ce que j'aurais voulu faire... Mais qui va percevoir exactement
cette nuance ? D'ailleurs, moi-même, suis-je capable de la rendre,
ou fantasmé-je ?Or c'est le cœur du sujet, tant de la littérature depuis toujours que de la conversation réticulaire depuis cinq ans : [vouloir & croire] × [produire & transmettre] >> de la nuance. Que ce soit en inventant des histoires, en épurant poétiquement des perceptions ou en s'épanchant dans un journal de vie.
Avec tout ça, j'ai failli être en retard en cours. Retour d'une étudiante de doctorat après deux semaines à Québec pour un colloque, maintenant hyper motivée pour préparer ses recherches avec Writely (synthèse de journées de conférences + essai personnel). En tout ça me fait près d'une vingtaine de writeliens avec qui lire, corriger, proposer, mettre en question. À l'échelle des missions d'un enseignant, c'est une révolution (et déjà tellement moins de papier...).
Avec tout ce que j'exsude à vélo, rarement livre aura été dans un tel accord — et pourtant si loin de mon univers. Le climat, l'errance mémorielle, les interrogatoires, les troubles ethniques et linguistiques, les contraintes lexicographiques, tout est maîtrisé par Antoine Volodine d'une façon incroyablement puissante (incroyablement parce qu'invisiblement). Et parfois, comme oraculaire, une trace de l'actualité...
« Il vous apprenait leur nom indien authentique, auguani. Les Jucapiras ont tout à apprendre. Au début ils ignorent les langues de la forêt et à la fin ils les confondent. Le juge se distrayait à vous entendre babiller en auguani ou en langue générale sous sa direction. Il vous obligeait à réciter de longues listes de vocabulaire. Parfois il y introduisait un mot sobayaguara pour voir votre réaction. Vous ne sursautiez pas. Le juge ne se donnait pas la peine de rectifier. Les listes se gravaient ainsi dans votre mémoire, incorrectes. Voilà pourquoi encore aujourd'hui vous vous obstinez à croire que, parmi les noms d'araignées, caranguejeira appartient au lexique indien.» (Antoine Volodine, Le Nom des singes, p. 158-159)
Commentaires
1. Le mercredi 14 juin 2006 à 10:35, par grapheus tis :
Les "Nous" et les "Vous" me font frémir. J'ai apprécié votre mélange de fermeté et d'appel à...
À première lecture, je rentrais "en mêlée". J'ai attendu cet après-midi : Barthes, prophète m'était resté en travers de ma comprenoir !
2. Le mercredi 14 juin 2006 à 12:45, par arte :
Serie Nuages : approuvée ! Ca fera toujours plus "manouche" que le remu@ge du L@nderne@u !
3. Le mercredi 14 juin 2006 à 14:53, par k :
Moi j'ai toujours eu envie de faire une série de poteau éléctrique.................parce que petite j'étais toujours malade en voitur et je m'allongée sur la banquette arrière pour po womir et je les regardais défillé.........................
4. Le mercredi 14 juin 2006 à 16:21, par cg :
j'aime bien le projet poteaux électriques :
moi aussi j'étais toujours malade en voiture
on me disait de ne pas m'allonger et de ne surtout pas regarder défiler dehors ni les poteaux ni les nuages ni les vaches ni rien
j'obéissais ... mais j'étais malade quand même
berlol, tu fais trop de sport en vrai et en télé : attention, ça fatigue ...
sinon je préfère mon nom sans accent (je m'étais déjà dis qu'un jour je te demanderais de corriger dans ton index) mais cela n'a rien de grave
5. Le mercredi 14 juin 2006 à 16:29, par Berlol :
Si, si, c'est toujours important, Christine, je vais changer ça tout de suite.
6. Le mercredi 14 juin 2006 à 17:33, par k :
tjrs po sommeil, alain va pas tarder non???????????????
7. Le mercredi 14 juin 2006 à 19:21, par Berlol :
Arte est grand, il commande même chez Deligne !...
8. Le mercredi 14 juin 2006 à 20:57, par alain :
ciel gris, sans nuages à 5 h 30, il pleut
Depuis deux jours, je me disais qu'un ventilateur changerait ma vie. J'allais pouvoir reconquérir la douceur dans la journée. La nuit, posé à l'orée de la chambre, il acclimaterait l'air, l'angoisse et je dormirais jusqu'à 7 heures ou plus. J'étais vraiment excité. Hier après-midi, Darty. Darty Barbès, d'abord; mais ils n'en avait que deux; les autres étaient chers, n'allaient pas. Darty Madeleine. Je reviens avec mon achat sur le vélo, l'installe. C'est un ventilateur colonne à plusieurs vitesses et qui tourne. Dans la soirée, je crois que j'ai chopé un rhume. Et puis son petit bruit m'empêche de le disposer dans la chambre. Et puis 5 h30. Et il pleut.
