De loin et de haut
Par Berlol, jeudi 12 octobre 2006 à 23:59 :: General :: #420 :: rss
J'ai enchaîné ce soir sur l'émission suivante, avec un débat moyen sur l'homosexualité et un autre, beaucoup plus intéressant, modèle de débat agréable et instructif, sur « l'Afrique va mal, à qui la faute ? ».
Par ailleurs, certains se posent la question de qui joue les potiches monochromes sur le plateau. Réponse : qui en fait la demande...
Ai bien reçu les revues Formules, et La Revue littéraire... Que leurs expéditeurs respectifs, Serge Bouchardon et Laure Limongi, en soient ici remerciés. Je ne les commenterai pas de suite, faute de temps, sauf à dire que Formules, Revue des littératures à contraintes, n°10, contient un fort dossier sur la littérature numérique (Ah si, le Su-Doku de la page 435 n'est pas correct ! Le « L » du carré central n'est pas bien placé, mais bon, ce n'est pas bien grave...), tandis que La Revue Littéraire, n°28, revue dont le n°1 m'avait inquiété et finalement déplu (en octobre 2004), contient cette fois deux dossiers qui ne manqueront pas de m'intéresser, l'un sur Hélène Bessette, l'autre sur la rentrée littéraire. J'y reviens dès que possible.
C'est-à-dire qu'il y a encore des choses que la poste achemine, comme ces revues, même si ça paraît d'un autre temps. Moi-même, après le cours du matin, suis allé au bureau de poste en vélo pour donner mes lettres par avion.
C'est aussi d'un autre temps que nous parle Étienne Chatiliez dans le
prégénérique de Tanguy.
Si mes étudiantes étaient capables de reconnaître la déco seventies
(arrondis plastiques et couleurs pétantes), en revanche elles ne voyaient pas
le sujet lié à l'accouchement et la naissance de celui qui deviendra Tanguy
adulte après le générique : la relative nouveauté de l'implication du
mari dans la préparation du travail, et la péridurale.
Au Japon, où le fatalisme de la douleur parturiente est encore une forme bien
vivace de l'infériorisation de la femme, ces images bénignes d'un film au
demeurant comique peuvent édifier.
Enfin, le voilà adulte, mal élevé au sens où il n'a aucune conscience de
sa négligence et du rôle de boniche qu'il laisse à sa mère. Ça, les
étudiantes le captent bien, et trouvent le vocabulaire. On va jusqu'à la
drague effrontée d'une... japonaise, et au premier proverbe
chinois du film : « Quand la pierre tombe sur l'œuf, pauvre
oeuf. Quand l'œuf tombe sur la pierre, pauvre œuf.»
Travail donné pour la semaine prochaine : choisir 5 proverbes
chinois à expliquer — moyen de se remettre en douceur à la rédaction,
avec Writely (qui vient pile aujourd'hui de changer de look, et d'intégrer
Spreadsheet, ce qui explique peut-être les problèmes exposés mardi).
* *
*
« Despentes, un cri pour les femmes (Josyane Savigneau, dans Le Monde des livres, édition du 06/10/2006)
Dans cet océan d'ennui où se débattent, mauvaises nageuses, des féministes
rigidifiées, des néoféministes supposées, des essentialistes qui peinent
à prolonger la pensée de Simone de Beauvoir, des différentialistes devenues
aussi conformistes que leurs arrière-grands-mères et dont "la
propagande "pro-maternité" n'a jamais été aussi tapageuse",
voici une femme qui sort la tête de l'eau, pour crier, très fort :
"Assez !"
Pour elle-même et pour "toutes les exclues du grand marché de la
bonne meuf". Elle n'a aucune honte "de ne pas être une super
bonne meuf", ne demande aucun pardon, ne croit pas aux clichés présentant
les années 1970 comme un moment de perdition, et ne voit aucune raison de
cacher sa colère : "Je suis verte de rage qu'en tant que fille qui
intéresse peu les hommes on cherche sans cesse à me faire savoir que je ne
devrais pas être là."
