Jour creux, du creux entre deux mondes.
Akihabara le matin, des dévédés vierges pour T., rien d'autre qui soit intéressant. À une station de là, Okachimachi, derrière le magasin Takeya, bien connu pour vendre de tout à bas prix, je vais au centre de services du groupe Swatch dont Tissot fait actuellement partie. Changement de la pile de ma montre (3150 ¥, 21 €). On me signale qu'il doit y avoir un autre problème, dans la montre, qu'il faudrait la garder deux semaines pour réparer... C'est bien possible, on verra plus tard, et à Paris...
Je rejoins T. au Saint-Martin. boudin-frites, pour moi. On m'en donne plus, pour me fortifier en vue du voyage... C'est gentil. À la maison, nous sommes au creux du creux, l'attente qui empêche de faire quelque chose. Nous lisons une bonne partie de l'après-midi, dans ce calme un peu triste.

Et puis ça nous prend, sans crier gare, d'aujourd'hui aussi, sortir en vélo. Encore un grand tour d'une douzaine de kilomètres autour du Palais dans le sens trigonométrique : Ichigaya, Yotsuya, Akasaka, Tameike-Sanno (devant le Matignon du Japon), Toranomon, Shimbashi, puis retour habituel par Ginza, Takebashi et Kudanshita. Évidemment, entre cinq et six heures, on se paye tous les piétons qui sortent du boulot pour aller au métro ; on peut slalomer entre trois ou quatre personnes de temps en temps, mais pas entre des centaines en marche compacte, alors on doit parfois aller à leur vitesse et ronger nos freins — ce qui est encore un entraînement à la gestion de l'équilibre.


Qui ne regarde pas les nuages
n'y voit ni les bleus, ni les roses
ni les animaux qui prennent la pose
ni les cônes verts ni les hélicoptères
ni les orages qui grossissent ni la nuit
qui tombe

Pour finir la soirée, je me projette...
J'ajoute diverses activités sur mon agenda Google, des rendez-vous, j'envisage de voir et entendre Günter Grass sur Arte samedi soir, d'aller à la Bastille, à Saint-Denis, à Chelles, à Thiron-Gardais. Et même... au Palais de Tokyo.