Du basilic entre chaque pied de tomate
Par Berlol, dimanche 30 juillet 2006 à 23:49 :: General :: #343 :: rss
Sortant du centre de sport où nous avons coulé de belles heures,
mes tuteurs verts d'1,50 m à la main (pour les tomates). Je
les tiens par le milieu comme une arme de trait, souple entre les doigts.
J'avance en pliant les jambes comme si j'étais dans la savane et dis
à T. que je me vois à la chasse. Avisant une jeune rombière
un peu dodue, surmaquillée et fort décoletée, je demande
à T. si ce n'est pas une antilope,
par hasard. Elle me répond que non, que ce serait plutôt une
salope...
Quelques minutes plus tard, quand nous traversons dangereusement le grand carrefour de Shibuya, elle marche dans mon sillage pour fendre la foule. Tourné vers elle, au risque de mourir écrasé par un troupeau de piétons, je lui demande ce qu'elle regarde et elle répond : « Je surveille mon Masaï...».
Le vendeur de tuteurs, en haut du magasin Tokyu Bunkamura, nous a quand même dit qu'il fallait arroser deux fois par jour les tomates, en ce moment. On se dépêche de rentrer, on n'a pas arrosé depuis vendredi soir...
« Planter du basilic entre chaque pied de tomate pour éviter le mildiou.» (Sandrine)
Entre chaque, si on y pense, c'est un peu bizarre, non ?
Parce que le site de France Culture n'avait pas de lien sur le titre d'émission (et je ne savais pas s'il y aurait conservation ou non), j'avais programmé l'ordinateur portable pour qu'il enregistre à 2 heures du matin la conférence de Claudine Galéa, première d'un cycle de dix auteurs à la BnF. Ce matin, pas de conférence dans la boîte. Après vérification du logiciel Total Recorder (qui marche impeccablement), je m'aperçois que c'est parce que l'ordinateur est à l'heure française : il attend donc qu'il soit deux heures en France, soit neuf heures au Japon...
Et tout ça parce que depuis mars, j'ai modifié l'heure à chaque redémarrage, au lieu — que je suis bête ! — de modifier le fuseau horaire (compte tenu que j'ai activé la fonction de synchronisation automatique via le web).
Heureusement, le lien magique est apparu et j'ai pu écouter et enregistrer.
Et ce soir ? Youpi ! Rien moins qu'Antoine Volodine ! (sans doute ici après 20h30, heure française...) Et huit autres à venir les week-ends prochains. Je l'écouterai demain matin...
Totemo isogashii (très occupé !). Pour bien faire, faudrait aussi que j'enregistre les extraits du Journal de Jules Renard (sur RSR), un entretien avec Bertrand Leclair (même radio), et que j'écoute attentivement De beaux lendemains. Tout à l'heure, Jean-Pierre Dupuy parlait philosophiquement de catastrophisme et juste après lui les infos décrivaient les débuts de la marée noire que la démesure des bombardements d'Israël ont déclenchée...
Je voulais rouvrir et citer le livre enfin commencé au sport, sur mon petit vélo fixe, mais il est trop tard, on verra demain. Je me souviens seulement que j'ai d'abord craint, comme on craint de déranger quelqu'un, puis j'ai été en mesure page après page et parenthèse après parenthèse d'apprécier la timidité et les détours pris par l'écriture pour aller vers son sujet.
Déjà avec ça, ceux qui l'ont lu devraient deviner de quel livre je parle (paru cette année).
Quelques minutes plus tard, quand nous traversons dangereusement le grand carrefour de Shibuya, elle marche dans mon sillage pour fendre la foule. Tourné vers elle, au risque de mourir écrasé par un troupeau de piétons, je lui demande ce qu'elle regarde et elle répond : « Je surveille mon Masaï...».
Le vendeur de tuteurs, en haut du magasin Tokyu Bunkamura, nous a quand même dit qu'il fallait arroser deux fois par jour les tomates, en ce moment. On se dépêche de rentrer, on n'a pas arrosé depuis vendredi soir...
« Planter du basilic entre chaque pied de tomate pour éviter le mildiou.» (Sandrine)
Entre chaque, si on y pense, c'est un peu bizarre, non ?
Parce que le site de France Culture n'avait pas de lien sur le titre d'émission (et je ne savais pas s'il y aurait conservation ou non), j'avais programmé l'ordinateur portable pour qu'il enregistre à 2 heures du matin la conférence de Claudine Galéa, première d'un cycle de dix auteurs à la BnF. Ce matin, pas de conférence dans la boîte. Après vérification du logiciel Total Recorder (qui marche impeccablement), je m'aperçois que c'est parce que l'ordinateur est à l'heure française : il attend donc qu'il soit deux heures en France, soit neuf heures au Japon...
