Haute en couleurs et métaphores narration
Par Berlol, samedi 2 septembre 2006 à 23:59 :: General :: #380 :: rss
Même pas le temps d'écrire ma journée
Que déjà son lendemain m'emporte...
C'est comme ça (à trop vivre) que les diaristes se font avoir !
Au menu :
Déjeuner familial avec sacre du neveu de 15 mois sur fond de rosbif
Batobus par beau temps avec sœur et beau-frère
Glaces, crêpe et boissons aux environs du Champ de Mars, avec slalom entre les touristes
Reprise du Batobus jusqu'à l'arrêt Saint-Germain-des-Prés (en fait, sous le Pont des Arts)
À pied à trois jusqu'à la République pour retrouver Samantha, une amie de ma sœur
Les quatre au Troisième Bureau pour deux heures de dîner comme un film
Menu dans le menu : gelée de saumon au céleri et rognon de veau sauce échalotte
Et haute en couleurs et métaphores narration du tournant de la vie de Samantha...
Suspense... Si si, vous verrez...
Et au temps pour moi, l'espèce de dinosaure à l'entrée du Jardin des Plantes côté Mosquée de Paris n'est pas nikidesaint-phallesque, il est une œuvre de Niki de Saint-Phalle ! (voir ma photo de dimanche dernier ; ici détail de la mosaïque en verre de Murano)
Véritable histoire de Samantha de Boulogne.
Samantha, qui a fait des études d'histoire de l'art ou les beaux-arts je n'ai pas très bien entendu quelqu'un a ri derrière nous et de toute façon je ne connais pas ces filières, s'est retrouvée on ne sait à la suite de quel concours de circonstance dans la direction de la pub d'un quotidien sportif. Elle s'en est accomodée d'autant qu'elle gagne correctement sa vie. Côté amour et quoique bien de sa personne elle semble s'être ramassée pas mal de fois et s'est donc caparaçonnée qu'on ne l'y reprendrait plus. Pourtant, un gars sensible déjà muni d'une fillette d'une précédente union réussit à la convaincre de se débarrasser de son armure et de lui laisser déborder la tendresse, sans qu'elle calcule trop que ça allait un peu vite pour être vraie confiance ou profond amour. Après trois mois de composition familiale, grosse marche arrière du gars trop sensible finalement pas prêt à recommencer quelque chose, et Samantha rien que sa peau directe la douleur des semaines comme mourir. Intermède à New York avec une amie à qui un appartement était prêté, et moult dépenses compensatoires. Retour et déprime, je ne sais plus l'autre derrière a encore ri grassement et on n'est pas rue de la Folie Méricourt pour rien. Mais... Une bonne conseillère l'avait dirigée sur un psychiatre psychanalyste, moi qui ne savais pas qu'il y en avait qui faisaient les deux j'en suis resté coi. Où elle est allée un peu méfiante mais bien contente de déballer son sac à quelqu'un payé cent euros les quarante cinq minutes rien que pour ça toute la journée et qui a des cas habituellement plus... prise de tête que celui de Samantha. L'ayant flattée qu'elle était bonne analyste elle aussi et bonne raisonneuse mais en système fermé où elle avait toujours raison, il lui enseigna la mœbiale inversion ou comment voir l'envers de soi (un bout) et que croyant bien mener sa vie elle ne vivait en réalité depuis toujours que selon des principes disons ici doxiques qui n'étaient pas ses choix profonds, ses désirs pour aller vite, et que justement elle avait peut-être accepté trop vite l'homme et l'enfant d'une autre. Alors Samantha, ou l'amie de ma sœur dont le désir est de s'appeler Samantha, commença à reconsidérer toutes sortes de choses, comme la détestation de Boulogne où elle n'était venue habiter que pour être près de son travail, un travail qui n'est pas non plus son choix, et d'autres choses, des cascades, des enfilades de choses. Alors, depuis quelques jours seulement, Samantha qui n'est pas du genre à tout plaquer subitement, modifie et ajuste des petites choses dans sa tête, dans ses propos et dans son emploi du temps professionnel. Et il y a déjà de grandes répercussions qu'elle essaie de bien contrôler avant de changer d'appartement, de travail qui sait. Et se confier à ma sœur et mon beau-frère ce soir en présence d'une dangereuse chambre d'écho dont elle ignore tout, car elle ne sait rien de moi, fait partie de ces changements.
