samedi 24 juin 2006
Comme par nous mais malgré nous
Par Berlol, samedi 24 juin 2006 à 18:30 :: General
Premier samedi de l'été, sans cours matinal. Je
me remets doucement de Molloy... Chaque jour, je l'oublie un peu, et ce n'est
pas
facile. Je reviens à moi. Vous ne pouvez pas savoir. Avec T., on va faire un petit tour aux soldes de Sun Motoyama, c'est cyclique et à Yurakucho, dans le Tokyo Int'l Forum, dans les soutes du vaisseau. Avant 11 heures, pas trop de monde. Elle en rapporte deux chemisiers et un pantalon, moi une chemisette et une chemise. Le tout en lin.
À 13 heures, déjeuner avec Manu au Saint-Martin. Il vient dans le quartier pour la Fête de la musique à l'Institut, décalée de trois jours pour convenance nippone. Un bon moment, entre le poulet et la frite, pour parler boulot, famille, et un peu blog aussi. Lui non plus ne comprend pas, de temps en temps, les dissensions qui se produisent comme par nous mais malgré nous.
Passage à l'Institut, j'y reviendrai demain. Là, on va sortir pour la soirée. La suite demain.
Pour le ciel, je vais radicaliser un peu la démarche.
Le lendemain.
Notre amie Marguerite, connue par Christine il y a peu, nous avait invités à prendre l'apéritif avant d'aller au restaurant Benoit. Nous avons ainsi pu découvrir que certains ambassadeurs ont une idée intempestive, voire antique, de l'hospitalité, sans gardien ni contrôle, sans protocole ni condescendance. Qu'il est dommage que nous nous rencontrions si tard ! Car dans une semaine, après quatre ans à Tokyo, elle et son époux seront de retour à Paris. Où nous nous reverrons sans doute. Bien sûr.
On offre des chocolats belges.Il y a d'immenses bouquets de lys et nos deux amis n'aiment pas ça, leur puissance entêtante. Elle a une grande photo de Beckett dédicacée par le photographe. Il est beau.
C'est dur d'en sortir. De décrocher.
Aoyama la nuit, en face de l'université, immeuble La porte, 10e étage, restaurant Benoît, du groupe Ducasse, sur deux étages, notre table est au 11e, contre la fenêtre. Gaspacho au thon et petite gelée de cochon en entrée, filet de bœuf de Hokkaido. Tout est excellent (y'a intérêt). Le homard de T. n'est pas qu'un médaillon. Le saint-julien est tellement bon qu'on ne le sent pas passer et qu'il ne m'occasionnera aucune crispation ni douleur de tête. Pour la conversation, je ne peux rien en rendre, trop débridée. Sinon qu'en discutant avec le maître d'hôtel, après les desserts, celui-ci parle à un moment des métiers de l'hospitalité. Les deux mots ensemble, c'est la première fois que j'entends l'attelage. Ça fait réfléchir.