Satisfaction à l'heure pile et sans se mouiller
Par Berlol, samedi 26 août 2006 à 23:58 :: General :: #372 :: rss
Pas de valise, donc, pas de pyjama, pas de rasoir, pas de linge de rechange
et... pas de cadeaux pour les proches. Et au numéro de téléphone
des bagages
de British Airways, pas de réponse. Bien sûr, devrais-je
dire, tant il est évident que cela doive mal fonctionner. C'est
ce que je ne voudrais pas avoir à dire mais que je suis bien obligé
de constater. J'appelle 50 fois, entre diverses activités matinales,
et c'est tantôt occupé rappelez ultérieurement
tantôt libre et sans réponse. Mais c'est samedi, bien sûr,
et demain dimanche !...
En sortant, suis presqu'arrosé par un nettoyeur de rue muni
d'un karcher géant (j'en verrai plusieurs autres dans la journée
— Paris semble hystériquement nettoyée, ce qu'Isabelle confirmera
plus tard...). Au Monoprix
des Gobelins pour le minimum vital. Une carte de téléphone
(pour continuer mes tentatives d'appel) après dix minutes de queue
dans un tabac surenfumé de joueurs de divers jeux de La Française des jeux — l'espoir
fait vivre... l'Etat.
Plus loin, j'achète Les Inrockuptibles, avec un supplément de 18 extraits des meilleurs livres de la rentrée, disent-ils, et Christine Angot en couverture. Elle a bonne mine. Je lis son extrait et comme d'habitude, j'accroche tout de suite. Je n'ai pas de problème avec la textualité d'Angot, au contraire.
Rendez-vous avec Cécile devant le MK2 Bibliothèque — chasse aux nuages en l'attendant. L'exposition consacrée à Michel Butor est très belle et très bien faite, très décomplexante, elle rend compte du foisonnement butorien et donne envie de s'y plonger (alors que la longueur de sa bibliographie déconcerte). Tout près de l'exposition, l'achalandage de la librairie en Butor est surprenant, sans doute pas mal d'ouvrages très difficile à trouver ailleurs. Avis aux amateurs... Hélas pour moi, ce n'est pas le moment d'accumuler du poids. Je prends deux catalogues de l'exposition et, à l'autre bout de la librairie, l'unique exemplaire de Rendez-vous.
Cécile et moi allons grignoter quelque chose de chinois rue de la Roquette en attendant l'arrivée d'Isabelle — l'Isabelle de Zazieweb, bien sûr. N'ayant aucune nouvelle de ma valise, s'ajoute au plaisir de nos retrouvailles au Café de l'Industrie la nécessité d'obtenir un rasoir (et un rasoir électrique car il ne m'est plus possible depuis longtemps d'utiliser autre chose), ce qui nous décide à traverser bavardeusement le Marais jusqu'au Darty de la place de la République, où j'obtiens satisfaction à l'heure pile (et sans se mouiller, une ondée s'étant abattue) de la fermeture !
Quelque peu fourbus par la marche, on ne résiste pas à
la proposition de monter voir le nouvel appartement d'Isabelle (c'est entre
chien et loup, avec vue imprenable quoique distante, sur la Tour Eiffel, Beaubourg
et le Sacré-Cœur, et des petites rues de mon enfance, là,
juste en bas, du temps où grand-mère habitait rue Volta...).
Et pendant qu'on y est (et que la maîtresse de maison n'a plus guère envie de sortir), on dîne à quatre à la bonne franquette (j'ai même l'honneur de découper le canard rôti) en causant réseau, souvenirs de Cerisy, contacts gardés, évolutions actuelles du web, comportements aberrants de commentateurs dans divers sites, fausseté de la plupart des restaurants japonais de Paris, et accessoirement du Japon ou de mes mésaventures britishairwaysques.
En sortant, suis presqu'arrosé par un nettoyeur de rue muni
d'un karcher géant (j'en verrai plusieurs autres dans la journée
— Paris semble hystériquement nettoyée, ce qu'Isabelle confirmera
plus tard...). Au Monoprix
des Gobelins pour le minimum vital. Une carte de téléphone
(pour continuer mes tentatives d'appel) après dix minutes de queue
dans un tabac surenfumé de joueurs de divers jeux de La Française des jeux — l'espoir
fait vivre... l'Etat.Plus loin, j'achète Les Inrockuptibles, avec un supplément de 18 extraits des meilleurs livres de la rentrée, disent-ils, et Christine Angot en couverture. Elle a bonne mine. Je lis son extrait et comme d'habitude, j'accroche tout de suite. Je n'ai pas de problème avec la textualité d'Angot, au contraire.