Tristesse de l'achat inutile.
Ce matin, je le regarde. Il est moche, blanc, en plastique. On dirait un building de bureaux.
9. Le mercredi 14 juin 2006 à 21:17, par Berlol :
Attends, l'été n'est pas encore commencé... Tu vas avoir d'autres occasions...
10. Le mercredi 14 juin 2006 à 23:05, par vinteix :
Très intéressants débats chez François Bon à la suite de ton texte, Berlol.
Quelques remarques en vrac dont on me pardonnera, j’espère, le désordre et le côté superficiel, vite dit, tant j’avance un peu en aveugle, avec beaucoup de curiosité, de questions sur le sujet, n’étant pas quelqu’un « du dedans », je veux dire créateur de site ou de blog, mais quelqu’un de passage, par intermittences (du spectacle ?), à la fois dedans et dehors. Ne pas appartenir, disais-je récemment… et quelqu’un parlait justement des nouveaux salons littéraires que constituent parfois les « communautés » réticulaires.
D’abord, une petite remarque : je ne pense pas qu’un livre soit « une matière inerte », sauf à rester immobile dans une bibliothèque poussiéreuse, comme ces petits cercueils dont parlait Sartre dans « Les Mots », mais un livre s’ouvre, se touche, se lit et se relit, vieillit dans son papier, peut être annoté, commenté ailleurs, prêté, perdu, discuté, etc., éveille, fustige, peut tout remettre en question et changer une vie. Néanmoins, la question des supports (et de la technique) doit être pensée, et en effet, pour échapper au tout commercial, sa diversité est sûrement bénéfique, à défaut d’être la panacée… car l’essentiel reste l’écriture, le texte, plus que le support.
« Questions soulevées dans la dérive » : le mot « dérives » me semble particulièrement approprié, dans les deux sens du terme, avec ses mérites et ses dangers : décrochage, salutaire, des rivages des institutions, aventure de la pensée (vers de nouvelles terra incognita ?) ; mais aussi un « où va-t-on ? » dont l’ignorance a à la fois le mérite de l’aventure, de la chance risquée, même si cet « éperdu » est parfois trop timoré, pas assez fou ou au contraire pas assez pensé, la « dérive » se départant mal en effet d’un « n’importe quoi » passager, d’un « dans tous les sens », à la fois vibrant, exaltant et riche, mais aussi le défaut de son ignorance, touchant parfois à l’insignifiance : je veux dire que, parfois (cela fait beaucoup de « parfois », mais forcément, nous parlons d’un objet qui échappe éminemment et a donc ses vertus et ses défauts, contraint à un certain écartèlement) l’on parle beaucoup sans savoir de quoi l’on parle vraiment, sans poser les vrais problèmes qui sous-tendent tous ces dits. On se perd et on se noie, car à la place des « anciens parapets » et des vieux rivages, on voit difficilement poindre le désir d’autres rivages, fussent-ils inaccessibles, ceux du désir et de l’utopie (pour reprendre des termes utilisés par Berlol). On voit difficilement poindre une autre langue. Dès lors, on s’exprime, on communique… mais écrit-on (véritablement) ? Question de temps peut-être, de rythme sûrement, le primat d’une certaine urgence l’emportant souvent sur la réflexion, sur un approfondissement de la pensée, un cheminement des paroles. Il y a souvent un côté précipité, un principe, impensé, d’immédiateté, surtout dans les commentaires, qui, finalement, sous prétexte d’échanges et de communication, rejoint le rythme, vicié, des médias : on réagit à vif, comme en feu, mais ce feu est-il le signe d’une parole en feu ? Que brûle-t-il vraiment ? si ce n’est bien souvent le seul désœuvrement… Cela me rappelle un entretien, vu il y a bien longtemps à la télé, avec Jean-Marie Straub qui parlait de cinéma et de Hölderlin, et de la nécessité pour son travail de prendre le temps, de se ménager une distance, un SILENCE, un éloignement, sans déserter le monde, sans s’enfermer dans une tour d’ivoire, mais la nécessité de creuser quelque chose dans cet abîme dévorant du temps : toujours ce cri de Luca : « Comment s’en sortir sans sortir ? » Mais enfin, tout ceci (le monde réticulaire) est en mouvement, instable, donc vivifiant, inquiet aussi, ce qui est signe de vie, par opposition au repos des « Assis » et des soumis, et dans ce tohu-bohu de la toile, une dynamique de lecture et d’échanges se crée, une résistance se dit, s’écrit, des semences sont jetées, une liberté de parole est défendue, démocratiquement, en rupture avec la parole institutionnelle, ce qui est bien sûr une grande chance. La parole échappe, de toute façon, hors de toute appartenance, de toute propriété, et c’est tant mieux !
