Le 1er décembre, il se pourrait bien que je passe ma journée  ! Outre quelques personnes que je connais déjà, je serais très heureux de rencontrer Éric Dussert et Christophe Bourseiller !

Ouf ! Je commence, il est 2h20 du matin. J'ai enfin fini l'article sur lequel j'étais depuis des semaines. J'en dirai plus un autre jour, s'il est retenu par le comité de lecture. Je ne sais pas quand. En fait, juste maintenant que j'en sors, il m'importe plus de l'avoir fini que de le voir retenu. Demain, ce sera raisonnablement le contraire.

Je n'écris pas méthodiquement. J'accumule des notes, j'aligne des références, je cogite en faisant autre chose, n'importe quoi ne m'empêche pas de cogiter — ça étonne toujours T. qui ne travaille pas du tout comme ça. J'attends, je m'inquiète, je me désespère un peu, de voir l'échéance arriver plus que de ne pas écrire, d'ailleurs. Puis vient le moment (ou pas) où tout s'associe sans souci, sans plus regarder ni les notes ni les références. Je suis dans la bulle, j'écris. Par la suite, je blinde.

J'ai eu aussi trois cours à donner, en passant entre les averses pour rejoindre la classe ou le bureau. Pour garder la concentration flottante, je ne suis pas allé déjeuner avec mes collègues, ni au sport en fin d'après-midi. Enfin, pour ne pas me stresser pendant que des muses tissent dans mes souterrains, je me suis soûlé de clips de Björk, des Sisters of Mercy. J'ai même retrouvé Chagrin d'amour, c'est dire !
Et avant d'aller me coucher, le Sois érotique des Charlots. Oui, je sais, je ne devrais pas... Promis, demain je me remets à la littérature (d'ailleurs, je n'ai pas le choix...).