Alors que je voulais ajouter un mot d'enfoiré de pubeux dans la liste Spamplemousse, pour le bloquer, je viens de découvrir qu'il y avait des paquets de commentaires de différentes dates qui avaient été bloqués par le programme alors qu'ils étaient bien des commentaires de commentateurs, je veux dire en rapport avec ce qui se dit dans les billets (et non des routines automatiques ou des individus qui viennent déposer des publicités). Je les ai donc autorisés un par un. Les abonnés au fil RSS des commentaires les auront peut-être reçus, les recevront peut-être... Pour les autres, je ne peux rien faire (que leur dire de tout relire...). Ce n'est pas gravissime mais il y en a sans doute, parmi les commentateurs, qui ont dû penser que je faisais de la censure (et que s'ils dénonçaient la censure cela serait censuré aussi...). Évidemment, ce n'est et n'était pas mon intention. Cela veut dire que dorénavant, je dois aussi de temps en temps passer voir ce que retient le filtre. Cela veut dire aussi que (pomme que je suis) je ne pourrai pas remettre ces commentaires dans les archives mensuelles puisque, les ayant autorisés, ils sont allés se mettre dans les listes de dates et heures pour devenir comme les autres... (Quoique si, ils seront peut-être dans le fil RSS pour moi aussi... à voir...)
Les mots qui ont déclenché le filtre ne sont même pas des mots entiers, en fait ce sont des séries de lettres : dans un commentaire d'aujourd'hui, de Vinteix, c'était "cialis" dans "spécialiste" (sans accent, ça, c'est tout Vinteix !...), pour un autre un autre jour, c'était "sex" dans "sexisme", ou "incest" dans "inceste", ou "casino", et parfois on ne voit même pas quoi !...
Bon, voilà, désolé !

Je complèterai demain parce que je suis en train de mettre la dernière main à Molloy... Demain matin, c'est le dernier cours. On l'achève...
J'ai des trucs à noter puisque je suis allé à une conférence de Philippe Artières, que c'était intéressant, que j'y ai aussi rencontré Isabelle Sommier (ça, c'est un peu pour David).
À suivre, donc.

Reprise.
Donc tout était calme en ce vendredi matin. J'avais même eu le temps de profiter complètement d'un reportage de France 2 sur le démarrage des travaux au Mont-Saint-Michel. Le ciel se dégageait pour nous offrir des nuages comme des ondes se dirigeant vers une antenne et je fermai le bureau à midi pile pour aller prendre le train.
Dans le shinkansen, quelques photos et quelques pages de Beckett à relire.
À Tokyo, coup de téléphone de Manu, pile dans la fenêtre prédéfinie. C'est pour samedi prochain. On y sera.
Je file ensuite à l'université Waseda — il fait tiède et humide, après deux jours de fortes pluies sur Tokyo — pour écouter Philippe Artières (ici avec Odile qui le présente) nous faire un panorama des écritures de soi, du tatouage au film. Une bonne vingtaine d'auditeurs dont Isabelle Sommier qu'il me fallait de toute façon rencontrer pour mettre au point le voyage de mardi matin.
Le travail d'historien sur les traces de soi, dans la foulée de Philippe Lejeune, mais aussi d'Arlette Farge ou de Roger Chartier, étend maintenant ses filets jusqu'à l'ITEM et à l'IMEC. Il arrive que cette pluridisciplinarité dérange certains littéraires du fait que le travail descriptif et taxinomique déhiérarchise les écrits, mais Philippe Artières montre bien la nécessité de ce geste et les résultats sont à la hauteur des projets.
Quelques sushis, quelques propos échangés avec la dizaine d'amateurs restés pour l'after dans une salle de la faculté de français, et puis je file. Il faut moi aussi que j'explique (que j'essaie d'expliquer) ce qu'est le rapport de Moran...

Parmi les commentaires récupérés (et qui ne sont pas apparus dans mon fil RSS de Bloglines, tant pis pour moi), s'il faut n'en lire qu'un, c'est assurément celui d'Aurélie, concernant les affaires Maulpoix & Brice Petit, posté le 9 juin sur la page du JLR du 20 septembre !
Comme quoi, l'interaction littéréticulaire ne se fait pas qu'en deux lignes dans les vingt-quatre premières heures de publication des billets ; c'est aussi un sport d'endurance qui peut être violent.
J'espère qu'Aurélie, qui avait dû l'avoir mauvaise de ne pas voir son commentaire en ligne, repassera par ici et qu'elle se sentira rétablie dans ses droits...