Cependant, si l’on parle d’écrire, l’écriture ne peut faire l’économie d’une véritable et torturante réflexion sur le langage, qui « sert à vivre ». Ecrire n’est pas communiquer, mais sert à vivre, à survivre, à condition que l’on crée une langue, hétérogène, singulière, non asservie, et que l’on mesure le prestige et l’opacité du langage, ses possibilités, sa destination et ses limites, plus que son instrumentalité ou sa beauté, largement tributaire de tous les discours et phantasmes d’homogénéisation.
Comme F.Bon a parlé d’une « exposition du travail », je dirais que ce qui est présenté est en effet moins le travail lui-même que son exposition… la comparaison avec l’atelier du peintre est juste : tous les copains déboulent, échangent et partagent dans l’atelier, mais avant ou après, quand le peintre peint, il est seul, avec sa matière.
Pour moi, face aux mérites et défauts de ces nouveaux rhizomes, le plus important a été dit dans cette remarque de F.Bon : « la question profonde, renvoyant au « jour de silence » hebdomadaire de Michaux, c’est comment gérer l’éloignement et le silence quand le bruit et les images du monde viennent traverser la page où on écrit, l’écran indéfiniment connecté. »
On pourra toujours me taxer de « passéiste », je n’en crois rien, car au contraire il est nécessaire pour bien penser d’être dans son temps, mais aussi en dehors, comme « de nulle part » : être de nulle part, selon les vertus de l’oubli, « cet art divin », et être nulle part, ou partout, selon les pouvoirs de l’utopie et de l’ubiquité. Avec un souci du passé, du présent et de l’avenir : « cette plus haute chance de la pensée peut parfois échoir à ceux qui la tentent, broyés par elle, à ceux qui à la fois rétrocèdent, présentifient, anticipent. » (Kostas Axelos).
Autre remarque : quelqu’un a parlé des anciennes barrières entre lecteur et auteur, que les réticules feraient sauter… Si beaucoup, les « mandarins » de tous ordres, ont érigé ces barrières, parlant de leur estrade, beaucoup les ont fait sauté, et pour ne prendre que quelques exemples parmi beaucoup d’autres, des Derrida, Deleuze, Luca étaient loin d’être inabordables, je veux dire en chair et en os, ou par le biais de la correspondance. Le dialogue pouvait déjà se nouer. De ce point de vue, je ne suis pas sûr que le média Internet soit révolutionnaire. Il y a quelques jours encore, un ami, Olivier K., me racontait comment un jour, sachant qu’Yves Bonnefoy habitait tout près de chez lui, inopinément, il est allé soudain sonner à sa porte… et par la suite, ils ont eu de longues heures d’entretien à deux, chez lui, sans que le poète ne siège en maître. La correspondance de tant d’écrivains est énorme et a des connexions évidentes avec leur travail.
De ce point de vue, comme disait Luca, « Une lettre, c’est l’être »… et comme François Bon disait qu’il n’écrit plus lui-même de lettres, pour ma part, un courrier écrit à la main, envoyé ou reçu, a un « charme », une signature, une saveur, un souffle, un tremblé et un toucher de la main, une odeur même, un corps que ne remplacera jamais aucun courriel. Qu’elle soit orale ou écrite, la parole est physique, et c’est sûrement, aujourd’hui, après des gens comme Artaud ou Luca, l’un des grands mérites de Guyotat de prendre tellement en considération cette physique élémentaire du langage et de l’écriture, car celui qui écrit affecte le langage, au sens physique du terme, il touche au langage, et réciproquement, le langage l’affecte, nous affecte, selon des processus biologiques encore largement impensés, mais que Guyotat, qui cherche à sortir le verbe du corps, met en œuvre dans l’écriture. Le langage, notre bien commun, est aussi la marque de notre plus grande intimité ; il est donc à la fois ce qui nous relie et ce qui nous coupe, nous isole, ce qui affecte à la fois soi et l’autre dans l’invention de soi que constitue l’invention d’une langue (unique) qu’il faut à chaque fois réinventer. Retour à un bas matérialisme. Si l’on parle d’écrire, ces questions doivent être pensées.
