Au mariage insolent du caustique et du frêle
Par Berlol, samedi 7 octobre 2006 à 23:59 :: General :: #415 :: rss
1. Se dire que ce n'est ni un livre pour enfants, ni un plaidoyer pour les roux.
2. Se figurer un monde d'avant l'électricité, le téléphone, la radio et la télévision, où l'on réussissait tout de même à bien vivre.
3. Prendre conscience que la France entière, ou presque, était rurale. C'était le cas en 1894, et ça le restera jusqu'au milieu des années 1960...
4. Accepter que ça commence par « Les Poules » parce que l'auteur s'appelle Renard. Ce que certains prennent pour de la blague s'appelle en réalité finesse intertextuelle.
5. Mesurer l'audace d'un livre qui ne s'ouvre pas sur l'exposition du contexte et la biographie des personnages (même si l'on sait que Balzac pouvait aussi nous jeter d'emblée dans une conversation, où sont encore ces longs paragraphes d'explications qui ne sont plus chez Renard).
6. Voir que les articles définis, les ellipses, l'effacement de certains codes typographiques et le feuilleté des discours indirects libres vont tous ensemble au mariage insolent du caustique et du frêle.
On y arrive.
Déjeuner
avec T. au Saint-Martin (poulet-frites). Après deux jours de fortes pluies à
Tokyo (je suis arrivé trempé hier soir, malgré mon parapluie), les vents ont tout dégagé de façon spectaculaire. La clarté
et la transparence de l'air sont revigorantes.
Ce qui ne m'empêche pas de partir un peu plus tard pour une sieste réparatrice de deux grandes heures.
En soirée, je m'avale les deux derniers Ce soir ou Jamais. Ce n'est pas désagréable, sauf peut-être Finkielkraut nageant dans sa purée, mais ce ne sont pas les meilleures, et même Alain Fleischer ne me passionne pas.
Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ?
Ah oui, par un courrier destiné au personnel de l'Institut franco-japonais,
j'ai pu retirer des billets gratuits pour deux séances de cinéma dans le cadre
du Festival International du film de Tokyo.
Nous verrons Fauteuils
d'orchestre le 22 et
OSS 117 le
27.
Commentaires
1. Le samedi 7 octobre 2006 à 23:04, par brigetoun :
après un moment d'humilité un peu gênant la colère d'Edgar Morin et sa petite tête toute rose, il était superbe ! mais l'ensemble était pénible
2. Le dimanche 8 octobre 2006 à 02:55, par vinteix :
ouais, ce n'est pas trop mal, pour une émission de télé (je viens seulement de m'en faire une petite tranche de 30 mn avec E.Morin)... mais par contre quelle est cette mise en scène au fond, avec ces bobos qui se dandinent, papotent, un verre à la main !?!
Ah oui, petite question au passage :
"(...) nageant dans sa purée, mais ce ne sont pas les meilleures"... les meilleures quoi ? purées, tu veux dire ?
3. Le dimanche 8 octobre 2006 à 04:34, par Berlol :
Tu as raison, Vinteix, ce sont bien "les meilleures" (émissions Ce soir ou Jamais) mais il faut que je change "les deux derniers" en "les deux dernières". Pour l'ambiance, moi ça ne me gêne pas. D'habitude on parque le public dans des rangées de fauteuils d'où on lui demande d'applaudir, ou bien on le met en cercle sur des chaises où la caméra se promène de temps en temps. Là, c'est une sorte de soirée dans un bar, on circule entre des groupes et on retrouve des gens tantôt ici tantôt là, au gré des changements de couleur... Évidemment, les gens ont dû être triés sur le volet.
Oui, Brigetoun, pénible est bien le mot, c'est ce que j'ai ressenti aussi.
4. Le dimanche 8 octobre 2006 à 06:11, par vinteix :
ouais, t'as peut-être raison (pour l'ambiance), je dois devenir un peu vieux jeu ou vieux c... Faut que j'en regarde un peu plus... En même temps ce côté "café littéraire" ou "café philo" "à la parisienne", ça ne m'a jamais vraiment séduit... sauf une fois, tiens je me souviens, je ne sais plus dans quel café à Paris avec Gilles Châtelet, pour son "Vivre et penser comme des porcs"
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