Cette femme, née en 1969, a fait une irruption assez tonitruante sur la
scène littéraire, en 1993, avec un roman, Baise-moi. Depuis, Virginie
Despentes a prouvé qu'elle était un écrivain à la voix singulière,
puissante. Et, aujourd'hui, elle publie un court texte que son éditeur présente
comme un essai, mais dont le titre, King Kong théorie, déjoue d'emblée
ce que le mot essai peut avoir de policé.
Il s'agit plutôt d'un manifeste, d'une proclamation, s'appuyant, certes, sur
des travaux théoriques, féministes et historiques. Mais se fondant sur un récit
biographique fait sans ménagement pour personne, crûment, avec ce qu'il faut
de rage, de désir de vérité, de tendresse inattendue aussi. Et de style. On
y parle de viol, de prostitution, de pornographie, et pas seulement de manière
abstraite, avec des concepts, des convictions, mais avec la mémoire de ce
qu'a vécu un corps.
Avant de pouvoir théoriser et penser ce qui lui était arrivé, Virginie
Despentes a été confrontée, vraiment, à ce moment — le viol — où la
guerre entre les hommes et les femmes est totale, brutale, impardonnable.
Lorsqu'elle avait 17 ans et faisait du stop avec une copine, elles ont été
violées par trois garçons.
AFFIRMATION DE LIBERTÉ
On ne peut pas donner ici tous les détails de ce chapitre passionnant, où
Virginie Despentes tente de comprendre sa réaction, cette nuit-là - elle
avait dans son blouson un couteau à cran d'arrêt, pourquoi ne l'a-t-elle pas
sorti ? —, puis son silence pendant des années, "parce que je
connaissais d'avance le jugement : "Ah, parce qu'ensuite tu as continué
à faire du stop, si ça ne t'a pas calmée c'est que ça a dû te
plaire". Elle cite Camille Paglia, féministe américaine très
controversée, qui propose de "penser le viol comme un risque à
prendre, inhérent à notre condition de filles", et conclut, pour
elle-même : "On avait pris le risque, on avait payé le prix, et plutôt
qu'avoir honte d'être vivantes on pouvait décider de se relever et de s'en
remettre le mieux possible."
Il se trouve que, pour Virginie Despentes, la "reconstruction",
après le viol, est passée, pendant deux ans, à partir de 1991, par la
prostitution. "Raconter mon expérience. C'est difficile,
avoue-t-elle, je bute toujours sur ce chapitre." On va sûrement
vouloir l'enrôler dans le camp des militantes pour la légalisation de la
prostitution. Peine perdue, on ne l'enrôle pas facilement. Elle ne signe pas
de pétitions, elle va son chemin, elle refait et redit ce chemin, et dit
clairement : "Je ne suis pas en train d'affirmer que dans n'importe
quelles conditions et pour n'importe quelle femme ce type de travail est
anodin." Mais elle raconte, sobrement, sa découverte d'"un
monde entièrement neuf, où l'argent changeait de valeur". Et sa
vision nouvelle des hommes, des clients, "attentifs, tendres. Beaucoup
plus que dans la vraie vie, en fait", avec "leurs solitudes,
leurs tristesses, leurs peaux blanches, leur timidité malheureuse".
Il y a, dans ce King Kong théorie, des douleurs, des plaies, des
bosses. Et, pourtant, c'est un vrai bol d'air, cette véhémente affirmation
de liberté, ce cri d'une femme "pour les femmes, pour les hommes, et
pour les autres". On pourrait offrir aux lecteurs, aux lectrices
surtout, tout un florilège de phrases à méditer. Mais il vaut mieux lire
tout le livre. Alors, juste une, pour mettre en appétit : "C'est l'idée
que notre indépendance est néfaste qui est incrustée en nous jusqu'à
l'os." Et, au passage, quelques vérités assez bonnes à entendre à
quelques mois d'une élection présidentielle : "Un Etat qui se
projette en mère toute-puissante est un Etat fascisant" ; "Délaisser
le terrain politique comme nous l'avons fait marque nos propres réticences à
l'émancipation."
