Fragmentaire, partial, frustré et interrompu
Par Berlol, samedi 16 septembre 2006 à 23:59 :: General :: #394 :: rss
Ce matin, reprise de contact avec Patrice Julien, en poste à l'Institut
quand j'arrivais au Japon, aujourd'hui exerçant un métier indéfinissable... et
fascinant. En quelque sorte, professeur de vie. Mais je ne dis pas cela pour me
moquer de lui, au contraire. J'ai de l'amitié pour lui et de l'admiration pour
sa ténacité dans une voie pas évidente il y a dix ans. Hier, 4 pages dans le
journal Asahi, sur lui et
son épouse ; T. me les a données. Sorte de publi-reportage où l'on associe
conseils culinaires, art de vivre et... publicités pour les produits et les
instruments (kitchen design shop,
services à thé, Alaska Seafood,
moutarde Pommery ou grossiste de viande de porc).
La plupart des magazines font ça, me direz-vous. Avec une personnalité à qui on
fait endosser tous les rôles moyennant cachet. Mais avec PJ, c'est différent,
car c'est assurément à partir du mode de vie qu'il s'est créé et qu'il enseigne
que s'est construit le publi-reportage. Après quoi, j'ai visité son nouveau
site web, puis son
blog. Il est un peu plus loin sur la
voie où je l'avais laissé la dernière fois, il y a deux ou trois ans... et ça
m'a fait très plaisir. On va se voir.
Après le déjeuner, achat de champagne Mumm à Yamaya de Shibuya, bouteilles que je porte au restaurant Lever son verre en prévision de mardi...
Puis au sport, où je transpire beaucoup en pédalant 40 minutes et en
continuant Le Slip, avant d'aller déplacer des poids dans divers sens
durant une petite heure. Pas trop de monde, moins en tout cas que sur la
bretelle suspendue au-dessus du carrefour devant les baies vitrées — bien que
ce soit samedi, il y a toujours autant de trafic sur cette avenue.
Dans les pages que je lis, je retrouve plusieurs exercices sevestriens de
soirées trop arrosées. Même si je n'ai pas d'exemple à l'esprit (de bonnes âmes
en apporteront peut-être), je suis sûr que c'est un topos littéraire (avec
déroulement de soirée, entrées et sorties, attitudes, conversations, disputes,
dénombrement de bouteilles, de nourritures et autres substances, fins de
parties). Alain Sevestre s'en tient toujours à la subjectivité de son
narrateur : un récit fragmentaire, partial, frustré et interrompu par la sortie
brutale ou la perte de mémoire... L'Affectation et Revolver
offraient aussi ce genre de scène, avec pas mal de similitudes.
C'est tout de même paradoxalement la difficulté de communication du
personnage-narrateur qui est toujours au centre de l'écriture : il ne trouve
pas les bonnes personnes, ou les bons mots au bon moment, il est ivre et
maladroit, ou déconneur à contretemps, et il souffre souvent de voir les autres
fusionner. Mais globalement, c'est quand même quelque chose qui semble lui
plaire, où il croit toujours pouvoir réussir ce qu'il a raté la fois
précédente. Je ne suis pas psychanalyste — de l'auteur et du personnage, je ne
sais d'ailleurs pas qui devrait passer sur le divan. Mais c'est dans ces scènes
que le ton et le phrasé me rappellent ceux de
Robert
Pinget.
« Randall fouille la poubelle, renverse tout, mange des sushis poissés de
marc de café et de grains de riz raclés dans les assiettes débarrassées. Sur
chacune de ses chaussures, un petit terril de café est tombé. Simon lui demande
de ne pas bouger, bouge pas, donne-moi tes chaussures, et les lui passe sous le
robinet. Maintenant, il a les pieds trempés. Bien fait. Quelqu'un sonne à la
porte. Simon descend ouvrir, remonte sourcils en vrac, suivi de Tony et
Roberte, le pas pompeux. C'est une entrée. Fiévreux, sarcastique, Tony rejoint
un bout de la table, sort un carnet de chèques en tremblant d'un énième
cartable en Nylon.
— À combien tu estimes la location de ta chambre du bas ?
— Arrête, Tony, dit Simon.