Cette véritable histoire de Samantha m'a intéressé et ému parce que Samantha a su la bien narrer tout en souriant buvant et mangeant comme nous au Troisième Bureau et rebondissant sur nos incises et nos jeux de mots comme celui de son instinct grégaire dans ma psychanalyse à deux balles vous ne pouvez pas comprendre, mais aussi parce qu'elle est symptomatique de l'aveuglement et du fourvoiement qui sont les deux mamelles de notre humaine condition.
J'espère, lecteur, que toi aussi tu apprécieras à sa juste valeur l'histoire de Samantha plus pour longtemps de Boulogne et pourras en tirer enseignement pour toi-même te bien conduire.
Que déjà son lendemain m'emporte...
C'est comme ça (à trop vivre) que les diaristes se font avoir !
Au menu :Déjeuner familial avec sacre du neveu de 15 mois sur fond de rosbif
Batobus par beau temps avec sœur et beau-frère
Glaces, crêpe et boissons aux environs du Champ de Mars, avec slalom entre les touristes
Reprise du Batobus jusqu'à l'arrêt Saint-Germain-des-Prés (en fait, sous le Pont des Arts)
À pied à trois jusqu'à la République pour retrouver Samantha, une amie de ma sœur
Les quatre au Troisième Bureau pour deux heures de dîner comme un film
Menu dans le menu : gelée de saumon au céleri et rognon de veau sauce échalotte
Et haute en couleurs et métaphores narration du tournant de la vie de Samantha...
Suspense... Si si, vous verrez...
Et au temps pour moi, l'espèce de dinosaure à l'entrée du Jardin des Plantes côté Mosquée de Paris n'est pas nikidesaint-phallesque, il est une œuvre de Niki de Saint-Phalle ! (voir ma photo de dimanche dernier ; ici détail de la mosaïque en verre de Murano)
Véritable histoire de Samantha de Boulogne.Samantha, qui a fait des études d'histoire de l'art ou les beaux-arts je n'ai pas très bien entendu quelqu'un a ri derrière nous et de toute façon je ne connais pas ces filières, s'est retrouvée on ne sait à la suite de quel concours de circonstance dans la direction de la pub d'un quotidien sportif. Elle s'en est accomodée d'autant qu'elle gagne correctement sa vie. Côté amour et quoique bien de sa personne elle semble s'être ramassée pas mal de fois et s'est donc caparaçonnée qu'on ne l'y reprendrait plus. Pourtant, un gars sensible déjà muni d'une fillette d'une précédente union réussit à la convaincre de se débarrasser de son armure et de lui laisser déborder la tendresse, sans qu'elle calcule trop que ça allait un peu vite pour être vraie confiance ou profond amour. Après trois mois de composition familiale, grosse marche arrière du gars trop sensible finalement pas prêt à recommencer quelque chose, et Samantha rien que sa peau directe la douleur des semaines comme mourir. Intermède à New York avec une amie à qui un appartement était prêté, et moult dépenses compensatoires. Retour et déprime, je ne sais plus l'autre derrière a encore ri grassement et on n'est pas rue de la Folie Méricourt pour rien. Mais... Une bonne conseillère l'avait dirigée sur un psychiatre psychanalyste, moi qui ne savais pas qu'il y en avait qui faisaient les deux j'en suis resté coi. Où elle est allée un peu méfiante mais bien contente de déballer son sac à quelqu'un payé cent euros les quarante cinq minutes rien que pour ça toute la journée et qui a des cas habituellement plus... prise de tête que celui de Samantha. L'ayant flattée qu'elle était bonne analyste elle aussi et bonne raisonneuse mais en système fermé où elle avait toujours raison, il lui enseigna la mœbiale inversion ou comment voir l'envers de soi (un bout) et que croyant bien mener sa vie elle ne vivait en réalité depuis toujours que selon des principes disons ici doxiques qui n'étaient pas ses choix profonds, ses désirs pour aller vite, et que justement elle avait peut-être accepté trop vite l'homme et l'enfant d'une autre. Alors Samantha, ou l'amie de ma sœur dont le désir est de s'appeler Samantha, commença à reconsidérer toutes sortes de choses, comme la détestation de Boulogne où elle n'était venue habiter que pour être près de son travail, un travail qui n'est pas non plus son choix, et d'autres choses, des cascades, des enfilades de choses. Alors, depuis quelques jours seulement, Samantha qui n'est pas du genre à tout plaquer subitement, modifie et ajuste des petites choses dans sa tête, dans ses propos et dans son emploi du temps professionnel. Et il y a déjà de grandes répercussions qu'elle essaie de bien contrôler avant de changer d'appartement, de travail qui sait. Et se confier à ma sœur et mon beau-frère ce soir en présence d'une dangereuse chambre d'écho dont elle ignore tout, car elle ne sait rien de moi, fait partie de ces changements.
