Thérapie, étape 2, trouvée grâce à l'homme qui marche cette étonnante illustration de ce qu'on pourrait appeler le culot ou le cran.
Test de Lulu.com (auto-édition) par le blogueur de La Littérature, intéressant.
Plus grave, l'avalage complet du patrimoine. Déjà l'an dernier, il y avait des rumeurs sur la finalité politique (in fine, hein, ou cybernétique, c'est pareil) de Google, eh bien voici que des choses se précisent : Google veut tout bouffer et ne laisser aucune miette de quoi que ce soit à personne. Ne ricanez pas de la métaphore, lisez attentivement Affordance et La Feuille (et d'autres, ça va rapidement faire tache d'huile). Pendant ce temps-là, les pépères européens...
Moins grave et en images, un chanteur qui aurait mieux fait de rester devant la télé. Et pour rester dans la trépidante francitude préélectorale, on centralisera l'info avec Presse 2007.
Le matin, ça dope de lire tout ça...

Rangement dans les affaires et l'ordinateur. Repos des jambes aussi, après avoir beaucoup marché depuis près de deux semaines. Je ne l'ai pas dit parce que je ne savais pas quoi en faire (et je le mets ici pour ma mémoire en cas de reprise de la chose), mais pendant quatre jours, j'ai eu une rotule, celle de droite, qui claquait un peu. Je marchais normalement et quatre pas sur dix environ, ça se déboîtait un peu et claquait pour reprendre sa place. Et puis avant-hier une sorte de douleur un peu au-dessus du genou, à l'intérieur, en accompagnement. Qui m'a fait boîter un peu pour compenser. Hier, je marchais précautionneusement et ça ne se produisait presque plus, Nathalie n'a rien remarqué, par exemple. Et aujourd'hui plus rien. Comme c'est aussi avant-hier que j'ai racheté une valise, mettant un terme momentané à l'ensemble du problème, j'ai pensé qu'il pouvait y avoir un rapport. Une forme de somatisation. Mais comme je ne trouve pas de sens, je laisse tomber. Ce sera une fatigue passagère...

Dernier rendez-vous de la quinzaine, qui était aussi le premier pris, il y a plus d'un mois. Avec François Bon, au Select, et assez brièvement du fait de son emploi du temps, entre un enregistrement et son re-Tours à la maison. Comment ai-je pu ne pas donner d'autres rendez-vous au Select ? J'adore cet endroit, surtout la salle, à l'intérieur, côté rue Péguy. Et je le connais depuis longtemps.
On se retrouve facilement maintenant, il n'y a plus de minutes de glacis comme les premières fois. Notre échange d'aujourd'hui est verbal et matériel. Verbalement, c'est inrendable, en une heure tout y passe, mais matériellement c'est un Tumulte dédicacé contre un T-shirt Tous les jours, c'est l'enfer en japonais, directement importé de Beppu via Heathrow. Je peux bien le dire maintenant puisque je les ai tous distribués, j'en ai ramené une dizaine, un peu de toutes les tailles, pas mouillés dans la valise parce qu'ils étaient bien emballés, et les ai offerts à mes ami(e)s. Le rêve, ce serait qu'ils se rencontrent par deux et par hasard un jour qu'ils l'auraient mis, voire d'organiser une rencontre où ils l'auraient tous. Philippe suggérait hier soir qu'alors, ainsi habillés, on aille dans un endroit de Paris où l'on serait sûr de croiser des Japonais, et de voir leur tête, leur surprise.
 
L'une des choses qui caractérise François Bon, c'est l'investissement, l'implication, parfois l'urgence, jamais l'hystérie ni l'exagération. Dans l'écriture, dans la lecture, dans l'internet, dans le fait de vivre des activités du domaine de la littérature, d'y trouver ressources et statut social, quitte à enrichir la SNCF.
Le mérite de cela est grand, très grand, surtout quand on ne veut pas entrer dans les combines médiatiques mais que l'on voudrait quand même être reconnu, juste pour le boulot fait, pas pour soi en tant que star mais pour l'œuvre, dans un temps où ça serait plutôt le contraire qui serait vrai.
On avise l'heure, il est 17h40. Déjà ! On paie et on sort. Fin du chic parisien et du temps sans compter.
On marche vers la gare Montparnasse. On fend difficilement la foule, dense à cette heure.
On monte des escaliers, des escalators en continuant à discuter littérature et littérateurs et littératrices. On serait à l'article qu'on en causerait encore.
On arrive en vue du quai et ça sonne. François se retourne de temps en temps pour voir si je suis, puisque j'ai voulu venir jusque là.
On s'avance vers le dernier wagon, le contrôleur est déjà sur le marchepied, ça sirène. François me salue et court. Je m'arrête pour prendre une photo avec l'heure, 17h55, l'heure du départ. C'est lui, en noir, près de la porte du wagon.
Il monte dans le train, il y est. Je m'avance et arrive à mon tour au niveau de la porte.
Il me voit et ça le fait rire que je sois aussi venu là devant. Je le prends en photo. Une jeune femme monte, pour Poitiers, mais ce n'est pas le bon train, et la porte se ferme, retenue par le contrôleur pour qu'elle puisse redescendre. Voilà, des mots que je n'entends pas, mais je vois le sourire, c'est fini. Le train est parti.