mardi 10 octobre 2006
Le terre-à-terre et mon pâle destin
Par Berlol, mardi 10 octobre 2006 à 23:59 :: General
Son beau visage souriant, en noir et blanc, est encore accroché au mur de l'hôtel Riviera [...]
[...] on l'avait fusillé dans une clairière salvadorienne.» (Patrick Deville, Pura Vida, p. 183-184)
Dans ces conditions narratives, mon voyage en train s'efface. J'ai du mal,
après, avec le terre-à-terre et mon pâle destin.
Une étudiante a l'heureuse initiative de présenter Tahiti : elle a
préparé son speech et quelques adresses web, nous regardons son écran pour
suivre son plan de voyage (imaginaire, c'est l'exercice), elle enchaîne
ensuite sur l'Île de Pâques et s'en sort très bien. De nombreuses pistes de
conversation en découlent, je laisse couler, le tout en français, bien sûr,
je rectifie un mot par ci, recadre une idée par là, presque rien. Les autres
essaieront de faire aussi bien la semaine prochaine.
Plusieurs fois, un problème s'est présenté avec Writely,
depuis une semaine, environ. Quelqu'un veut réaliser un lien hypertexte dans
le document collectif et l'enregistrement distant se bloque, de sorte que l'on
doit rétablir la précédente version archivée pour reprendre le document
— dans lequel les dernières modifications ne sont pas enregistrées. Si
quelqu'un voit ce que je veux dire, ou a eu le même problème... Cela
viendrait-il d'une trop grande quantité d'utilisateurs en un même
instant ? Le plus gênant, c'est qu'à chaque fois, l'étudiant croit que
c'est de sa faute. Alors que pas du tout.
Quelques lectures en ligne achèvent de me ramener dans notre triste monde. Jean Baubérot — il a bien raison — essaie de rattraper à l'écrit (article du Monde du 6, repris sur son blog) sa piètre prestation orale du 3 (Cf. JLR du 4).
Le Ce soir ou Jamais d'hier est un bon cru ! Philippe Katerine et sa provo décalée, puis le débat sur les émeutes des cités, qu'il vaudrait mieux appeler révoltes, je ne me suis pas ennuyé un instant. (Du coup, je n'ai plus de temps pour mon journal...)
« Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » (Hugo)