Cette véritable histoire de Samantha m'a intéressé et ému parce que Samantha a su la bien narrer tout en souriant buvant et mangeant comme nous au Troisième Bureau et rebondissant sur nos incises et nos jeux de mots comme celui de son instinct grégaire dans ma psychanalyse à deux balles vous ne pouvez pas comprendre, mais aussi parce qu'elle est symptomatique de l'aveuglement et du fourvoiement qui sont les deux mamelles de notre humaine condition.
J'espère, lecteur, que toi aussi tu apprécieras à sa juste valeur l'histoire de Samantha plus pour longtemps de Boulogne et pourras en tirer enseignement pour toi-même te bien conduire.
Commentaires
1. Le dimanche 3 septembre 2006 à 01:50, par brigetoun :
tiens si je reviens à Paris en touriste il faudra que j'essaie le bateau bus
2. Le dimanche 3 septembre 2006 à 02:06, par Dominique Fromentin :
que vous mangez bien...
moi qui me demandais toujours qui c'était tous ces gens qu'on voit tout le temps dans les restaurants à Paris comme s'ils n'avaient que ça à faire
et je suppose que c'est valise à la main pour ne plus la perdre ? et la photo d'Angot à l'intérieur pour votre table de chevet, pas trop esquintée ?
3. Le dimanche 3 septembre 2006 à 12:30, par Berlol :
Bah voyez Dominique, des fois, j'y suis. Et dans la vie, je n'ai pas que ça à faire. Ceci dit la vie, hein, pour quoi faire d'important ?, dites-moi un peu... écrire des livres ? allons allons, ça ou autre chose, ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'aveuglement et fourvoiement sont les deux mamelles de notre humaine condition... Quant à la valise, elle va aller à la poubelle : elle pue et elle est pétée du socle... et aux frais de la reine d'Angleterre, encore.
4. Le dimanche 3 septembre 2006 à 12:51, par Dominique Fromentin :
Invisus invisum divisit : c'est ça ou je me trompe ?
Allons relire Racine plutôt que se lover aux (chères) mamelles de la psychanalyse.
5. Le lundi 4 septembre 2006 à 05:29, par dino :
"rien que sa peau directe la douleur des semaines comme mourir" j'aime cette phrase, je peux vous l'empreinter, j'aimerai la mettre dans mon blogmachin truc.................
6. Le lundi 4 septembre 2006 à 14:18, par Samantha :
A la lecture de ma propre petite histoire ici narrée, je ne pouvais resister à l'envie, voir au besoin, d'y répondre! Comme il est curieux de "se lire", comme il est intéressant de constater l'analyse que les autres font de vous et de l'image que vous envoyez...et comme il est dangereux de raconter sa vie à sa vieille amie en ne se méfiant pas de son frère!!!
Lecteurs, notez ceci dans vos tablettes, et pensez à prendre renseignements sur les convives qui partagent vos tables. Un lien de filiation avec un ami n'est plus un gage suffisant! lol
Mais pour finir plus sérieusement, je suis très impressionnée par ton analyse, sa retranscription...et je suis au final, fort flattée d'avoir ainsi gagné une petite place dans ces pages!
Et si cette tranche de vie fait quelques émules, je promets de donner quelques nouvelles des trépidations de Samantha..plus de Boulogne pour encore longtemps.
7. Le lundi 4 septembre 2006 à 15:36, par Berlol :
Chère Samantha, merci de ta compréhension. Et tu es toujours la bienvenue pour donner de tes nouvelles, ou autre chose. Bonne continuation !
Dino, autorisation accordée (avec lien vers ici, comme il se doit).
8. Le lundi 4 septembre 2006 à 16:37, par dino :
Si vous passiez vous auriez vu qu'il y été déjà
le lien,
cela va sans dire, evidement,
vous me prenez pour qui
9. Le lundi 11 septembre 2006 à 08:27, par Berlol :
François Bon propose une surprenante continuation / réponse à la Véritable Histoire de Samantha de Boulogne...
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