5h10, réveil, revue de paquetage, toilette sommaire.
6h00, abondant arrosage des pieds de tomate (un ami passera après-demain).
6h30, taxi pour Haneda (l'aéroport 2, ultra moderne).
7h00, hall de départ de l'aéroport, enregistrement par guichet automatique d'ANA (en vol domestique, pas de contrôle d'identité).
7h30, n'y a plus qu'à attendre l'appel, dégustation de sandwichs en regardant les panneaux d'affichage, pas de wifi (je lis un article d'Europe de 1985 sur Dada).
8H15, embarquement par bus jusqu'à l'avion, montée de l'escalier, comme les stars (mais pas de photographes).
8h45, décollage sans brume, Tokyo comme une carte, puis léger somme.
10h00, arrivée à l'aéroport d'Oita, nord-est de Kyushu, atterrissage parfait, température extérieure : 37 °C.
10h30, voiture de location bien en main (Carola), clim à fond (plus tard, en sourdine), allons en repérage dans les montagnes de la péninsule.
12h00, trouvons un bon restaurant, Zakoba, avec du turbot grillé (pêche régionale).
13h20, sortons point trop pansus, prenons la direction de Beppu.
14h00, arrivons à l'hôtel Hanabishi, déposons les bagages et repartons, comme magnétisés par le diable... Je retrouve automatiquement le chemin des enfers. Visite ascensionnelle de six Jigoku, le carnet à souche faisant foi. Chacun à son caractère, sa température, sa pression de sortie de l'eau, ses couleurs. Et des petits à-côtés, qui une serre tropicale avec lotus et bananiers, qui un zoo avec éléphant et hippopotame, qui des crocodiles ou des piranhas...
Je photographie pendant que T. filme, ça chauffe, on transpire.
Trouvons dans la boutique d'un des Jigoku le créateur du fameux T-shirt avec la devise 毎日が地獄です (tous les jours, c'est l'enfer !)...
Réconfort de la crème caramel cuite dans l'eau volcanique — 地獄で仏... (très private joke pour japonisants).
Certains bouillonnements agitent des crèmes ni comestibles ni cosmétiques. Des panneaux préviennent aussi : If you fall in the pond, you will be boiled.

L'ombre, pour sa part, ne craint rien.

17h00, retour à l'hôtel, repos et bain au sommet (petit baquet tiède, seule l'odeur du cèdre est agréable).
18h00, repos en chambre et point sur la soirée.
19h10, horrible salle de restaurant du 10e étage, avec tablées familiales bruyantes, enfants courant dans tous les sens, buffet à volonté souillé de miasmes, la fuyons. Vive la rue.
20h00, après promenade jusqu'à la gare, n'ayant rien trouvé qui soit simple et calme, nous rabattons sur le Royal Host voisin de notre hôtel, y mangeons léger.
21h30, retour à l'hôtel, visionnement des films et des photos, pas mal dans l'ensemble.
22h30, T. se couche alors que j'en suis à la moitié du brouillon de billet.
23h00, je ne tiens plus...
(Billet mis à jour et publié le 8.)