Lassitude journalistique ? — pensez Genet, et ça repart ! (intempestif)

Déconfit par l'intellectuel ? — allez au Quignard de l'an ! (13 août, 17h30, Lagrasse)

Voir plus laid et plus fouillis ? — lisez la nouvelle formule de Libération ! (July without July)

Une dizaine de kilomètres aller-retour en binôme pour une course de lunettes à Aoyama, on en profite pour passer chez Villeroy & Boch pour des (soldes sur les) assiettes à motifs naïfs (oui, on aime bien) — qu'aucun cahot ne rompra.

Déjeuner au Saint-Martin, beaucoup de Françaises aujourd'hui, avec enfants, on sent que les vacances sont là, il n'est question que de départs imminents. Après une averse d'abord rafraîchissante mais vite vaporisée dans l'air alourdi, lectures à la médiathèque de l'Institut. Je feuillette Emmanuelle Pireyre pour savoir Comment faire disparaître la terre ? Finesse d'esprit et composition subtile, avec bribes de discours médiatiques, de tournures journalistiques, et un liant (trop vaguement) contestataire — pour moi pas aussi prenant que chez Jean-Charles Massera ou Yves Pagès. Mais j'y reviendrai sans doute. Emprunt de Pandémonium de Régine Detambel (Gallimard) — rien lu d'elle depuis le Jardin clos qui m'avait fait grosse impression il y a quatre ou cinq ans. Ça commence « Bien avant d'être toréés par la vieillesse [...] », ce que je trouve plutôt enlevé et... décapant. Emprunt bis : Ridiculum Vitae, précédé de Artaud Rimbur (Poésie Gallimard), de Jean-Pierre Verheggen, parce qu'il faut bien rire de tout, dans la vie — qui, lui, commence Aux Orifices du verbe (préface de Marcel Moreau) puisqu'on est là Pour en baver !
Ça va être une bonne semaine, je le sens.

Dans les recherches de liens, découverte du site collectif Libr&critiK — pourrait bien devenir une de mes lectures régulières...