Nos croisements et accointances webiques
Par Berlol, jeudi 7 septembre 2006 à 23:59 :: General :: #385 :: rss
Impressionnant article de Jérôme Pintoux sur Alain Bashung,
Un Dandy
fuligineux. C'est tout ce qu'il est resté de mes lectures matinales.
Et puis je l'avoue, j'ai beaucoup de retard dans l'agrégateur. Et
tellement d'émissions de France Culture à rattraper... Puis courses et téléphonages de
fin de séjour qui commence, hélas.
Aux Tuileries, d'étranges touristes sur d'étranges
machines arrivent par la place de la Concorde. Les grilles m'empêchent
de les photographier quand ils sont encore perchés dessus. Ils en descendent
pour entrer dans les jardins, leur machine à la main. N'y voyant que
deux roues, je me demande comment cela tient debout. Quelqu'un connaît-il
ces engins ?
Déjeuner avec Nathalie Jungerman chez Véry.
Le tarama n'y est pas mauvais, même s'il n'arrive pas à la cheville
de celui que je prends chez Sitia (5, rue de Bazeilles). Que Cerisy nous semble proche, dans ce cadre
végétal ! Nous faisons le tour de nos lectures. Elle boucle
une Florilettres ces
jours-ci, toujours passionnée — et passionnante — de poste et de correspondances.
Elle me fait regretter de ne pas être en France pour Grignan et Manosque.
Détour par le Bon Marché pour la réserve de thé Kusmi que j'emporterai à Tokyo dimanche.
Puis, pendant qu'on travaille, Michel et moi, la soirée s'ordonne (par téléphone)
autour du rendez-vous que j'avais pris avec Philippe
De Jonckheere :
Constance peut venir, puis Nathalie, Michel aussi.
L'un après l'autre, à trente minutes d'intervalle, ils arrivent à la terrasse du Monge où Constance nous offre des exemplaires vintage de 00h00.com — et ne nous offre pas le premier pdf jamais réalisé en littérature française, en 1997 si j'ai bien vu, celui de Candide, qu'elle garde dans sa collection personnelle.
Le temps s'est nettement rafraîchi, on ne dînera pas en terrasse.
Michel nous emmène à l'Huître
et demie, rue Mouffetard. La carte est axée poisson, mais je n'ai
pas la tête à la marée, j'opterai pour le rumsteack au
poivre vert (tout à fait acceptable, avec un gratin dauphinois de
bon aloi).
Il est beaucoup question des activités réticulaires de chacun, de nos croisements et accointances webiques (il y a très très longtemps, sur la liste Balzac-L, si je me souviens bien, j'avais appelé ça la post-webance, aujourd'hui encore nullax de Google, c'est dire le peu d'influence que j'ai, et c'est très bien comme ça).
Ces discussions, en relation pour moi avec une actuelle réflexion sur la nature ontologique de l'intimité, m'ont fait prendre conscience d'une forme de réserve ou de complexe dans mon rapport à l'image de l'autre. Par respect de celles et ceux que je photographie mais aussi pour m'éviter certains effets pervers de la mise en ligne, j'en suis venu à presque proscrire de mes pages les photos de portrait, au détriment de détails, de silhouettes, d'à-côtés comme les plats des restaurants (dont je sais qu'ils énervent bien des lecteurs). J'ai ainsi des centaines de photos sublimes de diverses personnes (ou des photos de diverses personnes sublimes) mais je ne les diffuse pas, sauf au coup par coup, en envoi privé.
Ma thérapie commence donc aujourd'hui, après accord dûment demandé à Nathalie et à Constance (et obtenu, je les en remercie). Je ne demande pas l'accord de Philippe, on en a parlé. Ni celui de l'écrevisse, pourtant ici morte et obscène.
La bouillabaisse
que propose le restaurant est en effet, de l'avis d'une Marseillaise, loin
d'en être une. Ce que nous pouvons vérifier par la charte
(à comparer avec la photo).
Philippe, tu n'as donc toujours pas mangé de véritable bouillabaisse ! Mettons cet objectif à notre prochaine rencontre, en novembre, si tu veux bien.
En revanche, Constance le savait. Mais d'autres propos nous ont tellement portés ailleurs qu'il n'en a nullement été question pendant.
Et puis j'ai très bien dormi.
Aux Tuileries, d'étranges touristes sur d'étranges
machines arrivent par la place de la Concorde. Les grilles m'empêchent
de les photographier quand ils sont encore perchés dessus. Ils en descendent
pour entrer dans les jardins, leur machine à la main. N'y voyant que
deux roues, je me demande comment cela tient debout. Quelqu'un connaît-il
ces engins ?
Déjeuner avec Nathalie Jungerman chez Véry.
Le tarama n'y est pas mauvais, même s'il n'arrive pas à la cheville
de celui que je prends chez Sitia (5, rue de Bazeilles). Que Cerisy nous semble proche, dans ce cadre
végétal ! Nous faisons le tour de nos lectures. Elle boucle
une Florilettres ces
jours-ci, toujours passionnée — et passionnante — de poste et de correspondances.
Elle me fait regretter de ne pas être en France pour Grignan et Manosque. Détour par le Bon Marché pour la réserve de thé Kusmi que j'emporterai à Tokyo dimanche.
Puis, pendant qu'on travaille, Michel et moi, la soirée s'ordonne (par téléphone)
autour du rendez-vous que j'avais pris avec Philippe
De Jonckheere :
Constance peut venir, puis Nathalie, Michel aussi.L'un après l'autre, à trente minutes d'intervalle, ils arrivent à la terrasse du Monge où Constance nous offre des exemplaires vintage de 00h00.com — et ne nous offre pas le premier pdf jamais réalisé en littérature française, en 1997 si j'ai bien vu, celui de Candide, qu'elle garde dans sa collection personnelle.