Et tout ça parce que depuis mars, j'ai modifié l'heure à chaque redémarrage, au lieu — que je suis bête ! — de modifier le fuseau horaire (compte tenu que j'ai activé la fonction de synchronisation automatique via le web).
Heureusement, le lien magique est apparu et j'ai pu écouter et enregistrer.
Et ce soir ? Youpi ! Rien moins qu'Antoine Volodine ! (sans doute ici après 20h30, heure française...) Et huit autres à venir les week-ends prochains. Je l'écouterai demain matin...
Totemo isogashii (très occupé !). Pour bien faire, faudrait aussi que j'enregistre les extraits du Journal de Jules Renard (sur RSR), un entretien avec Bertrand Leclair (même radio), et que j'écoute attentivement De beaux lendemains. Tout à l'heure, Jean-Pierre Dupuy parlait philosophiquement de catastrophisme et juste après lui les infos décrivaient les débuts de la marée noire que la démesure des bombardements d'Israël ont déclenchée...
Je voulais rouvrir et citer le livre enfin commencé au sport, sur mon petit vélo fixe, mais il est trop tard, on verra demain. Je me souviens seulement que j'ai d'abord craint, comme on craint de déranger quelqu'un, puis j'ai été en mesure page après page et parenthèse après parenthèse d'apprécier la timidité et les détours pris par l'écriture pour aller vers son sujet.
Déjà avec ça, ceux qui l'ont lu devraient deviner de quel livre je parle (paru cette année).
Commentaires
1. Le dimanche 30 juillet 2006 à 09:57, par alain :
A la radio, incapable de capter autre chose que Radio-Bonheur pendant 15 jours en voiture. Nous conduisîmes peu de toute façon dans les environs du Cap Fréhel. Nous bronzâmes et construisîmes des châteaux de sable que la mer léchait avant de déglinguer. Ah les mers !
De retour donc, je survole ce journal, apprends pour la Comédie Française et me désole encore des départs conjugués d'Arte et de Bartlebooth dans les commentaires.
Je n'ai pas fini ma lecture. J'y retourne et salue.
2. Le dimanche 30 juillet 2006 à 20:58, par vinteix :
Les antilopes sont toutes des salopes...
3. Le dimanche 30 juillet 2006 à 21:49, par caroline :
Arroser deux fois par jour ? Une seule fois suffit, le soir, pour éviter l'évaporation. Quant au basilic, pourquoi pas. Je ne connaissais pas ses vertus anti mildiou. L'essentiel est surtout d'arroser que le pied. Enfin, ici où l'atmosphère est très sèche. S'il y a de l'humidité dans l'air, les maladies peuvent se développer. Dans ce cas, bouillie bordelaise.
4. Le dimanche 30 juillet 2006 à 22:37, par vinteix :
ouais... mais du côté de chez Berlol, il y a de l'humidité dans l'air... L'été au Japon est même parfois un vrai hammam ! Attention aux maladies donc !
5. Le lundi 31 juillet 2006 à 02:37, par vinteix :
Petite blague, un peu vulgaire certes, mais c'est cette histoire d'antilope qui me pousse à la raconter...
Sais-tu comment on appelle une collectionneuse de pins ?
... Une salopeS
(prononcer le S)
6. Le lundi 31 juillet 2006 à 03:39, par Berlol :
Rien compris...
7. Le lundi 31 juillet 2006 à 04:04, par vinteix :
Elémentaire, mon cher Watson... c'est juste phonétique...
mais il faut prononcer les deux S : pinS (les petits pins ronds qu'on accroche aux vestes ou sacs) et salopeS
8. Le lundi 31 juillet 2006 à 05:35, par vinteix :
Elémentaire, mon cher Watson... et moins vulgaire... lu aujourd'hui dans une copie d'examen :
à la question "Qu'est-ce qu'on achète dans une boucherie ?"
réponse : "On achète de la bouche" !
9. Le lundi 31 juillet 2006 à 06:46, par Berlol :
Et de la bonne bouche, j'espère ! Allez, monsieur le boucher, mettez-moi 150 g de bouche hachée !
10. Le lundi 31 juillet 2006 à 07:37, par vinteix :
c'est bon la bouchachée !
11. Le lundi 31 juillet 2006 à 08:25, par caroline :
Toujours dans les considérations agricoles, les tuteurs c'est essentiel. J'ai vu trop petit et je suis obligée de faire du rafistolage avec mes pieds de tomates. C'est la première fois que je me lance dans la production maraîchère. J'apprends sur le tas !
12. Le lundi 31 juillet 2006 à 09:02, par Berlol :
Moi, c'est demain matin, que je plante les tuteurs. Faudra me tenir au courant, pour les tomates. (Y'a pas que la viande dans la vie...)
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