vendredi 20 octobre 2006
Ceux qui refusent le débit et le bidet
Par Berlol, vendredi 20 octobre 2006 à 23:59 :: General
Combien d'horloges
mortes
sont mortes
pendues d'en trop dire
Des quais
épars mais
des quais
que pillent
les oiseaux
* *
*
Non, en dépit de ma ruse de Sioux, c'était bien avec Christine Angot que j'avais Rendez-vous hier soir dans mon lit. Et puis je la retrouvais ce matin au centre de sport, suant aux pédales sans voir passer mes quarante minutes. Lire Angot, c'est comme ouvrir un robinet : ça coule dans la page, ça s'évacue par le corps, et si on laisse la bonde, c'est mort. C'est ce qui déplaît à ceux qui refusent le débit et le bidet...
« Mais mon malaise venait d'autre chose, je me disais : si tu revenais avec
Pierre, ça voudrait dire que jamais de ta vie, tu n'aurais eu le courage, tu
n'aurais réussi à connecter l'admiration et l'amour, à réunir les deux, à ce que
ça ne fasse qu'un. [...]
C'était le dialogue de deux déprimés qui s'étaient aimés, qui s'étaient
retrouvés, et qui n'y arrivaient plus. Ni ensemble, ni chacun de son côté.»
(Christine Angot, Rendez-vous, Paris : Flammarion, 2006, p. 41 et 44)
« bele amie, si est de nus
ne vus sanz mei, ne mei sanz vus ! » (Marie
de France, (Lai
du)
Chevrefoil, vers 1160-1175)
À saisir : un entretien en deux parties avec Hélène Cixous sur la Radio Suisse Romande (Entre les lignes, 16 et 17 octobre), puis autre entretien en deux parties, les deux jours suivants avec Pascal Quignard.
La journée ? Bah, comme un vendredi. Après le sport, déjeuner avec David au
Downey ; il se demande lui aussi où on pourrait acheter du temps en gros et
combien ça coûterait...
Arrivé à la fac, c'est grave ! Je ne retrouve pas mon transfo d'ordinateur
portable. Il a dû rester dans la classe du séminaire hier... Fébrile, accompagné
de David qui porte la trousse de premiers secours, j'y vais... et je l'y
retrouve en effet, ouf ! — après avoir dérangé un prof anglophone qui marchait
plus ou moins dessus sans arrêt en écrivant au tableau. Retour au calme, c'est
bon, range la seringue. Puis des courriels auxquels répondre. Un dossier
administratif à boucler pour le voyage du mois prochain.
Plus tard dans le train, je fais des transferts de documents, des conversions
d'enregistrements audio et je commence à ranger mes notes sur les trois
chapitres de Poil de Carotte au programme de demain. Ce que je dois
continuer, après le dîner chinois concocté par T., jusqu'à ce que les
paupières m'en plombent.