10h50, appel du service Bagages de British Airways pour me proposer livraison de valise entre 16h et 20h. Voix jeune, ne s'excuse pas, boulot boulot, reconnaît juste qu'on a été débordés, je vous cache pas que, et donc pas répondu au téléphone... Pas la peine d'insister. On verra après. En tout cas... Youpi ! (Sauf que ça me bloque l'aprem.)

Faut que je sorte, morbleu !
Mes pas me portent sur la montagne Sainte-Geneviève. Festival de nuages au-dessus du Panthéon.
Et la chaleur...

Déjeuner aux Fontaines, rue Soufflot. Seul. Une carte avec des choses qui sortent de l'ordinaire, comme ce succulent fondant d'artichaut au foie gras. Après, un tartare classique, c'est comme ça qu'ils l'appellent sur la carte, et il est classique, et bon. Et des frites qui, là, malheureusement, ne sont pas des frites mais des quartiers de pommes de terre frits (la frite doit être peu épaisse pour que l'intérieur et l'extérieur soient à peu près à la même température ; si on coupe gros, l'intérieur reste longtemps très chaud, et c'est un peu comme de la purée...).

Caniculaire voyage en deux bus pour arriver au Jeu de Paume, musée où je vais voir l'exposition de photographies de Cindy Sherman. L'unité de mesure, dans le travail de CS, c'est vraiment la série. Son principe, c'est l'utilisation de soi pour des mises en scène photographiques dans lesquelles réside toujours une part plus ou moins grande d'humour, d'exhibitionnisme et de détournement d'un modèle ou d'un stéréotype (cinéma, peinture, scène de crime, pornographie, etc.). Forcément, ça m'a fait souvenir de Claude Cahun.

Retour rapide pour être à la maison à 16 heures et attendre la valise... qui arrive un peu avant 19 heures. Apparemment en bon état. Mais... tiens... une roue pétée. Enfin, pas la roue elle-même mais le socle de la valise, fendu sur une vingtaine de centimètres en suivant le contour de la base de la roue... Quand on appuie, ça baille un peu... J'ouvre avec ma clé. La serrure n'a pas été abimée ni forcée... Tout est là, bien rangé, mais... trempé ! Pas à tordre, pas dégoulinant, mais imbibé. Maillots, T-shirts et chemises sont un peu comme des éponges. Un costume, un polo et un pull sont humides mais avec des taches de moisissure. C'est-à-dire depuis plusieurs jours dans cet état d'humidité (T. me confirmera plus tard qu'elle a lu quasiment la même description de contenu imbibé sur un blog d'un voyageur japonais). Bon, allez, une machine à laver de tout ce qui peut l'être. Photos de moisissures et du socle fendu. Des pièces à conviction pour le dossier, puisqu'il va falloir en faire un. Demain matin, le reste ira chez le teinturier. Je n'ai que deux chemises et une laine polaire d'utilisable...
Voilà, fin de la première semaine de mes vacances. Demain sera un autre jour.