Journée quelque peu chargée. Ne reste même plus vingt-quatre heures au printemps pour tenir ses promesses...
Comme prévu, Isabelle Sommier et moi nous retrouvons sur le quai de la ligne Yamanote à la station Tokyo pour prendre un shinkansen vers Nagoya où un collègue nous attend en voiture. Très chic restaurant de déjeuner avant la conférence de la dame. Conversation ferroviaire et fines agapes lui ont caché ce qui n'aurait pas manqué de l'angoisser : qu'elle va se retrouver devant près de 200 étudiants et enseignants pour exposer son point de vue sur la globalization.

Le seul problème, c'est que je n'y étais pas ! Parce que moi, j'avais cours. On m'a dit qu'elle s'en était très bien tirée (je n'en doutais pas). J'espère avoir l'enregistrement bientôt. Je pourrais alors en reparler.
On se retrouve après la conférence (et mes cours, donc) en petit comité avec quelques collègues, dont CM qui a assuré la traduction, David qui a pris une tonne de notes et le directeur de l'Alliance française qui a l'air de ne pas s'être déplacé pour rien.
Après la détente, David et moi nous occupons d'actualiser les pages web de notre département — au lieu d'aller au ping-pong. J'ai déjà essayé d'expliquer à mes collègues que la tâche d'un responsable de site institutionnel n'est pas d'écrire toutes les pages mais de recevoir, coordonner et mettre en forme les informations fournies par l'ensemble des collègues... Je n'ai pas encore été pleinement entendu, semble-t-il. Qu'à cela ne tienne, je répéterai.
Après ça, encore un petit peu d'énergie pour préparer les listes d'étudiants et de notes dans un document de Google Spreadsheets, qui m'a l'air bien plus développé et convivial que NumSum (où je n'avais pas réussi à avoir plus de 20 ou 25 lignes !).

Outre les quelques lignes que j'ai pu lire dans un recoin de la soirée, ce n'est pas une journée glorieuse pour la littérature. Cela me fait toujours un pincement. Surtout à voir la pile, que dis-je, les piles de livres qui m'attendent, me tendent les couvertures, m'implorent de les ouvrir en deux, de leur casser le dos... Oh mon dieu, parlons d'autre chose...

Rapatrions rapatrions, décide le Japon. Non, ça, c'est pas la peine d'en parler. C'est une non-information.

« Vous avez dit "laisser des traces", hein ? C'est étrange parce que j'ai écrit, j'écris des trucs, je ne saurais pas trop dire ce que c'est, mais j'ai intitulé le tout Traces, si, si ! » (Alain Sevestre, Double Suicide villa Godin, p. 48)