11. Le jeudi 15 juin 2006 à 00:05, par vinteix :
Petite précision, car on est parfois mal compris : tout ceci pour faire part de mon enthousiasme et de mes réticences, car on se demande parfois où est le "pas au-delà" ?
Je m'excuse aussi pour les quelques fautes d'orthographe au passage (j'aurais pu - dû ? - écrire "siégeât" et non "siège")...
Une autre chose en passant : chez FB, quelqu'un a aussi dit que les réticules créeraient les "opinions" et "goût" de notre époque... Mais a-t-on tellement besoin de cela ? Si l'on parle d'écriture, de littérature ou de pensée, l'on devrait bien plutôt se moquer de et résister aux "opinions" et aux "goûts" de l'époque; sinon, sourd encore la menace d'un nouveau conformisme ou nivellement, que l'on subit déjà tellement dans la planétaire hégémonie de l'homogène. La pensée ne cherche pas la vérité, mais est affaire de sens. On devrait réécouter Deleuze parlant des "opinions" des gens, qui parlent sans cesse, mais dont on ne voit pas de quels problèmes ils parlent...
12. Le jeudi 15 juin 2006 à 07:41, par alain :
moi aussi, je m'excuse pour mes fautes.
13. Le jeudi 15 juin 2006 à 07:57, par arte :
Questions soulevées dans la dérive (des sondeurs qui n'ont toujours rien compris) :

- Qui voyez vous gagnant dans le duel du second tour entre Sarkozy et Royal, sachant que de toute façon, Le Pen sera en tête du premier tour ?
Attention, cher ami sondé, car il y a une astuuuuce !!!
Je m'excuse pour mes fautes de goût.
14. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:03, par vinteix :
Parler est toujours un peu sale, car on fait du charme.
"des sondeurs qui n'ont toujours rien compris"?... parce que vous, vous auriez tout compris ?! Eclairez-moi de votre lanterne magique !
15. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:09, par vinteix :
Je m'excuse, je suis bourré...
16. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:20, par arte :
Bourré ? tu veux dire ...
Non, je n'ose !
17. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:21, par Berlol :
Merci, Vinteix. Ton intervention est comme souvent consistante, sérieuse et référencée. Et tu vas loin dans l'explicitation de la dérive. Tellement que ça fait dériver et tanguer Alain et Arte, toujours prêts à rire pour un coup à boire (on dirait que tu as pris les devants). Comme disait Jean-Louis Chiss le mois dernier, il vaut mieux parler d'erreurs que de fautes, au moins en ce qui concerne l'orthographe. Ça évite le champ de la culpabilité chrétienne.
J'ai vu le couvreur, et je ne crois pas qu'Arte parlait de toi. D'ailleurs, s'il avait tout compris, il ne serait pas là à nous lire....
18. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:22, par arte :
Je m'excuse d'avoir dit TU, excuse moi ! (tu bois quoi vous ?)
19. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:24, par arte :
Vinteix, tu l'avais pris pour vous ?
20. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:33, par vinteix :
Je m'excuse pour les "fautes"...
oui, en effet, "erreur" est plus juste... en même temps, là n'est vraiment pas le fond du sujet...
Concernant les sondages, je m'excuse, Arte, mauvaise interprétation de ma part, mais je te laisse à tes calculs...
21. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:33, par arte :
Ca y est il boude !
22. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:34, par arte :
Ah ben non ! (rhooo juste la meme heure de message :x )
23. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:36, par vinteix :
"Ca y est il boude !" Si cette fois, tu parles bien de "moi" ou de ce que tu crois être "moi", détrompe-toi; de toute façon, j'ai à présent autre chose à faire et je vous souhaite une bonne nuit
24. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:44, par alain :
Putain, il a plu et je vais même pas pouvoir me servir de mon maudit ventilateur.
25. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:45, par arte :
Alain, je t'excuse pour "Putain".
26. Le jeudi 15 juin 2006 à 08:53, par arte :
D'autant que j'ai aussi un peu envie de le dire...
27. Le jeudi 15 juin 2006 à 09:13, par Berlol :
'tain, z'avez pas un match à regarder ?
