Contrebalances des nerfs à fleur
Par Berlol, mercredi 28 juin 2006 à 23:16 :: General :: #311 :: rss
Légers arrangements avec la contradiction.
« Et ça vous descend un petitéditeur à combien de mètres, ce calibre ? » Tel est le commentaire plutôt sympa, je crois, que j'ai déposé hier sur le très récent blog L'Alamblog, en manière de clin d'œil et de bon accueil dans la communauté... Mais mon commentaire ne s'est pas affiché et un message me disait qu'il apparaîtrait ultérieurement ou quelque chose comme ça. Depuis, je ne l'ai pas vu.
Je ne vais pas me sentir brimé pour si peu mais je me demande ce que cela signifie. Si c'est un problème de temps ou si c'est un problème de sélection. Cela ne revient sans doute pas au même, mais possède un élement commun : la réserve, la méfiance a priori. Mais est-ce le fait d'Éric Dussert, l'auteur du blog (et pas un débutant dans l'internet), ou d'un intermédiaire chargé de maintenance blogale ?...
Si c'est un choix, question qui se pose aussi avec d'autres blogs ces derniers temps, je me demande à partir de quel niveau d'autorité du commentateur ou de quel niveau de qualité du commentaire il sera décidé de mettre en ligne. Comme toute entrave au principe du commentaire direct, cette sélectivité réintroduit de l'élitaire dans le réticulaire (Finkielkraut peut donc se rassurer) et marque une incompréhension des possibles offerts à la parole libre, voire une volonté de continuation du monde comme avant. C'est ce que j'appelle alors de légers arrangements avec la contradiction.
Ceci dit, le commentaire va peut-être apparaître demain, ou la semaine prochaine... Et j'aurai l'air fin avec ma montée au créneau... D'autant qu'il apparaîtra trois fois puisque je viens de réessayer pour ultime vérif, et lire : Votre commentaire a été envoyé. Il sera en ligne bientôt. Mais ça aussi, c'est dans le code génétique du blog, la réactivité. Une réactivité relative : j'ai vingt-cinq kilos de fontes à soulever pour chaque appui sur les touches espace et envoi. Fontes faites de doute et de respect, contrebalances des nerfs à fleur.
Pour se calmer et réfléchir (à défaut de boire frais, ce qui n'y a rien fait la semaine dernière), rien de tel qu'Antoine Emaz ! Beau texte de lui sur Gérard Titus-Carmel, chez Remue.net.
« Chaque poète, pour peu qu’il ne considère pas la langue comme une ludique tour d’ivoire, se retrouve à devoir mettre en scène ses ombres, qu’elles viennent du dedans ou du dehors, fantômes de l’histoire ou de son histoire. Le registre choisi ensuite peut être très divers, mais reste la question d’écrire pour l’autre, au moins autant que pour soi, sinon le journal intime serait suffisant.»
Ma journée dans tout ça ? Rien d'extraordinaire. Des cours. Du bureau. De la chaleur et donc de la climatisation.
Ah si : je suis revenu à la maison vers 14 heures pour accueillir un réparateur de gaz de chauffage. Même si ce n'est plus de saison. Des deux arrivées de gaz de chauffage, une dans la chambre, une dans le salon, l'une a brusquement cessé de fonctionner en avril, si je me souviens bien, quand chauffer était encore quelque chose qui pouvait faire plaisir... Comme je discutais en même temps avec un collègue, je n'ai pas pu voir où allait le réparateur pour couper le gaz et remplacer la pièce défectueuse. Dommage, j'aime bien savoir. Il a mis une valve automatique, plus moderne. On a fait un essai, ça chauffe. Quelle horreur ! Vite, coupez !
Puis je suis remonté au bureau pour continuer avec David l'amélioration des pages web de notre département. Ça aussi j'aimerais bien le mettre sous Dotclear, cet été. Mais il y a déjà tellement de choses à faire cet été...
Tiens ! Le Tigre passe à Bourges...
