mardi 31 octobre 2006
Mœurs deux générations après
Par Berlol, mardi 31 octobre 2006 à 23:59 :: General
Extrait de Madeleine Chapsal dans Libé :
« 18 octobre 2004: "Empoignade, crêpage de cheveux entre Viviane Forrester et Claire Gallois, plutôt distrayant. Moins drôle: une sorte de «mafia» Gallimard s'est constituée et semble à nouveau prévaloir. On verra ce qu'il en sera au moment du vote pour le prix". (Le Femina 2004 est allé, non à Gallimard, mais à l'Olivier, pour Jean-Paul Dubois.) » (Claire Devarrieux, le 30 octobre)
En ben, il aurait peut-être mieux fait d'aller à Gallimard, parce que franchement, le
Dubois, quelle daube c'était !
Autres propos éditoriaux, mœurs deux générations après :
« Décision 3 : Admettre que
l’accélération permanente des rachats et des chaises musicales aboutit aux
mouvances incessantes de la carte mais aussi, c’est plus grave, du
territoire lui-même. Ce qui était valable avant-hier ne le sera plus demain
matin, le savoir à défaut de pouvoir l’anticiper. Jamais je n’aurais
pensé, après avoir vécu le rachat du Seuil par La Martinière il y a deux
ans affirmer qu’actuellement c’est finalement là-bas qu’ils font le
plus d’efforts. Pensez ce que vous voudrez de Laure Adler, bavez c’est une
femme de pouvoir, éructez donc en chœur que oui, elle sait parler la langue
du capital si nécessaire. Songez à juger sur les actes, et surtout jeter un
œil aux grilles de France Culture depuis qu’elle n’y est plus. On fait
moins les marioles, d’un coup, n’est-ce pas messieurs.
Combien de temps ça durera, la reprise en main du Seuil par Adler et Bernard
Comment, je n’en ai pas la moindre idée. Combien de mois ou d’années ils
pourront tenir la barre en redynamisant la ligne, les collections, sans que le
service comptable et la direction commerciale ne viennent leur péter la
gueule, exigeant des zéros derrière les chiffres de ventes, je l’ignore
complètement. Ce que je vois de ma fenêtre c’est juste en quoi consiste un
peu plus concrètement le coup de la voiture balai. Ça devient compliqué et
de plus en plus ardu d’être dans la parhésia jusqu’à son écurie,
c’est tout ce que je constate et c’est loin d’être cocasse.»
(Chloé Delaume, dans sa très récente note
92)
Dans Ce soir ou Jamais d'hier, long et intéressant débat sur les films à partir
de faits divers, de l'affaire Villemin à l'affaire d'Outreau. Pas de dispute,
mais divers points de vue sur le rôle des médias, des juges, des personnes
concernées, et de l'évolution de tout cela sur ces vingt dernières années.