lundi 19 juin 2006
Fermer des boucles
Par Berlol, lundi 19 juin 2006 à 23:56 :: General
Fixation d'un mini-ordinateur de bord sur ma Rover (bicyclette),
un truc gros comme une montre. Pour moins de 30 €, j'ai acquis hier un petit
appareil à fixer sur le guidon et qui donne l'heure, la vitesse, le
kilométrage et quelques autres fonctions. Ce matin, entre la chaleur
humide et la noria des camions du chantier voisin, je suis allé serrer
des colliers pour descendre le fil électrique jusqu'à l'intérieur
de la fourche où vient se positionner le capteur tandis que l'aimant
à repérer doit être fixé sur un rayon, à
moins de 5 millimètres du capteur. Capito ?J'ai pris une suée mais ça marche.
Mon Dieu, l'agrégation n'est plus ce qu'elle était !
Wikipédia, victime de son mode de fonctionnement... (Cf. Libération d'aujourd'hui : Wikipédia, encyclopédie libre mais controlée, par Laurent Mauriac.) Sauf que ceux qui pointent cela n'ont pas fait de leur côté le dixième de la démarche de démocratie médiatique de Wikipédia. Je cite la fin de l'article :
Sur son blog, Jimmy Wales a vivement réagi ce week-end à l'article du New York Times. «La politique de protection existe depuis des années. La semi-protection a été conçue comme une approche plus souple et plus ouverte», écrit-il. Il rêverait de pouvoir en modifier certains passages sur le site du journal. «Je cherche le bouton "éditer cette page" pour corriger les erreurs mais, bien sûr, c'est impossible.»
Pour finir en beauté le week-end (désolé pour
Philippe Artières que je ne vais pas écouter à la MFJ),
T. m'emmène à vélo jusqu'aux environs d'Akasaka,
entre autoroutes et grands hôtels, entre canal et Bacchanales — où
elle jouait enfant, quand il n'y avait rien de tout cela, dans un Tokyo d'un
autre temps. Elle se souvient qu'elle s'amusait à ramasser des petits
poissons, des petits homards et des tortues — et que le vélo lui était
strictement interdit par sa mère.Passant ici, elle se venge, dit-elle.
Il nous arrive comme cela à tout un chacun de fermer des boucles d'un plus ou moins grand nombre d'années. Une satisfaction intérieure ou un regain de peine accompagne ce passage. On ne sait pas pourquoi on n'a pas oublié tout cela depuis longtemps.
« Malgré les crampes de fièvre et les tremblements qui me coupaient la respiration, je me haussai sur le coude, désirant voir ce que fixaient ses yeux injectés de sucs anesthésiants. La luminosité avait chuté, on vaguait au seuil des ténèbres, mais cela suffisait pour que le public fût là, des dizaines et des dizaines de caranguejeiras qui de leurs tanières s'étaient extraites et nous examinaient, pétrifiées. Les Cocambos avaient toujours prétendu qu'au secret de la forêt elles s'organisaient en collectivités aussi perfectionnées que les nôtres, mais sans hiérarchie ni police et sans héros.» (Antoine Volodine, Le Nom des singes, p. 236)