« Et ça vous descend un petitéditeur à combien de mètres, ce calibre ? » Tel est le commentaire plutôt sympa, je crois, que j'ai déposé hier sur le très récent blog L'Alamblog, en manière de clin d'œil et de bon accueil dans la communauté... Mais mon commentaire ne s'est pas affiché et un message me disait qu'il apparaîtrait ultérieurement ou quelque chose comme ça. Depuis, je ne l'ai pas vu.
Je ne vais pas me sentir brimé pour si peu mais je me demande ce que cela signifie. Si c'est un problème de temps ou si c'est un problème de sélection. Cela ne revient sans doute pas au même, mais possède un élement commun : la réserve, la méfiance a priori. Mais est-ce le fait d'Éric Dussert, l'auteur du blog (et pas un débutant dans l'internet), ou d'un intermédiaire chargé de maintenance blogale ?...
Si c'est un choix, question qui se pose aussi avec d'autres blogs ces derniers temps, je me demande à partir de quel niveau d'autorité du commentateur ou de quel niveau de qualité du commentaire il sera décidé de mettre en ligne. Comme toute entrave au principe du commentaire direct, cette sélectivité réintroduit de l'élitaire dans le réticulaire (Finkielkraut peut donc se rassurer) et marque une incompréhension des possibles offerts à la parole libre, voire une volonté de continuation du monde comme avant. C'est ce que j'appelle alors de légers arrangements avec la contradiction.
Ceci dit, le commentaire va peut-être apparaître demain, ou la semaine prochaine... Et j'aurai l'air fin avec ma montée au créneau... D'autant qu'il apparaîtra trois fois puisque je viens de réessayer pour ultime vérif, et lire : Votre commentaire a été envoyé. Il sera en ligne bientôt. Mais ça aussi, c'est dans le code génétique du blog, la réactivité. Une réactivité relative : j'ai vingt-cinq kilos de fontes à soulever pour chaque appui sur les touches espace et envoi. Fontes faites de doute et de respect, contrebalances des nerfs à fleur.
Pour se calmer et réfléchir (à défaut de boire frais, ce qui n'y a rien fait la semaine dernière), rien de tel qu'Antoine Emaz ! Beau texte de lui sur Gérard Titus-Carmel, chez Remue.net.
« Chaque poète, pour peu qu’il ne considère pas la langue comme une ludique tour d’ivoire, se retrouve à devoir mettre en scène ses ombres, qu’elles viennent du dedans ou du dehors, fantômes de l’histoire ou de son histoire. Le registre choisi ensuite peut être très divers, mais reste la question d’écrire pour l’autre, au moins autant que pour soi, sinon le journal intime serait suffisant.»
Ma journée dans tout ça ? Rien d'extraordinaire. Des cours. Du bureau. De la chaleur et donc de la climatisation.
Ah si : je suis revenu à la maison vers 14 heures pour accueillir un réparateur de gaz de chauffage. Même si ce n'est plus de saison. Des deux arrivées de gaz de chauffage, une dans la chambre, une dans le salon, l'une a brusquement cessé de fonctionner en avril, si je me souviens bien, quand chauffer était encore quelque chose qui pouvait faire plaisir... Comme je discutais en même temps avec un collègue, je n'ai pas pu voir où allait le réparateur pour couper le gaz et remplacer la pièce défectueuse. Dommage, j'aime bien savoir. Il a mis une valve automatique, plus moderne. On a fait un essai, ça chauffe. Quelle horreur ! Vite, coupez !
Puis je suis remonté au bureau pour continuer avec David l'amélioration des pages web de notre département. Ça aussi j'aimerais bien le mettre sous Dotclear, cet été. Mais il y a déjà tellement de choses à faire cet été...
Tiens ! Le Tigre passe à Bourges...
Commentaires
1. Le mercredi 28 juin 2006 à 07:28, par vinteix :
"Votre commentaire a été envoyé. Il sera en ligne bientôt."
J'ai eu le même message sur ton blog pour mon commentaire passé au filtre...
2. Le mercredi 28 juin 2006 à 07:48, par Berlol :
Pas aujourd'hui, hein !
