Ça y est, il est enfin (de nouveau) possible d'écouter entièrement l'émission Du jour au lendemain. Le nouvel horaire de l'émission, comme je le signalai le 12 septembre, avait entraîné depuis fin août la disparition des dix dernières minutes. « Entièrement », mais en deux parties, parce qu'il y a des appareils chez France Culture (m'a-t-on un peu expliqué) qui ne comprennent pas qu'à 00h00, on change certes de jour mais que la vie continue...
Alors, j'enregistre et je recolle les morceaux ; il y a au moins une quinzaine d'invités intéressants (et matière à savoir quels livres éviter...). J'en ai pour plusieurs jours, parce que c'est toujours en marge d'autre chose (en ce moment la rédaction d'un article pour une revue).

Le 11 juin, je détaillais la procédure de vote électronique que j'avais suivie. Le 16 juillet, je découvrais sur Internet.Actu les possibilités de fraude. Aujourd'hui, j'apprends de la même source que ça a été testé : les machines de vote électronique sont truquables et virusables (mot récent).
À quand les faux bulletins de vote en papier électronique sur lesquels votre Royal se changera automatiquement en Sarkozy ou vice-versa une fois dans l'urne ?...

« S'il arrive à un imbécile de rencontrer une idée juste, il est rare qu'il lui donne une portée juste.» (Hector Talvart, cité dans l'Alamblog — il faut y aller pour y lire d'autres citations désopilantes et précieuses du susnommé).

Ce matin, de liane en liane, je suis arrivé en un lieu au titre escarpé, qui promettait Encyclopédie des Expressions. Mais à peine avais-je fini la deuxième phrase d'un billet que je tombais de haut, me retrouvant chez des analphabètes. De billet en billet, une conviction se formait : c'était du pillage, du scannage, du collage, sans vérification orthographique ni grammaticale, et à dessein sans identité, comme si cela tombait du ciel ou d'une institution altière. J'avoue que j'ai du mal à comprendre, psychologiquement, la démarche des personnes qui décident d'agir de la sorte. Car le bénévol@t n'autorise nullement le massacre des objets donnés (oui, je me répète, je sais...) — à moins qu'il ne s'agisse pas de bénévolat.

Me référant au billet « Dresser le couvert » et en citant d'abord une phrase pleine d'erreurs, j'envoyai le message suivant (c'est moi qui souligne) :
« "En effet, avant tous les convives mangés dans un même plat puis les rois et les seigneurs furent les premiers à se faire servir indivuduellement."
À modifier en : "En effet, avant, tous les convives mangeaient dans le même plat, puis les rois et les seigneurs furent les premiers à se faire servir individuellement."
Et ce n'est qu'un petit exemple de tout ce qu'il faudrait modifier dans ce billet ! Sans parler de la perle des perles : "l'empoissement". Comment ne voyez-vous pas vous-même(s) qu'il s'agit du mot "empoisonnement" ?
Croyez-vous réellement servir la langue et la culture, voire seulement servir à quelque chose en publiant des textes aussi fautifs ?
Ou alors, faites un wiki pour que d'autres passent derrière vous pour écrire quelque chose de compréhensible !"»

Que croyez-vous qu'il arriva ? Quelques heures plus tard, avant midi heure française, le texte du billet était corrigé comme proposé. Mais mon commentaire, lui, n'a pas été mis en ligne. Soit ! Ça a profité. Mais je n'ai pas reçu de petit courriel pour me remercier discrètement de ma contribution.
Analphabètes. Et malotru.

Plus généralement, puisque c'est la deuxième fois en une semaine que je suis témoin de cette malhonnêteté (censure de commentaires qui ne sont ni insultants ni diffamants, à seule fin de ne pas entacher l'image publique d'un site qui se prétend communicant et contributif — mais qui ne l'est donc pas tant que ça), il convient de dénoncer l'actuelle possibilité de dérive générale des blogs.
Simulant une transparence et une science trompeuses, certains instrumentalisent leurs lecteurs, soit dans un but d'orgueil (blog La Littérature, Cf. JLR du 14/09) soit pour des revenus publicitaires (Encyclopédie des Expressions, sous Dotclear mais avec annonces Google), soit pour d'autres raisons, l'avenir le dira.

Allez, pour ceux que la vanité n'étouffe pas : rigolons un peu, voici l'apologie du branleur.