En tête de chaque chapitre, Virginie Despentes cite un texte de femme, de
Virginia Woolf en 1929 avec Une chambre à soi, à Annie Sprinkle, en
2001, sur la pornographie, en passant par un long extrait du Deuxième Sexe
(1949). A toutes "les bonnes meufs" qui jugent Beauvoir "dépassée",
on recommandera cette phrase : "Chaque fois qu'elle (la femme) se
conduit en être humain, on déclare donc qu'elle s'identifie au mâle."
"Dépassé", vraiment ? »
Commentaires
1. Le jeudi 12 octobre 2006 à 09:31, par cgat :
tu as raison de recopier (plutôt que de créer un lien comme je l'ai fait hier pour celui-ci : je vais ajouter un lien vers ton billet si tu m'y autorise) les articles trop tôt archivés et monnayés.
personne ne t'a envoyé les huissiers encore ?
2. Le jeudi 12 octobre 2006 à 11:31, par K :
hello, mr berlol
j'suis allé à trouville, c'était troublant, pas pu retourné le lendemain pour les roches noirs, tant pis.
Mais je compte fortement lundi soir aller voir angot faire une lecture au théâtre de la colline, moi qui aurait pu rencontré Md, ayant travaillé dans les endroit ou elle travaillé aussi, auditel, connaissant le monteuse qui était la femme de son premier mari, angot, elle faut que je lui parle, j'ai fini rendez vous hier, j'ai pleuré, avez vous lu. si c'est le cas, cela vous rappelle t'il quelque chose...........enfin voilà , je ne m'étendrais pas sur le reste de ma vie,je vous dirais bientôt
k
3. Le jeudi 12 octobre 2006 à 20:54, par vinteix :
A propos du "Japon, où le fatalisme de la douleur parturiente est encore une forme bien vivace de l'infériorisation de la femme"... je suis en partie d'accord, mais en même temps, ce "fatalisme" est aussi une manière d'être, si je puis dire, plus proche de la "nature", 'une manière plus ancienne et "naturelle" d'accoucher (un peu comme les Indiennes autrefois qui accouchaient debout...), car beaucoup de femmes japonaises préfèrent accoucher chez des sages-femmes, dans une position qui n'est pas celle de la table de travail dans un hôpital, dans des effluves d'encens qui décontractent le corps, etc., manière aussi, bien sûr, de refuser ou d'éviter, sauf en cas de complications cliniques, une péridurale ou une césarienne... C'est une manière plus traditionnelle d'accouchement qui ne me semble pas être simplement un reflet d'une infériorisation de la femme, par ailleurs tellement vive au Japon.
4. Le jeudi 12 octobre 2006 à 21:51, par Berlol :
Euh... Vinteix, l'association de la péridurale et de la césarienne, c'est pour rire ? Dis-moi.
Sinon, No Comment, on a aussi le droit de s'éclairer à la bougie (va bien avec les effluves d'encens)...
Chère Christine, oui, bien sûr, tu peux faire un lien. Quant aux huissiers, ils auront du chemin à faire !...
Chère K, comment ne pas être troublée à Trouville... Pour lundi, saluez Angot de ma part, dites-lui qu'on la lit aussi au Japon (n'ai lu qu'un vingtaine de pages de Rendez-vous, faut que je m'y remette...).
5. Le vendredi 13 octobre 2006 à 01:02, par vinteix :
Evidemment, aucune association entre césarienne et péridurale !... je résumais les choses très vite, comme encore maintenant...