— J'ai dit à combien tu estimes mon séjour ? Voilà, je suis entré en novembre
et je suis parti en avril. Ça fait six mois ?
Tito lui dit d'arrêter, qu'il est lourd.
— Toi, le turfiste, j't'ai rien demandé, fait Tony. [...] » (Alain Sevestre,
Le Slip, p. 172-173)
Commentaires
1. Le samedi 16 septembre 2006 à 09:52, par Dominique Fromentin :
rien compris au blog de votre ami : vous pourriez nous en traduire un ou deux singuliers ?
2. Le samedi 16 septembre 2006 à 14:16, par Frédéric :
Oui, oui, j'ai connu comme ce il, dont vous parlez chez Sevestre , hier soir, la même gêne.
Signature du dernier livre de Jacques Roubaud à la huppée librairie Michèle Ignazi (dont les sacs portent le nom, c'est dire et colporter). De beaux amis anciens de Jacques Roubaud étaient là pour sourire et rire de la lecture d'extraits. Puis lecture achevée, des petites conversations entre amis excluaient ceux (dont moi) qui aimaient de loin et depuis longtemps l'auteur, conversations qui s'occupaient de comment va ta jambe ? on dîne un de ces quatre. Comme il se fait entre amis après tout. Cependant, il y avait dans le regard de la libraire un sourire froid à ceux qu'elle ne reconnaissait pas (dont moi), un soupçon qu'ils ne profitent pas du monde pour piquer un bouquin par exemple ou extorque un souvenir à l'auteur (parce que je lui ai parlé quand même). C'était la deuxième fois que je venais là pour Roubaud. La signature a duré trente minutes et tout le monde s'est cassé. La rue semblait vide et Paris aussi. Jacques Roubaud transpirait énormément. Chemise trempée sous sa veste de lin. Bon.
Pourquoi je suis allé là-bas aussi ?
3. Le samedi 16 septembre 2006 à 14:33, par brigetoun :
j'aime bien le commentaire de Frédéric et sa conclusion. Au fond vive mon faux monastère, avec la fenêtre internet.
Pensez vous que pour lire Sevestre il faille tremper ses lèvres dans un verre ?
4. Le samedi 16 septembre 2006 à 20:39, par Berlol :
Ah, les mondanités, Frédéric, comme je vous comprends ! Mais Roubaud lui-même est très agréable, gentil, sans même parler de la qualité de son oeuvre. C'est l'accaparement des autres qui est pénible...
Chère Brigetoun, pour lire Sevestre, rien n'est requis, mais si l'on a trop bu, je crains qu'on passe à côté des finesses... Essayez ! Prenez "Les Tristes", c'est pas triste du tout !
5. Le dimanche 17 septembre 2006 à 01:22, par vinteix :
Ah ces mondanités parisiennes ! De la pisse ! ou comme disait Napoléon à propos de Talleyrand : de la merde dans du papier de soie.
Marrante coïncidence : L. F. vient de m'envoyer une petite nouvelle, encore inédite, dont un des personnages central est xx xxxxx de Xxxxxxx Xxxxxxx (mais je trahis peut-être un secret en disant cela... ? ) qui (cette femme), d'après cette histoire (vraie), sorte de petit conte de la folie ordinaire, se montre particulièrement imbuvable, profil de parisienne intello mesquine et crâneuse qui entretient infantilement une petite coterie, enfantine chasse gardée, autour d'un prof de philo à Xxx, masquant à peine, mais sans jamais (se) l'avouer, une attirance amoureuse jalouse sous la fascination légitime pour le spécialiste de Spinoza... A partir de là, c'est un festival de mesquineries, jalousies, exclusions, etc. confinant à l'absurde. Un vrai régal !
6. Le dimanche 17 septembre 2006 à 03:06, par Rosannette :
"Frédéric, mécontent de lui-même, et ne sachant que faire, se mit à errer dans le bal.
(...)
