Bon prétexte pour d'autres échauffements
Par Berlol, dimanche 6 août 2006 à 23:59 :: General :: #352 :: rss
Yufuin (湯布院) est peu distante de Beppu
(別府).
Entre ces deux villes, un massif montagneux qu'une route enrubanne, un petit col d'où décolle un téléphérique, et tout un monde : la première étant dans le renouveau touristique et branché façon artiste d'aujourd'hui quand la seconde est encore comme dans l'avant-guerre d'un pépère week-end familial (le pompon du passéisme revenant à Bungotakada, 豊後高田, village visité hier, au nord de la péninsule de Kunisaki).
Le tourisme à l'américaine a été introduit ici, à Beppu, vers 1878, par un précurseur, fondateur de l'hôtel Kamenoi (亀の井) de Beppu, Aburaya Kumahachi (on a récemment donné son nom à une bière brassée à Oita). Le même, quelques années plus tard, à la recherche de nouvelles propositions touristiques, ouvrit un hôtel Kamenoi à Yufuin.
Nous savons maintenant, par quelques propos d'hier avec les aïeux, que certains des hôtels qui ont été fondés par la suite, toujours fin XIXe, étaient aussi des bordels de luxe, le thermalisme des eaux chaudes de Beppu et de Yufuin étant un bon prétexte pour d'autres échauffements.
Pendant que nous nous élevions vers le mont Tsurumi (鶴見,
littéralement : voir les grues, mais nous n'en vîmes
pas une), puisque nous avions opté pour le Rope Way en matinée
et monter voir les nuages de l'intérieur, T. me donnait une partie
de ces détails enregistrés hier mais qu'elle avait eu besoin
de laisser décanter quelques heures et filtrer une bonne nuit.
D'autres viendraient plus tard, quand, après avoir parcouru et brièvement découvert le bas et le haut de Yufuin, nous en serions à comparer l'état actuel du tourisme dans ces deux villes, dont il y aurait un roman à écrire.
La fraîcheur humide et toute relative du nuage ne compense pas la vue obstruée, mais elle accompagne bien les quelques dizaines de marches qui nous séparent ensuite du sommet, coiffé d'énormes antennes embrumées.
Le bas de Yufuin, la partie
principale et historique, est un triangle étroit
dont la pointe descend de la montagne par laquelle nous arrivons et dont
la base est au niveau de la gare, un kilomètre en aval. Dans le triangle,
des centaines d'échoppes, de restaurants, de cafés, de ruelles
aménagées, de micro parkings payants, de machines de glaces
et de boissons. Une rivière aussi, avec des passages à gué
pour les piétons.
Nous arrivons dans la chaleur, faisons un tour de voiture pour voir, nous arrêtons au second passage devant une boutique d'antiquités et d'artisanat local, où un vendeur nous donne un plan et de judicieux conseils touristiques, notamment à propos d'un parking gratuit à quelques décamètres de là. Où nous trouvons une place.
Vers la pointe du triangle, un peu à l'extérieur,
promenade en suivant la rivière, traversée à gué,
contournement d'un étang poissonneux,
canardeux, non loin de l'hôtel Kamenoi. Où nous déjeunons
très bien.
Comme T. veut prendre un café un peu plus au frais, un café glacé, d'ailleurs, nous montons jusque chez Moustache... Quartier difficile à trouver, avec de petits panneaux, presque cachés dans la végétation, un quartier en cours de développement, dans des collines et des ruelles, avec très peu de places de parking, comme si l'on voulait y éviter la foule du bas. Et beaucoup de galeries, un petit musée, Artegio, un chocolatier de luxe, et le nom de Murata qui revient plusieurs fois, comme s'il s'agissait de la personne ou du groupe qui développait ce quartier... À approfondir une prochaine fois.
Retour vers 17h15 à notre hôtel de Beppu.
Promenade au bord de mer.
Dîner moyen dans un restaurant quelconque, en haut d'un grand magasin.
Bain pour finir. Et s'endormir, l'ayant bien mérité.
(Billet terminé et mis en ligne le 9.)