Le temps s'est nettement rafraîchi, on ne dînera pas en terrasse.
Michel nous emmène à l'Huître
et demie, rue Mouffetard. La carte est axée poisson, mais je n'ai
pas la tête à la marée, j'opterai pour le rumsteack au
poivre vert (tout à fait acceptable, avec un gratin dauphinois de
bon aloi).Il est beaucoup question des activités réticulaires de chacun, de nos croisements et accointances webiques (il y a très très longtemps, sur la liste Balzac-L, si je me souviens bien, j'avais appelé ça la post-webance, aujourd'hui encore nullax de Google, c'est dire le peu d'influence que j'ai, et c'est très bien comme ça).
Ces discussions, en relation pour moi avec une actuelle réflexion sur la nature ontologique de l'intimité, m'ont fait prendre conscience d'une forme de réserve ou de complexe dans mon rapport à l'image de l'autre. Par respect de celles et ceux que je photographie mais aussi pour m'éviter certains effets pervers de la mise en ligne, j'en suis venu à presque proscrire de mes pages les photos de portrait, au détriment de détails, de silhouettes, d'à-côtés comme les plats des restaurants (dont je sais qu'ils énervent bien des lecteurs). J'ai ainsi des centaines de photos sublimes de diverses personnes (ou des photos de diverses personnes sublimes) mais je ne les diffuse pas, sauf au coup par coup, en envoi privé.
Ma thérapie commence donc aujourd'hui, après accord dûment demandé à Nathalie et à Constance (et obtenu, je les en remercie). Je ne demande pas l'accord de Philippe, on en a parlé. Ni celui de l'écrevisse, pourtant ici morte et obscène.
La bouillabaisse
que propose le restaurant est en effet, de l'avis d'une Marseillaise, loin
d'en être une. Ce que nous pouvons vérifier par la charte
(à comparer avec la photo).Philippe, tu n'as donc toujours pas mangé de véritable bouillabaisse ! Mettons cet objectif à notre prochaine rencontre, en novembre, si tu veux bien.
En revanche, Constance le savait. Mais d'autres propos nous ont tellement portés ailleurs qu'il n'en a nullement été question pendant.
Et puis j'ai très bien dormi.
Commentaires
1. Le vendredi 8 septembre 2006 à 05:40, par Philippe De Jonckheere :
Ah tu me bats d'une fraction de seconde, je suis vaincu j'enrage: www.desordre.net/blog/blo...
2. Le vendredi 8 septembre 2006 à 06:16, par Berlol :
Hé hé, c'est de ne pas être à jour du 5 et du 6 qui t'a retardé... Mais ce que tu apportes de réflexion sur l'intime est très précieux. On va y travailler. Pour la bouillabaisse, je vois que tu avais compris tout seul.
3. Le vendredi 8 septembre 2006 à 07:07, par caroline :
Je saute de ce pas sur le Désordre pour avoir l'autre version !!
4. Le vendredi 8 septembre 2006 à 07:30, par brigetoun :
ma foi, une bouillabaisse même fausse ! d'ailleurs les chartes n'ont rien à y faire, et il en est de multiples.
certain turban a fait des incursions dans notre sud
5. Le vendredi 8 septembre 2006 à 07:39, par brigetoun :
j'aime bien le "nul ne gagne à être connu" - mais vous avez encore un coté peut être intimidant ou lointain géographiquement.
j'ai du accepter deux déjeuners que je n'aurais pas souhaités, et je ne tiens pas un blog visible ou à contenu marquant
6. Le vendredi 8 septembre 2006 à 11:00, par Dominique Fromentin :
que ce mot "webique" est un triste néologisme : j'espère qu'il ne reflète pas vos amitiés, lorsque par hasard vous vous retrouvez loin de vos écrans
avez-vous au fait passé une fois le périphérique, hors dans le Corail d'Orléans ? (ah oui, j'oubliais Boulogne)
7. Le vendredi 8 septembre 2006 à 11:02, par joao :
les drôles de machines à deux roues :
www.segway.com/
8. Le vendredi 8 septembre 2006 à 12:46, par Berlol :
Merci, Joao ! Ne connaissant même pas leur nom, je ne pouvais pas les chercher...
DomFrom : "webique" n'est pas pire que "blog", à moins d'insister pour le prononcer "ouais, bique !" (et puis ça doit dater de 95-96, comme post-webance). Sinon, je suis allé à Choisy-le-Roi, à Yerres et à Saint-Denis, déjà pas mal pour une petite quinzaine, non ! (En revanche, je ne crois pas être allé à Boulogne, vous avez dû confondre avec Samantha...)
9. Le vendredi 8 septembre 2006 à 15:49, par Lionel :
Bush a offert un Segway à Koizumi qui a fait une démo dans l'enceinte de la résidence du PM devant les caméras, parce que à l’extérieur, l’engin n’est pas autorisé au Japon.
10. Le dimanche 10 septembre 2006 à 01:12, par pintoux :
Merci, Monsieur, pour votre commentaire bienveillant sur mon article (Bashung, dandy f). Je l'ai écrit pour essayer de recontacter mon vieux pote jean Fauque, que j'ai perdu de vue (on est allés en classe ensemble, à Niort), mais, pour l'instant, il ne s'est pas manifesté...
jerome pintoux
11. Le vendredi 6 octobre 2006 à 05:49, par Philippe :
A propos du Segway, il existe un site qui donne plein d'info. sur cette machine : www.toutsurlesegway.com/
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