Une horloge allemande, munie d'un coq, carillonnant deux heures, provoqua sur le coucou force plaisanteries. Toutes sortes de propos s'ensuivirent : calembours, anecdotes, vantardises, gageures, mensonges tenus pour vrais, assertions improbables, un tumulte de paroles qui bientôt s'éparpilla en conversations particulières. Les vins circulaient, les plats se succédaient, le docteur découpait. On se lançait de loin une orange, un bouchon ; on quittait sa place pour causer avec quelqu'un. (...) Mlle Vatnaz mangea presque à elle seule le buisson d'écrevisses, et les carapaces sonnaient sous ses longues dents. L'Ange, posée sur le tabouret du piano (seul endroit où ses ailes lui permissent de s'asseoir), mastiquait placidement sans discontinuer.
- Quelle fourchette ! répétait l'Enfant de choeur ébahi, quelle fourchette !
Et la Sphinx buvait de l'eau-de-vie, criait à plein gosier, se démenait comme un démon. (...) Cependant, Hussonnet, accroupi aux pieds de la Femme-Sauvage, braillait d'une voix enrouée, pour imiter l'acteur Grassot :
- Ne sois pas cruelle, Ô Celuta ! cette petite fête de famille est charmante ! ennivrez-moi de voluptés, mes amours ! Folichonnons ! folichonnons !
Et il se mit à baiser les femmes sur l'épaule. Elles tressaillaient, piquées par ses moustaches ; puis il imagina de casser contre sa tête une assiette, en la heurtant d'un petit coup. D'autres l'imitèrent ; les morceaux de faïence volaient comme des ardoises par un grand vent (...). "
Gustave Flaubert, L'Education sentimentale (pp. 148, 154-156 Pléiade)
7. Le dimanche 17 septembre 2006 à 03:42, par Frédéric :
La soeur de Jacques Roubaud était là (à cette signature), asseyant les propos lus, de quelque mouvement des lèvres lorsqu'il fallait confirmer un trait invraisemblable du biographique ouvrage.
Quel beau passage de l'Education !!
8. Le dimanche 17 septembre 2006 à 04:06, par Dominique Fromentin :
cher Vinteix : se méfier quand même des a priori - d'Xxxx Xxxx Xxxxxxx, on peut relire le Journal, et cela ne colle pas avec vos adjectifs : vous trouvez votre "régal" de façon bien talleyrandienne - relire évidemment Xxxxxxx Xxxxx Xxxx, l'hommage de JR à ACR - quant à la distance que prend le marcheur de Paris dans ce genre de situation publique, ceux qui le connaissent ne lui en voudront pas
9. Le dimanche 17 septembre 2006 à 05:18, par vinteix :
Ah pardon ! je vais de ce pas demander des éclaircissements à la personne intéressée, car elle m'a cité un autre prénom... me présentant cette dame comme étant la femme de X.Xxxxxxx. Il doit donc y avoir un malentendu...
Par contre, il ne s'agit aucunement d'"a priori", car il s'agit d'une bien malheureuse histoire vécue par L.F., vieille amie de cette femme en question, mais qui a été fortement blessée par elle...
Méprise dont j'attends désormais des éclaircissements. En tout cas, cela ne change rien au truculent de la nouvelle en question et de manière plus générale des mondanités.
10. Le dimanche 17 septembre 2006 à 05:57, par vinteix :
Sans avoir encore la réponse à ma demande d'éclaircissements, je m'empresse cependant d'ajouter que je suis désolé de vous avoir blessé, car, bien évidemment, il y avait confusion de personnes.
11. Le dimanche 17 septembre 2006 à 06:03, par vinteix :
PRECISIONS.... Xxxx Xxxx Xxxxxxx, épouse de J.R., est décédée en 1983. La personne évoquée dans la nouvelle dont je parlais est sa nouvelle compagne, dont je tairais le nom car je n'ai pas mentionné cette histoire, récente puisqu'elle date de cette année, dans l'intention de colporter des petits potins mondains.
12. Le dimanche 17 septembre 2006 à 06:05, par vinteix :
En tout cas, je savais bien que je pouvais faire confiance à L.F., une "vieille" amie, pour la véracité et sincérité de ses propos.
13. Le dimanche 17 septembre 2006 à 06:17, par Berlol :
C'est cela, ne colportons pas les potins !, dis-je en revenant du squash...
Et merci, Rosanette ! Je savais bien qu'on tenait là un topos.