Et comme L'Alamblog est aussi sous Dotclear... Si ça se trouve, ils ont des paquets de commentaires tous bloqués dans le filtre... et ils vont s'en rendre compte en remontant voir ici... Ou alors je suis blacklisté... Bouh ouh...
3. Le mercredi 28 juin 2006 à 11:12, par k :
enfin dans tous cela, personne s'en tape, mais je fais quoi maintenant, sachant que plus rien n'apparaitra en suspension?? Un autre fil qui se rompt, et............
4. Le mercredi 28 juin 2006 à 14:41, par k :
je
5. Le mercredi 28 juin 2006 à 15:18, par Berlol :
Un problème, K ? J'ai retiré un des deux commentaires identiques... (Enfin, si on peut appeler ça un commentaire...)
6. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:10, par k :
ça marchait po
7. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:10, par k :
je
8. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:10, par k :
voulais
9. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:10, par k :
envoyer
10. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:10, par k :
un
11. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:11, par k :
nombre
12. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:11, par k :
important
13. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:11, par k :
de
14. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:11, par k :
com
15. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:11, par k :
parce
16. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:12, par k :
que
17. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:12, par k :
peut
18. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:12, par k :
etre
19. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:12, par k :
que
20. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:13, par k :
si
21. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:13, par k :
celui
22. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:13, par k :
ke vous conaissattes
23. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:13, par k :
aussi
24. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:13, par k :
vois
25. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:14, par k :
que pour gagner
26. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:14, par k :
que pour gagner
27. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:14, par k :
il fo
28. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:14, par k :
arriver à 76
29. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:15, par k :
peut etre
30. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:15, par k :
que
31. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:15, par k :
l'écureil
32. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:15, par k :
sera
33. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:16, par k :
tenté par la noisette
34. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:17, par k :
berlol, ne retirez pas ces coms
promis heim................
je sais de vous que vous avez encore cette ame d'enfant
35. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:17, par k :
et que vous ne vous renirez pas fasse
à ma petitesse
36. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:18, par k :
de croire en l'impossible
37. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:18, par k :
moi je n'y crois pas
38. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:18, par k :
ces mots sont juste là pour nous faire peur
39. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:19, par k :
l'impossible n'est pas de ce monde
40. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:19, par k :
je croix
en la reve_alité
41. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:20, par k :
et cette tolérance de vous que je sais contre
42. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:20, par k :
qui va me faire dormir d'un sommeil paisible
43. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:21, par k :
comme lorsque petite,
ma mère me disait
dors, tout va bien aller...............
44. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:24, par k :
le premier arrivé à 76
à le droit à un de mes textes
nazes, remplis de fautes
45. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:25, par k :
y'en a t'il qui sont près de tenter leur chance???????????????
46. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:26, par k :
alain, déconne pas, je sais qe tu te léves dans peu
d'heures, que la première chose que tu va faire c'est lire,
alors quoi, un peu de courage, un ptit com,
pour le fun
47. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:28, par k :
barthe, beaucoup plus tard, et cel, et eux tous, vous allez pas rester comme ça, quoi..............................
non parce que vous pourrait pas voir votre face refléter dans la glace sinon, aller, un elfe-fort
48. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:29, par k :
et le rêve prend part dans la réalité
enfin va me couchée moi ciao bises à tous
49. Le mercredi 28 juin 2006 à 16:44, par Berlol :
Ouiii ! C'est bô cette montée en chandelle ! Même espoir. Bonne nuit !
Suis arrivé au bureau. On annonce 33°C...
50. Le jeudi 29 juin 2006 à 00:28, par Manu :
Intéressant, il s'est passé 3 minutes entre le commentaire 43 et 44.
Mais que s'est-il passé exactement à part du temps ?
Bon et sinon, pour ton commentaire en attente, c'est sans doute comme ton blog. Personne ne pense à aller voir dans les messages bloqués. La même chose arrive régulièrement avec les filtres anti-spam. Ah la technologie...
Ça doit être le mot "calibre" (t'as essayé un texte différent ? Du genre, "débloquez mon message svp ?")
