« Vous m'avez donné envie d'arrêter de voter Front national », dit une dame à Jamel Debbouze.
Il peut en être fier, en effet.

Au séminaire de cinéma, question sur les convictions altermondialistes de Martine dans Les Poupées russes. On re-visionne et on écoute. On se souvient que Martine (Audrey Tautou) avait déjà un petit caractère à pas se laisser marcher sur les pieds (Cf. L'Auberge espagnole), on la voit maintenant galérer entre deux âges, avec un gamin à charge. Un beau jour, elle annonce à Xavier qu'elle doit aller à Porto Alegre pour le Forum social. Et Xavier de garder le petit Lucas, qui n'est pas son fils, mais bon, il peut bien faire ça pour elle. Sauf que c'est quand même pas évident et que quand elle revient, il est plutôt fatigué. Du coup, la bonne humeur internationaliste de la bronzée lui fait monter la moutarde. On apprécie le décor de l'appartement de Martine, tout en tissus et objets ethniques, comme on dit au Japon — à des années-lumières des grandes marques de Celia et du chic discret de Wendy. Sautillante, Martine énumère les pays représentés, trouve ça fantastique en soi... Mais une douche d'ironie la cueille à froid : « Et vous vous êtes tous mis d'accord pour sauver le monde qui court à sa perte ? », dit Xavier, torchon à vaisselle bien en main. Pour des étudiantes qui ne connaissent l'altermondialisme au mieux que comme un mouvement de mode ou une destination touristique, ça va faire du boulot. On est là pour ça. Bien sûr, je n'ai pas d'avis à donner, je dois juste faire ressortir ce que le film contient.
La semaine prochaine, faudra voir pourquoi Wendy fait un puzzle. Fastoche...

Moi, ça y est, j'ai l'air fin. L'Alamblog est débloqué et mon commentaire est en ligne. Aussi beau que je le disais hier. Pas sûr qu'Éric Dussert soit remonté jusqu'ici... Je pourrais peut-être encore discrétos effacer ça, ou maquiller le coup... Mais comme vous le pensez sans doute, ça manquerait de panache. Alors non, faut assumer, je n'ai rien à retirer du billet d'hier. Et j'espère que ça le fera sourire.
Les problèmes qu'il invoque sont encore mis sur le dos des PC... D'où retour envisagé au Mac. C'est encore cette fausse guerre, ce cliché avec lequel il faudrait en finir. Il y a une telle gamme de qualité et de prix dans les PC que ça ne veut rien dire du tout. Faudrait savoir si c'était une sous-sous-marque ou une grande marque, par exemple. Moi, ça fait plus de quinze ans que j'ai des PC et je n'ai jamais crashé un disque dur. C'est comme si on disait qu'on avait essayé du vin rouge (sans dire que c'était du Kiravi et du Gévéor) et que maintenant — basta l'ulcère ! — on allait revenir au Sauternes !

« Au sixième pastis, Gélase marmonne, s'empêtre dans un charabia, déglutit, s'aère les dents, fait un peu de salive, rince sa langue et finit par balbutier que, s'il collectionne les mots, Paul, en revanche, collectionne les inconvénients et, comment dire, lui assèche la bouche.» (Alain Sevestre, Double Suicide villa Godin, p. 121.)
C'est aussi ce qui m'est arrivé quand après une journée bien tiède, trois cours, une heure de discussion sur un dossier administratif, trente minutes de transpicyclette et vingt autres de marches à force 9. Depuis, j'écluse verre sur verre, avec, dans chaque, quelques gouttes de pastis, pour parfumer. Mais ça commence à faire, quand même...