Personne ne remarque le nouveau guerrier
Par Berlol, vendredi 30 juin 2006 à 23:59 :: General :: #313 :: rss
Ça faisait déjà un bon moment (quelques années) que j'en avais ras-le-bol de Jean Daniel, de sa faconde et de sa stature, sans rien dire à personne. Il semblerait que j'aie trouvé des copains...
Cette semaine, et encore ce matin, j'ai retiré un certain nombre de fils RSS de mon agrégateur, principalement issus de médias traditionnels, pour en ajouter soit de plus individuels (et littéraires) soit de plus ramasseurs, comme Wikio. Je ne vais pas tous les citer, les littéraires, je les mets en observation et on verra dans les jours et les semaines à venir. La montée en puissance du web m'intéresse énormément mais plus encore de savoir ce dont elle accouchera dans les domaines des lettres : réelles chaînes de dialogues et de solidarités créatrices et critiques, guerres de tranchées entre clans manipulés (volontairement ou non) par des grands médiateurs sortis des télés et des magazines (style Assouline ou Schneidermann), recréation de domination des masses (amplifiée) par des médias qui auraient réussi leur reconversion. Ou tout à la fois...
Encore une sérieuse avancée dans la préparation d'un gros dossier administratif. Le mélange permanent d'informations en japonais et en français oblige à beaucoup d'attentions et de vérifications. Et puis les normes de typo ou de biblio varient aussi. De vrais casse-tête. D'ici une semaine, ça sera bouclé. Après, ça partira dans les hautes sphères de la hiérarchie. D'où une certaine fébrilité, voire un léger relâchement dans le JLR. J'ai aussi pas mal de courrier en retard. Pardon à ceux qui pourraient passer par ici pour voir si j'existe encore... La chaleur ? Je n'y fais même pas attention !
Dans le train, deux brins de tristesse, l'un de n'encore pas voir le Fuji — à se demander s'il est encore là —, l'autre de finir encore un livre, et que ce soit un Sevestre.
« Vers quatre heures du matin, le quartier est en alerte. Des pompiers au casque nickelé cavalent dans l'allée. Paul dévale trois marches en tentant de s'arracher la minerve ou le plastron et finit par dégringoler le reste de l'escalier la tête la première.
Il se traîne jusqu'à la porte, se recoiffe de la main et rejoint, malgré son accoutrement, malgré son odeur, l'attroupement qui bourdonne et s'active devant la maison voisine. Dans l'agitation, personne ne remarque le nouveau guerrier. Les informations circulent. Gélase a tenté de se suicider.» (Alain Sevestre, Double Suicide villa Godin, p. 139-140)
Tout à l'heure, j'ai enregistré le dernier épisode de l'Aiguille creuse, puis j'ai entendu quelque chose de positivement bien sur le comique dans la poésie contemporaine, sa nécessité pour certains. C'était Jean-Michel Espitallier qui déballait sa Caisse à outils chez Veinstein. Faudrait citer, mais vu le programme de l'Institut ce week-end, je ne sais pas si j'en aurai le temps. On verra.
Cette semaine, et encore ce matin, j'ai retiré un certain nombre de fils RSS de mon agrégateur, principalement issus de médias traditionnels, pour en ajouter soit de plus individuels (et littéraires) soit de plus ramasseurs, comme Wikio. Je ne vais pas tous les citer, les littéraires, je les mets en observation et on verra dans les jours et les semaines à venir. La montée en puissance du web m'intéresse énormément mais plus encore de savoir ce dont elle accouchera dans les domaines des lettres : réelles chaînes de dialogues et de solidarités créatrices et critiques, guerres de tranchées entre clans manipulés (volontairement ou non) par des grands médiateurs sortis des télés et des magazines (style Assouline ou Schneidermann), recréation de domination des masses (amplifiée) par des médias qui auraient réussi leur reconversion. Ou tout à la fois...
Encore une sérieuse avancée dans la préparation d'un gros dossier administratif. Le mélange permanent d'informations en japonais et en français oblige à beaucoup d'attentions et de vérifications. Et puis les normes de typo ou de biblio varient aussi. De vrais casse-tête. D'ici une semaine, ça sera bouclé. Après, ça partira dans les hautes sphères de la hiérarchie. D'où une certaine fébrilité, voire un léger relâchement dans le JLR. J'ai aussi pas mal de courrier en retard. Pardon à ceux qui pourraient passer par ici pour voir si j'existe encore... La chaleur ? Je n'y fais même pas attention !
Dans le train, deux brins de tristesse, l'un de n'encore pas voir le Fuji — à se demander s'il est encore là —, l'autre de finir encore un livre, et que ce soit un Sevestre.
« Vers quatre heures du matin, le quartier est en alerte. Des pompiers au casque nickelé cavalent dans l'allée. Paul dévale trois marches en tentant de s'arracher la minerve ou le plastron et finit par dégringoler le reste de l'escalier la tête la première.
Il se traîne jusqu'à la porte, se recoiffe de la main et rejoint, malgré son accoutrement, malgré son odeur, l'attroupement qui bourdonne et s'active devant la maison voisine. Dans l'agitation, personne ne remarque le nouveau guerrier. Les informations circulent. Gélase a tenté de se suicider.» (Alain Sevestre, Double Suicide villa Godin, p. 139-140)
Tout à l'heure, j'ai enregistré le dernier épisode de l'Aiguille creuse, puis j'ai entendu quelque chose de positivement bien sur le comique dans la poésie contemporaine, sa nécessité pour certains. C'était Jean-Michel Espitallier qui déballait sa Caisse à outils chez Veinstein. Faudrait citer, mais vu le programme de l'Institut ce week-end, je ne sais pas si j'en aurai le temps. On verra.
Commentaires
1. Le vendredi 30 juin 2006 à 08:19, par Mth Peyrin :
La Poétique Comique à mon sens ( double comme il se doit) c'est Devos et quelques autres, à énumérer en se léchant les pouces. Le lyrique en poésie est dépassé, c'est JMM qui argumente, n'empêche l'ambroisie des douleurs qui repoussera toujours sur les décombres de l'aquabonnisme moderne ( nonobstant la répétition à résonance nihiliste qu'on retrouvera elle aussi à chaque tour de manivelle de la création littéraire). C'est un point de vue. Que je partage si ça détend.
2. Le vendredi 30 juin 2006 à 11:05, par alain :
je comprends rien au commentaire 1
3. Le vendredi 30 juin 2006 à 11:19, par Mth Peyrin :
je ne sais pas pourquoi le commentaire 2 ne comprend pas le commentaire 1 . Mais il n'y a pas mort d'homme. Dans "Personne ne remarque le nouveau guerrier" la poésie comique est mise en valeur "par certains". Cela donne envie d'y réfléchir et de situer le type d'a priori et l'argumentation " de positivement bien" qui pourrait aller avec. Il s'agit bien de comprendre, je souscris.
4. Le vendredi 30 juin 2006 à 13:02, par k :
me suis offert théâtre 3 MD "La bête dans la jungle" parait que samy F l'a lu à toulouse, je sais plus quand, et moi qui ai raté.......................
5. Le vendredi 30 juin 2006 à 20:13, par alain :
même à jeûn à 5 h du matin je comprends toujours rien au commentaire 1, rien de rien (et ce n'est pas parce que je déteste Devos).
6. Le samedi 1 juillet 2006 à 02:56, par Mth Peyrin :
Et le N° 3 "sans" Devos ? Il ne faut pas lire à jeûn , ou cela suppose un long entraînement en Monastère et des prières chaque demi-heure en position d'humilité.Quoique...
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