51. Le jeudi 29 juin 2006 à 03:17, par cg :
bel effort, K ... mais le droit de bouder est, pour qui a su conserver en lui un peu d'enfance, un droit inaliénable :
Bouderie d'enfant, arme pour qui en a si peu, et que plus d'un gamin, que plus d'une gamine découvre un jour ou l'autre, contre laquelle il n'y aura pas une parade facile.
Refus. Non à la participation, au manger, au parler, à la marche, aux jeux mêmes.
Plus fortement qu'on ne croit, l'enfant connaît la tentation de s'arrêter.
(Henri Michaux)
quand à spamplemousse, la mésaventure est fréquente : pas encore complètement au point, je pense : tous ces mots qui crient coincés dans tous ces filtres DANS les profondeurs d'internet ça effraie
52. Le jeudi 29 juin 2006 à 09:14, par Mth Peyrin :
"Tous ces mots qui crient coincés" et d'autres qui passent sans encombre, "propulsés par Dot Clear" écrivent-ils. Avez-vous remarqué le fait que les plus gros" calibres" en matière de production verbale sont ceux qui se relisent ou lisent le moins les autres avec attention. Ils ressemblent à ces cuisiniers de haute tambouille qui veillent au grain à la manière des chirurgiens, péremptoires, lointains comme des supersoniques, ne prenant même plus la peine de s'asseoir d'un bout d'arrière-train sur un strapontin pour aligner deux idées calmes. Ils ont du mal à déléguer et sont de perpétuels inquiets et insatisfaits. Ils ont pourtant le goût de la langue bien accompagnée, mais ils perdent inexorablement son contact en public. On dirait qu'ils n'ont plus le temps de savoir ce qui les a nourris si fort émotionnellement et intellectuellement. C'est dommage. Peut-on retrouve-t-on plus volontiers la langue de référence ( j'ose ajouter maternelle) lorsque le hasard et le choix de vie nous en éloignent longtemps ? Le temps de la lecture redevient à ce titre le temps des retrouvailles. Pendant que ça filtre et ça "déspample la mousse", on peut toujours se relire une page de Claude Simon dans LE VENT / Tentative de restitution d'un retable baroque, aux Editions de MINUIT, 2004, p.119 ,un grand lecteur de la vie de tous les jours, parmi les plus attentifs et les plus nourrissants:"Il ne me dit pas si c'était lui ou Rose qui avaient eu l'idée de se faire accompagner par l'enfant. Il ne me dit pas non plus s'il lui avait acheté des bonbons. Peut-être parce qu'effectivement, comme le prétendait le notaire, il en avait un stock dans ses poches. Tenant donc sa main dans la sienne il refit à l'envers le chemin qu'il avait parcouru au retour la veille au soir, descendant de la haute ville dans les quartiers neufs, traversant les rues du centre avec, à cette heure, leur lente foule déambulante de femmes de la campagne traînant devant les vitrines des magasins, leurs éternels jeunes gens vautrés devant des guéridons vides des terrasses de cafés, et sur les bancs des squares leurs groupes de vieillards en pardessus râpés qui les regardaient passer, lui et la fillette promenant devant elle son petit visage brun de momie inca, impassible, posant son regard sombre sur les vitrines, les gens, se contentant de secouer négativement la tête quand il se penchait pour lui demander si elle était fatiguée...[...]
53. Le vendredi 30 juin 2006 à 14:56, par k :
bon, bah
mon truc est naze
j'me doutez bien de toute façon
là pas,
trop
gros pour
l'es-tugon
et le ciseau
coupe
un autre fil
la noire
(vaut 2 blanche je crois, ne sais plus trop)
ne tiens plus que sur une toile à :
disons q'une en vaut 3
un en vaut 2
un en vaut 1
=6 files
qui s'éfillent peu à peu
(vaut doit pas s'écrire ainsi dsl FB MP et les purs-istes)
enfin encore 6 alors, c'est toujours ça.
le gouffre viens que lorsqu'elle ne tient
qu'à un (parait)
infime
fil-aimant
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