Il faut croire qu'on aime ça ! Nous venons, T. et moi, et après comparaison des sites web, de réserver deux billets d'avion pour la fin novembre. Ainsi que choisir nos places et payer, le tout sans sortir de chez nous — ça tombe bien, il pleut toute la journée. Deux billets pour Paris, oui. Nous volerons ensemble, sans soucis, sur ANA. J'aurai une journée de travail et T. ira revoir ses compagnons de mazarinades. Autour, on brodera.

Sinon, la reprise n'est pas évidente, alors que j'ai encore la tête pleine de Paname... Il faut ranger des affaires dans les placards et des informations dans les ordinateurs. De plus, les tâches à finaliser s'accumulent (un article, une conférence, un cours, un livre...). Et en même temps, j'essaie de suivre d'un œil et d'une oreille la rentrée littéraire, via les blogs et la radio.
Jeux d'épreuves tient superbement la route, alors que les Mardis littéraires du 5 tournent au règlement de compte avec Chloé Delaume (du 12, on appréciera le hors-sujet), et que Du Jour au lendemain est systématiquement amputé de dix minutes du fait du changement d'horaire qui n'a pas été répercuté...

On ne sort pas. On ne regarde que la moitié d'un film idiot en finissant de déjeuner (nous ne connaîtrons jamais le sort final de Kim Basinger dans The Gateway... (à ne pas confondre avec The Getaway de Peckinpah)).
Mais quand même, après le coucher du soleil, on se prépare pour sortir faire des courses, on marche en parapluie et on finit par dîner en tabehoudai de crabe à l'hôtel Edmont (il n'y a pas que du crabe, heureusement, mais c'est du très bon, de Hokkaido).

Attention : message à l'attention des tokyoïtes amateurs de fringues chics et pas chères, tendance british et pêche à la truite. Le magasin Avon House de Iidabashi brade tout, et c'est vraiment vraiment intéressant (du coup, j'ai acheté une veste d'hiver...).

« Comme je déballe des momies de couteaux et de fourchettes et de cuillères et de petites cuillères (3 couches de papier kraft chaque fois bridées de 3 bouts de ficelle que multiplient 12 couverts que multiplient 4 = 432, plus 9 pour la louche de tout à l'heure, = 441 bouts de ficelle pour la ménagère), je me retrouve devant de grandes plages à ne pas devoir réfléchir à ce que je fais et, sous le regard de son père, c'est très longtemps que je pars en souvenir autour de Marie-Agnès au cours de ces quelques quatre cents bouts de ficelle à trancher délicatement.» (Alain Sevestre, Le Slip, p. 92)
Quelqu'un recompte ?