14. Le dimanche 17 septembre 2006 à 07:46, par Mlle Vatnaz :
Cher Vinteix, je le dis sans animosité, je m'interroge simplement, mais vous vous enferrez un peu : je ne vois point en quoi ce texte poétique appuierait les dires de votre amie concernant la vilennie supposée de cette femme (que je ne connais pas) (et que, au passage, sans la nommer, vous permettez tout de même d'identifier très officiellement - on peut blesser ainsi des gens, par maladresse). Depuis quand poésie, ou écriture d'un fantasme (féminin, ici), ou adresse amoureuse, ou expression d'une solitude, méritent telle foudre qu'on dirait puritaine ? et qui ne visait pas ici, je crois, la teneur de l'écriture ? Chez d'autres (Bataille, certainement ?) onanisme, joies troubles du pipi, sodomie (qui n'est pas tout à fait scatologie) seraient bienvenus et se liraient au petit déjeuner ? ah bien, pourquoi, alors ? Je suis perplexe. Enfin, bon dimanche.
15. Le dimanche 17 septembre 2006 à 08:15, par Berlol :
Et en plus, je ne sais même pas qui est L. F. !
16. Le dimanche 17 septembre 2006 à 08:35, par vinteix :
D'abord, L.F., c'est Xxxxx Xxxxxxxxs... que j'ai par ailleurs un peu trahie ici; et en effet, je reconnais, un peu tard, que j'aurais mieux fait de me taire.
J'ai dérapé, glissant sur le nom de Xxxxxxx...
Mon propos était simplement d'illustrer par une histoire "vraie" et un texte à paraître le côté pisseux - ça, je le maintiens - de tant d'intellos-mondanités-parisiennes.
Je rectifie quand même une méprise sur laquelle glisse aussi Mlle Vatnaz. Ce que j'ai pu dire sur la personne en question émanait de la seule histoire relatée dans la nouvelle (qui sera d'ailleurs publiée). Quant au poème, contrairement à ce que vous supposez, mon commentaire ne concernait justement que la teneur de l'écriture... la poésie... et ce n'est pas une histoire de pisse ou de sodomie qui m'effraie... j'en ai (vu) lu d'autres.
Bon dimanche à vous aussi. Quant à moi, c'est contre vents et marées, pris dans un bien méchant typhon (au sens propre).
17. Le dimanche 17 septembre 2006 à 08:43, par Berlol :
Ouais, verrouille bien tes volets !
Et tourne mieux ta langue dans ta bouche... Je me suis demandé si je n'allais pas enlever tes commentaires, pour éviter le procès en diffamation, mais si la nouvelle en question doit être publiée, ces choses seront sues par ailleurs... Et puis, il n'y a pas grand-chose, en fait.
18. Le dimanche 17 septembre 2006 à 08:59, par Dominique Fromentin :
Non, ce n'est pas rendre service à notre hôte que d'héberger chez lui des allégations de cette sorte. Les amis de certain écrivain visé pourront rétorquer que les informations de cette sorte ont quelque train de retard ou simplement se sont trompées de gare. Mais sur le principe ces confusions sont déplaisantes : relire le portrait de JR dans "Penser, classer" de Perec, relire dans "Poésie :" ses itinéraires dans Paris, ou lire son récent texte sur Tokyo : si nous ne savons pas nous-mêmes contrôler une certaine dignité, quand il est question d'un auteur et de son oeuvre, nous ajoutons nous-mêmes au gâchis général, non?
19. Le dimanche 17 septembre 2006 à 09:01, par frédéric :
Mais, de quelles mondanités s'agit-il ?
Pour ma part, il s'agissait d'acheter le dernier livre de Roubaud, de l'écouter lire, de le voir choisir des passages et de les présenter.
Oh! oui, le livre de ou plutôt avec Alix Cléo Roubaud, les photos, les textes. Des joies et des mélancolies.
20. Le dimanche 17 septembre 2006 à 12:00, par vinteix :
Dominique Fromentin, vous m'avez bien lu ou quoi !? Mes propos ne concernaient nullement Xxxxxxx Xxxxxxx lui-même, ni son oeuvre. Par ailleurs, je me suis excusé et regrette ce que j'ai pu écrire.
