Prises de tête dominicale.
Amertume et effarement des échanges privés, avec Bartelbooth et Arte. En arriver là. Sans doute en ai-je ma part.
Les dés sont jetés. Ils sont libres. Les dés aussi.
Finalement, je n'écris à personne. Peur de mes mots.
D'ailleurs, mon Journal ne doit être un enjeu pour personne d'autre que moi-même.

Journée à remplir d'importants documents administratifs, sauf une petite heure passée en compagnie d'Étienne, venu donner quelques conseils de diététique et demander à T. sur quoi porte sa thèse — justement, il y en a un exemplaire, six kilos, à soupeser et feuilleter.

Sur une info de Fabula, je repasse sur le site de l'ADPF, ce que je n'avais pas fait depuis un moment, pour voir et télécharger le livret sur Gracq préparé par Michel Murat.
Dans la semaine, David m'avait offert deux des derniers volumes, le Djebar et l'Échenoz, arrivés jusqu'à lui via l'Alliance. Ça fait maintenant une belle collection !

Plus tard, attendant que l'imprimante finisse, le nez à la fenêtre, je m'aperçois que le citronnier — ravagé, dévasté, élagué en catastrophe le mois dernier — a de nouvelles pousses. Espoir, comme parfois les reprises.
Puis je recroise Étienne dans la rue, c'est le soir, il vient par ici pour une sayonara party. Oui, il y en a qui quittent définitivement le Japon. Il faut les saluer. En serai-je jamais capable ?