Rendez-vous avec Cécile devant le MK2 Bibliothèque — chasse aux nuages en l'attendant. L'exposition consacrée à Michel Butor est très belle et très bien faite, très décomplexante, elle rend compte du foisonnement butorien et donne envie de s'y plonger (alors que la longueur de sa bibliographie déconcerte). Tout près de l'exposition, l'achalandage de la librairie en Butor est surprenant, sans doute pas mal d'ouvrages très difficile à trouver ailleurs. Avis aux amateurs... Hélas pour moi, ce n'est pas le moment d'accumuler du poids. Je prends deux catalogues de l'exposition et, à l'autre bout de la librairie, l'unique exemplaire de Rendez-vous.
Cécile et moi allons grignoter quelque chose de chinois rue de la Roquette en attendant l'arrivée d'Isabelle — l'Isabelle de Zazieweb, bien sûr. N'ayant aucune nouvelle de ma valise, s'ajoute au plaisir de nos retrouvailles au Café de l'Industrie la nécessité d'obtenir un rasoir (et un rasoir électrique car il ne m'est plus possible depuis longtemps d'utiliser autre chose), ce qui nous décide à traverser bavardeusement le Marais jusqu'au Darty de la place de la République, où j'obtiens satisfaction à l'heure pile (et sans se mouiller, une ondée s'étant abattue) de la fermeture !
Quelque peu fourbus par la marche, on ne résiste pas à
la proposition de monter voir le nouvel appartement d'Isabelle (c'est entre
chien et loup, avec vue imprenable quoique distante, sur la Tour Eiffel, Beaubourg
et le Sacré-Cœur, et des petites rues de mon enfance, là,
juste en bas, du temps où grand-mère habitait rue Volta...).Et pendant qu'on y est (et que la maîtresse de maison n'a plus guère envie de sortir), on dîne à quatre à la bonne franquette (j'ai même l'honneur de découper le canard rôti) en causant réseau, souvenirs de Cerisy, contacts gardés, évolutions actuelles du web, comportements aberrants de commentateurs dans divers sites, fausseté de la plupart des restaurants japonais de Paris, et accessoirement du Japon ou de mes mésaventures britishairwaysques.
Commentaires
1. Le dimanche 27 août 2006 à 01:18, par Dominique Fromentin :
et le saucisson de cheval ?
2. Le dimanche 27 août 2006 à 01:23, par brigetoun :
attention au karcher géant - en plus c'est parfumé et ça tient un certain temps.
bienvenue au pays. Quel chinois rue de la Roquette ?
3. Le dimanche 27 août 2006 à 03:30, par k :
C'est de la rue de la roquette, que je suis arrivée sur la place de la bastille en Avril 91, ohhh la rue de la roquette, comme je m'en souviens.
4. Le dimanche 27 août 2006 à 11:43, par alain :
à Hossegor, c'est marée d'équinoxe. Bien pour les championnats qui s'y déroulent. Je me sens incertain. Non, je n'irai pas. Même en spectateur.
Heureux que tu aies pu, sur Paris, te ravitailler en rasoir électrique. Moi, c'est pareil, j'avais oublié ma trousse de toilette et ai dû, au Leclerc régional, opté pour du mécanique (Wilkinson, deux lames (pas mal, finalement (plus cher à l'achat que le Leader Price mais un seul rasoir m'a fait dix jours (je me rase une fois tous les deux ou trois jours)))). J'ai tenu. Comme Jacques Roubaud, je commence par la joue droite. Et tout le temps, je me disais, bon sang, j'aurais dû profiter, j'aurais dû dû profiter (bis), j'étais dans ces espaces économiques flous de frontière pour acheter rasoirs, mousse, brosse à dents, au lieu de quoi, je m'acquiers du tabac (Fumar puede reducir el flujo sanguineo y provoca impotencia) (fumar puede matar), mais bon, je calculai que c'était plus rentable. Parmi tous les Français à caisse de Ricard, j'ai fait bonne figure.
Je crois.
Puis, Puppy, Jeff Koons et Russia !
Bilbao.
Il faut que je revoie les temps mais je vous raconterai.
5. Le dimanche 27 août 2006 à 22:21, par caroline :
Hier, j'ai lu dans Libé que 25 0000 bagages avaient été perdus à Heathrow. Comment est-ce possible ? Moi qui déteste les voyages en avion pour la dépendance qu'ils créent vis à vis d'une compagnie aérienne, avec lesquels on n'est plus maître de rien, je compatis vraiment au désagrément que la perte de cette valise vous cause. Quand je dis "désagrément" je ne veux pas dire le mot "catastrophe" qui, dans mon cas, aurait été plus approprié (même si je n'ai pas besoin de rasoir électrique, ni d'autres d'ailleurs).
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