Mais ce que je racontais à gros traits n'est pas du tout pour rire... cela vient du témoignage de plusieurs jeunes Japonaises de mon entourage et de celui de ma femme qui ont accouché ainsi dans les cinq années qui précèdent... (je ne parle pas du siècle dernier) et tout s'est impeccablement passé, dans une proximité et une sentiment d'intimité (avec le nouveau né comme avec l'enfant) qui n'ont rien à voir avec l'ambiance d'une maternité moderne... quant à l'encens, comme certains baumes utilisés, ce n'est pas du tout une plaisanterie, il s'agit de produits qui ont une action avérée, calmant notamment les muqueuses, dilatant l'utérus, etc. (je ne vais pas non plus entrer dans tous les détails techniques...), mais c'est un exemple, très sérieux, de méthodes traditionnelles qui fonctionnent.
On ne peut quand même pas balayer tout un pan de médecine traditionnelle, largement héritée de la médecine chinoise, d'un coup, sacrifiant aveuglément au progrès technologique, non ? Bien sûr, je ne voudrais pas avoir l'air de faire l'éloge de la douleur parturiente... mais je crois que c'est simplement une question de choix personnel, et les Japonaises que j'évoquais précédemment ont fait ce choix, librement, d'un accouchement plus "traditionnel".
6. Le vendredi 13 octobre 2006 à 01:04, par vinteix :
erratum : "...sentiment d'intimité avec le nouveau né comme avec LE MARI, présent..."
7. Le vendredi 13 octobre 2006 à 03:49, par vinteix :
Gisèle Halimi n'évolue pas, voire même "se ringardise"... Juppé retrouve son fauteuil de maire... le Hamas réaffirme qu'il ne reconnaîtra jamais Israël... les femmes enfantent toujours dans la douleur (esplièglerie)... Abe succède à Koizumi... etc., etc., bref, tout bouge sans que rien ne bouge...
et le Saint Martin ressert toujours son poulet frites...
enfin, y'a quand même des valeurs sûres...
8. Le vendredi 13 octobre 2006 à 04:00, par Dominique Fromentin :
les maris sont toujours des enfants, dans ces circonstances, magnifique lapsus
dommage par contre que votre VD n'ait pas aussi accouché d'un peu de style
9. Le vendredi 13 octobre 2006 à 04:29, par vinteix :
oui, magnifique lapsus ! c'est vrai... Nous faisons de grands enfants...
Comme disait Shakespeare, dans "Henry V", je crois :
"The son of the female is the shadow of the male"
10. Le vendredi 13 octobre 2006 à 04:46, par Berlol :
Eh ben, voilà de quoi remonter le niveau...
11. Le vendredi 13 octobre 2006 à 04:48, par vinteix :
A ce sujet d’ailleurs, sur la masculinité et la « difficulté » à être un homme, il y a un excellent livre d’Elisabeth Badinter : « XY – de l’identité masculine », qui pose très intelligemment la question de la différence des sexes, historiquement, culturellement et scientifiquement, au-delà des partis-pris sexistes et de certaines rigueurs et dérives féministes ou machistes...
12. Le vendredi 13 octobre 2006 à 04:52, par vinteix :
euh... m'sieur... mon dernier mail n'est pas passé... encore ce satané filtre ! qu'est-ce que j'ai encore dit, moi... !? serait-ce le mot "s..." ?
13. Le vendredi 13 octobre 2006 à 05:18, par Berlol :
En effet, comme l'avant-dernier commentaire de cgat. Je viens de lui rendre sa liberté. Et, soyons fou ! j'en ai profité pour retirer le mot "sex" de la liste des mots-spam. On va bien voir ce qui va se passer...
14. Le vendredi 13 octobre 2006 à 08:01, par vinteix :
Merci. (je me demandais si c'était le mot "s..." ou "Badinter"...)