Et je rectifie une erreur de Mlle Vatnaz : il ne s'agit pas non plus de différence des sexes, car je me "régale" ou plutôt suis autant bousculé par Bataille que par Joyce Mansour ou Unica Zürn... Mais du côté de l’écriture, c’est quand même autre chose !
21. Le dimanche 17 septembre 2006 à 21:36, par Dominique Fromentin :
Je voulais poser une question plus générale, mais qui semble importante dans le cadre de la Netiquette : un propos dont on s'excuse et qui reste en ligne s'agrège à la totalité de représentation Internet sur la personne considérée, à l'archivage moteurs etc. Et le responsable du blog, même s'il désapprouve un propos tenu, lui donne quand même statut de publication. On fait ici comme si on était dans une conversation privée, alors qu'il s'agit d'une publication de fait. Outre le désagrément personnel (l'auteur dont nous parlions est un des plus anciens pratiquants de la toile littéraire). J'insiste : au-delà de cet échange précis, avec plusieurs précédents sur ce blog.
22. Le dimanche 17 septembre 2006 à 22:28, par Berlol :
Je crois qu'il y a bien des blogs où les quolibets fusent pirement qu'ici, y compris sur des personnes publiques ou parfaitement identifiables. Le statut de "publication" est une vision de l'esprit et participe de la terreur que l'on veut exercer sur l'exercice de la liberté de parole. Je n'approuve pas que l'on dise n'importe quoi de n'importe qui mais je désapprouve que l'on censure tous les propos à la racine. Le climat de judiciarisation des propos tenus favorise ce genre de contrition alors que les méchancetés sans paroles et les crimes de toutes sortes continuent à se perpétrer par toutes les voies possibles ; la diffamation apparaît alors comme un délit bien pratique pour masquer tout ce que l'appareil judiciaire ne peut ou ne veut atteindre.
Ici, l'auteur des propos en question reconnaît qu'il est allé un peu loin, exprime ses regrets, un peu comme Benoît XVI, si vous voulez une comparaison de saison. Personnellement, je n'en fais pas un cas de censure. Lui ou les personnes désignées peuvent me demander le retrait. J'obtempérerais. On voit bien que ce retrait, cependant, destructurerait un fil de discussion (qui n'a pas grande valeur, je le sais bien) et porterait atteinte à la liberté d'expression.
La question d'arrière-plan est : quel monde veut-on ? Réfléchissez-y bien, Dominique Fromentin, avant d'insister sur ce sujet en stigmatisant ce blog que vous semblez par ailleurs apprécier... Il pourrait bien y perdre son âme.
23. Le lundi 18 septembre 2006 à 01:39, par Berlol :
À la demande de Vinteix, j'ai caviardé dans tout le fil de discussion. No comment. Fermez le ban !
24. Le lundi 18 septembre 2006 à 07:40, par Dominique Fromentin :
fermons le ban, oui, mais la question posée, ne pas la sous-estimer : la rémanence et l'archivage des propos même les plus libres les transforme de fait en publication - il ne s'agit pas de stigmatisation, ni de censure : juste une interrogation de fond - par exemple, pour moi, le mot "caviarder" ne convient pas : on décide qu'on échange librement, mais ensuite on enlève ce qu'on estime n'être pas juste - c'est ce qu'on doit nous aussi apprendre justement pour qu'il s'agisse d'exercice libre, capable d'imposer le respect dû aux propos libres - vive l'association Benoît 16 Berlol, vous feriez un excellent pape
25. Le lundi 18 septembre 2006 à 08:01, par vinteix :
Vive le pape alors ! sauf quand même qu'il y a des différences plus qu'énormes : le pape est le représentant d'une religion et de millions de gens dans le monde; de plus, par ses propos, il n'a contribué qu'à mettre de l'huile sur le feu là où, de fait, le feu est déjà largement entretenu un peu partout dans le monde... alors que dans l'espace, certes public, offert par Berlol, il n'y a tout de même pas péril en la demeure ni même menace d'incendie.
26. Le lundi 18 septembre 2006 à 08:50, par Berlol :
Les positions très réactionnaires de ce pape-là étaient déjà bien connues... les miennes sont en effet aux antipodes.
27. Le lundi 18 septembre 2006 à 09:31, par vinteix :
Amen, Padre.
Va donc en paix !
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