Entre ces deux villes, un massif montagneux qu'une route enrubanne, un petit col d'où décolle un téléphérique, et tout un monde : la première étant dans le renouveau touristique et branché façon artiste d'aujourd'hui quand la seconde est encore comme dans l'avant-guerre d'un pépère week-end familial (le pompon du passéisme revenant à Bungotakada, 豊後高田, village visité hier, au nord de la péninsule de Kunisaki).
Le tourisme à l'américaine a été introduit ici, à Beppu, vers 1878, par un précurseur, fondateur de l'hôtel Kamenoi (亀の井) de Beppu, Aburaya Kumahachi (on a récemment donné son nom à une bière brassée à Oita). Le même, quelques années plus tard, à la recherche de nouvelles propositions touristiques, ouvrit un hôtel Kamenoi à Yufuin.
Nous savons maintenant, par quelques propos d'hier avec les aïeux, que certains des hôtels qui ont été fondés par la suite, toujours fin XIXe, étaient aussi des bordels de luxe, le thermalisme des eaux chaudes de Beppu et de Yufuin étant un bon prétexte pour d'autres échauffements.
Pendant que nous nous élevions vers le mont Tsurumi (鶴見,
littéralement : voir les grues, mais nous n'en vîmes
pas une), puisque nous avions opté pour le Rope Way en matinée
et monter voir les nuages de l'intérieur, T. me donnait une partie
de ces détails enregistrés hier mais qu'elle avait eu besoin
de laisser décanter quelques heures et filtrer une bonne nuit.D'autres viendraient plus tard, quand, après avoir parcouru et brièvement découvert le bas et le haut de Yufuin, nous en serions à comparer l'état actuel du tourisme dans ces deux villes, dont il y aurait un roman à écrire.
La fraîcheur humide et toute relative du nuage ne compense pas la vue obstruée, mais elle accompagne bien les quelques dizaines de marches qui nous séparent ensuite du sommet, coiffé d'énormes antennes embrumées.
Le bas de Yufuin, la partie
principale et historique, est un triangle étroit
dont la pointe descend de la montagne par laquelle nous arrivons et dont
la base est au niveau de la gare, un kilomètre en aval. Dans le triangle,
des centaines d'échoppes, de restaurants, de cafés, de ruelles
aménagées, de micro parkings payants, de machines de glaces
et de boissons. Une rivière aussi, avec des passages à gué
pour les piétons.Nous arrivons dans la chaleur, faisons un tour de voiture pour voir, nous arrêtons au second passage devant une boutique d'antiquités et d'artisanat local, où un vendeur nous donne un plan et de judicieux conseils touristiques, notamment à propos d'un parking gratuit à quelques décamètres de là. Où nous trouvons une place.
Vers la pointe du triangle, un peu à l'extérieur,
promenade en suivant la rivière, traversée à gué,
contournement d'un étang poissonneux,
canardeux, non loin de l'hôtel Kamenoi. Où nous déjeunons
très bien.Comme T. veut prendre un café un peu plus au frais, un café glacé, d'ailleurs, nous montons jusque chez Moustache... Quartier difficile à trouver, avec de petits panneaux, presque cachés dans la végétation, un quartier en cours de développement, dans des collines et des ruelles, avec très peu de places de parking, comme si l'on voulait y éviter la foule du bas. Et beaucoup de galeries, un petit musée, Artegio, un chocolatier de luxe, et le nom de Murata qui revient plusieurs fois, comme s'il s'agissait de la personne ou du groupe qui développait ce quartier... À approfondir une prochaine fois.
Retour vers 17h15 à notre hôtel de Beppu.
Promenade au bord de mer.
Dîner moyen dans un restaurant quelconque, en haut d'un grand magasin.
Bain pour finir. Et s'endormir, l'ayant bien mérité.
(Billet terminé et mis en ligne le 9.)
Commentaires
1. Le jeudi 10 août 2006 à 02:22, par brigetoun :
je squate un peu pour vous dire le grand plaisir de ce voyage à travers vos mots - enfin je pense que j'aurai surtout aimé la montée même sans grande visibilité et le quartier de chez Moustache
Ajouter un commentaire