Sinon, encore un petit mot cru au sujet de la parturition au Japon... au passage, petit détail, mais qui compte pour elles, les cas de femmes que j'évoquais n'ont eu à subir aucune déchirure au bas-ventre... et bien sûr cette méthode plus "naturelle" ou traditionnelle d'accoucher est précédée de tout un accompagnement et une préparation physique, qui consiste en fait surtout à bouger, faire les travaux (ménagers ou pas) habituels... la position accroupie ou baissée, commune au Japon, facilitant d'ailleurs cette "préparation" du corps à l'accouchement... car il est bien évident que la position du corps de la femme allongée sur la table de travail à l'hôpital est avant tout faite pour faciliter le travail du médecin... et s'écarte d'une position dite plus "naturelle".
Malgré tout, suis bien d'accord avec toi qu'il y a au Japon toute une culture de la douleur, pas propre d'ailleurs aux femmes, mais qui s'applique à pas mal de choses (travail, arts martiaux, etc.), liée notamment, me semble-t-il, à la recherche du "ki"...
Au passage, aimerais bien avoir une piste de lecture sur le sujet... si quelqu'un peut m'éclairer...
15. Le vendredi 13 octobre 2006 à 08:08, par vinteix :
ouy ouy ouy ! j'ai eu peur tout à coup que le filtre ne retienne dans ses filets l'expression "s'écarte d'une position..."
16. Le vendredi 13 octobre 2006 à 08:28, par Berlol :
La recherche de qui ? du quoi ?... Nan, je te vanne. Je sais ce que c'est. Je t'expliquerai... quand tu seras grand.
17. Le vendredi 13 octobre 2006 à 10:46, par k :
je sais pas encore si je vais voir angot, marre de ces train, le seul qui me ramene est à 23h, donc début de la lecture20h30 et faut que je partes à 22h pour avoir le train, c'est enervant, je fais quoi..............est ce que angot vaut 35 euros et toute cette fatigue , je le crois oui, mais c'est que je suis épuisée de tout,trouverais-je la force,..............mais il faut absolument rencontrer cette femme.......oui vraiment, elle est aussi folle que moi, je crois................
18. Le vendredi 13 octobre 2006 à 14:22, par cgat :
soyons fous libérons les mots en s... (style, par exemple, dont je ne suis pas aussi certaine que DF que VD n'en ait pas!)
ce qui serait bien, pour que les trains les valises à roulettes (2) le ki le yin et le yang circulent sans entraves, c'est que tu nous dresses (1) la liste des mots qui jettent les notres dans le filtre
(1) sinon on en vient à scruter les connotations de tous ceux qu'on emploie, par exemple j'ai un peu peur pour celui-là
(2) et il me semble me souvenir que le blocage de celui-là m'avait plongée dans des abîmes de perplexité jusqu'à ce que je pense au casino (aie!)
19. Le vendredi 13 octobre 2006 à 15:04, par Berlol :
En effet, "roulette" et "casino" sont dans la bonne pioche ! (Pas "dresses".) Mais qu'importe puisque je surveille le filtre ! Il n'y a qu'à se dire que tous les spams sont en anglais et l'on saura les mots à éviter !
20. Le vendredi 13 octobre 2006 à 22:22, par vinteix :
le sepu-qui ?
21. Le vendredi 13 octobre 2006 à 23:53, par Berlol :
La croyance selon laquelle Virginie Despentes n'aurait pas de style relève à la fois de la plus haute fantaisie et de la plus haute Égypte. C'est d'ailleurs un thème récurrent chez certains de nos commentateurs ou trices, au moins depuis la Mésopotamie, que de vouloir bannir le langage vulgaire, ordurier ou explicite — ce qui les place beaucoup plus près de la doxa qu'ils ou elles ne veulent bien le reconnaître... Ah, il y en aurait des vases grecs à repeindre pour le repos de leurs yeux !
22. Le samedi 14 octobre 2006 à 04:08, par vinteix :
euh... de la plus haute Egypte.
C'est vrai... on pourrait en bannir ainsi pas mal : Céline, Bukowski, etc.
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