Allez, je poste et je me couche...
28. Le jeudi 15 juin 2006 à 09:20, par vinteix :
Putain, je m'excuse de revenir... Comme le tricotage et l'enfilade sont plaisants ! Cela confirme bien ce que je disais... Bref, je vois à présent la lune voilée de nuages (y'a des spécialistes, ici), tout en écoutant la fin de "Didon et Enée" de Purcell et buvant du saké... alors, je préfère éteindre cet écran, et sur ce, vraiment bonne nuit.
29. Le jeudi 15 juin 2006 à 09:28, par vinteix :
Putain, je m'excuse, ça déconne !
30. Le jeudi 15 juin 2006 à 09:41, par Bikun :
P'tain, keske vou zetes vulgaires bandes din tellos...!!
31. Le jeudi 15 juin 2006 à 09:56, par arte :
Ta gueule, PD !
(c'est de l'humour, hein !)
32. Le jeudi 15 juin 2006 à 10:07, par Bikun :
Tarre ta gueule à la récrée enfoiré d'Arté
Si j'te chope, fais gaffe à tes clopes
Un bon coup d'Adidas dans les parties crasses
Et tu vas appeller ta mère Misère
(c'est de l'humour, hein?!)
La suite au prochain commentaire Arte?
33. Le jeudi 15 juin 2006 à 10:27, par arte :
Bikun,
)
T'as que ta bouche pour postillonner,
Mais au mollard tu m'auras pas
je t'defi au craché, tête de rat,
et si j'dit tête de rat, c'est pas
pour rimer.
pour rimer * 12 (refrain)
(
34. Le jeudi 15 juin 2006 à 10:36, par Bikun :
Espèce de rigolo, poils au dos,
j'te prend quand tu veux, poils à la qu***,
Viens donc faire un baby-foot, grosse louloute,
t'y vas y avoir droit, tête de rat,
A une belle branlée, qu'tu vas encore chialer...
Ou est mon putain de dictionnaire de rimes...??
35. Le jeudi 15 juin 2006 à 11:08, par arte :
Rien que t'approcher, c'm'ferait mal, vieux ragout
)
c'est du rat que tu tiens, tu viens des égouts
"je suis un lousdé", c'est écrit sur ton front
T'approche pas de moi, ce serait un affront
(coeur sur "affront")
(j'aime assez ragout/égouts non ?
36. Le jeudi 15 juin 2006 à 11:41, par Bikun :
Cher ami,
poils au zizi,
cela suffit,
vous êtes riquiqui
J'fatigue...Va falloir le dîner et du pif pour récupérer!
37. Le jeudi 15 juin 2006 à 16:09, par Berlol :
Je ne vous connaissais pas ces talents de chansonniers...
38. Le jeudi 15 juin 2006 à 18:03, par Manu :
Bon, ben je vais me coucher alors...
39. Le jeudi 15 juin 2006 à 18:04, par Manu :
... ah, ben non, en fait ça fait à peine une heure que je suis au bureau...
40. Le jeudi 15 juin 2006 à 18:04, par Manu :
la photo, un toit parisien ?
41. Le jeudi 15 juin 2006 à 19:48, par Berlol :
Bien vu, Manu ! T'as vu, Bikun et Arte, ce délire qui nous ont fait ? t'as essayé de m'appeler hier, je crois. Je venais de raccrocher avec quelqu'un. Sais pas ce qui s'est passé. Puis suis sorti... Tu peux m'appeler entre 16h-17h. Avant et après, pas libre...
42. Le jeudi 15 juin 2006 à 20:03, par Manu :
Oui, j'ai bien vu, c'est pour cela que je pensais à aller me recoucher. Tôt le matin, c'était dur !
Ok, j'essayerai dans ces eaux-là, mais je ne garantis rien.
43. Le vendredi 16 juin 2006 à 03:43, par Bikun :
Délire, délire...je vous permet pas!
Berlol, c'était pour diminuer le niveau de ton blog qui était monté un peu trop haut!!!
44. Le vendredi 16 juin 2006 à 03:46, par Bikun :
D'ailleurs je remarque que c'est Arte qui a capitulé...alors que j'avais un autre couplet tout prêt...
Déception dans la foule...
45. Le vendredi 16 juin 2006 à 05:48, par Berlol :
C'est vrai qu'un couplet froid, c'est pas fameux. Attends, Arte va peut-être remettre ça. En même temps, je ne veux pas le pousser. Attendons le bon moment, le kairos...
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