lundi 21 août 2006
Parfois on dit qu'on fait une ratatouille
Par Berlol, lundi 21 août 2006 à 23:20 :: General
Il s'agit bien sûr des musulmans au sein de la population allemande. Mais on pourrait bien en dire autant au sein des populations française, anglaise, américaine et de quelques autres pays de notre vaste monde très moderne et très intelligent et qui ne voit rien venir.
Alors tous ceux qui auront envie de jouer les étonnés quand, après quelques camps de concentration style Guantanamo et après quelques tentatives d'élimination de masse estampillées XXIe siècle, il sera l'heure de nommer des responsables, eh bien, je leur donne rendez-vous ici même.
Plus localement, dans le temps, la rentrée approche et je prépare mes bagages pour aller voir ça de près... Bien sûr, j'ai entendu parler de Ségolène Royal à la Fête de la Rose et des bouchons sur les premières routes du retour, mais voilà des signes plus pertinents encore : un premier débroussaillage des parutions littéraires chez Remue.net et, puisque la rentrée va se prolonger jusqu'aux présidentielles, une liste impressionnante de fils RSS des personnalités à suivre chez Jean Véronis (je ne dis pas que je vais m'abonner à tous, chacun fera comme il voudra, seulement je signale la chose car, en plus, c'est une première dans le web).
En
métro parce qu'il n'y avait pas assez de nuages pour faire du vélo (d'ailleurs
le goudron fond en maint endroit), T. et moi
sommes retournés à Ginza pour ce problème de pile de montre mais on nous a dit
que, comme ma Tissot est très hermétiquement étanche (il y avait du superlatif
flatteur dans l'expression du vendeur ganté de Wako), il faudrait plusieurs
semaines de délai et payer plus de 5000 yens — ce qui est tout à fait abusif,
donc on laisse tomber. En revanche, il y a un bureau (ou un magasin) de Tissot
à Okachimachi (près de Ueno) où l'on devrait pouvoir me faire ça sur l'heure.
On verra si j'ai le temps avant mon départ (parce que chercher Tissot à Paris
n'est pas nécessairement plus simple qu'à Tokyo). En attendant, je regarde
l'heure sur mon téléphone et je vois que c'est celle d'aller déjeuner, au
saint-Martin...
En fin d'après-midi (il fait un peu moins chaud), je passe à la médiathèque de l'Institut. Je lis quelques
dizaines de pages de Guyotat (Carnets
de bord, 2005) et vois dans le rayonnage son très étonnant
Musiques
chez Léo Scheer,
de format presque carré avec pas moins de 12 CD (que je ne fais que feuilleter,
il faudra que je m'en souvienne car ce n'est évidemment pas le moment de
l'emprunter). Je vois par ailleurs qu'il n'y a pas beaucoup de Patrick Deville
et aucun Fleutiaux (ils sont peut-être sortis).
Dans la notice de l'éditeur, il est précisé que les 12 CD réalisés à partir
d'émissions de France Culture sont « offerts ». Mais le livre coûte
85 € ! No comment.
J'emprunte Les Abeilles & la Guêpe de François Maspero et, étonné de le
trouver ici, Os d'Antoine Emaz.
À la demande de T. (c'est peut-être par là que je la tiens...), je prépare une ratatouille complète. Je l'appelle complète parce que parfois on dit qu'on fait une ratatouille quand on met ensemble de l'oignon, de la courgette et de la tomate... Que nenni ! Il y faut aussi de l'ail, de l'aubergine et du poivron. Je ne parle même pas de l'huile d'olive. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de faire frire d'abord les aubergines ! Ces éponges à huile ! Non, pour moi, c'est dans l'ordre et à feu moyen-fort : les oignons émincés dans l'huile d'olive, à réduire de moitié, puis l'ail coupé fin, six gousses, à revenir avec, puis les morceaux de poivrons, à faire sauter avec oignons et ail, puis les courgettes en remuant souvent, puis les aubergines quand les courgettes commencent à rendre de l'eau, enfin les quartiers de tomates, puis feu doux et fermer le couvercle et servir dix minutes après. Le sel, c'était entre les poivrons et les courgettes. Je mets aussi de l'anis étoilé et des clous de girofle. Et du poivre vers la fin.