Étonnante note d'amande
Par Berlol, samedi 18 novembre 2006 à 23:59 :: General :: #458 :: rss
Mais trouverait-on quelqu'un pour s'exclamer comme M. Lepic : « Lustucru » ? (Sans doute en constatant, loin de l'idéalisme millionnaire de Poil de Carotte, que le pognon fond...) La marque de pâtes a pris ce nom en 1911. Le père Lustucru, lui, existe probablement depuis le XVIIe siècle, avant et indépendamment de la mère Michel qui a perdu son chat (sur l'air de la marche de Catinat), provenant peut-être de l'exclamation : « l'eusses-tu cru ? » — quand on respectait encore la concordance des temps...
Ensuite on parlera de « Comme Brutus » (116-120), ou quand les enfants se voient plus instruits que leurs parents — et surtout Poil de Carotte, qui montre des dispositions à devenir un futur Jules Renard...
Brisons là ! Le cours s'est fait ensuite sur ces bases. Avec T., on a inauguré le « thé des rois mages » de Kusmi au petit déjeuner (on vient de finir le Prince Wladimir). Étonnante note d'amande. Après le cours (pendant que je trime, T. va au sauna-yoga...), nous sommes allés au Saint-Martin, tard, et c'était plein, nous avons dû attendre au comptoir qu'une table se libère. Pas longtemps. On nous a offert le Beaujolais nouveau. Pouâcre !... Que c'est pas bon !... Je finis petit à petit, parce que c'est offert de bon cœur, mais de moi-même, je n'en prendrais pas (ou je n'en eusse pas pris).
Beaucoup plus tard, je regarde
Ce soir ou Jamais de jeudi. Débat sur la philo, plus agréable
qu'intéressant, mais c'est déjà beaucoup. Moment d'inquiétude qui se change en
moment de grâce : quand Alexandre
Jollien, que je ne connaissais pas, prend la parole. Il est partiellement
handicapé moteur, voit-on, mais s'exprime avec une clarté et une fermeté qui
laissent vite l'inquiétude loin derrière. À la différence de ce qui se produit
dans bien des documentaires, qui sont d'ailleurs consacrés au handicap lui-même
et qui ne sont jamais en direct, Frédéric Taddeï lui parle normalement, sans
condescendance, ni effort ni ralentissement. Cela ranime mon espoir d'une
télévision où des gens qui ont quelque chose à dire s'exprimeraient vraiment,
quelle que soit leur condition physique et sans les sélectionner sur des
critères discriminatoires de normalité télégénique.
Avital
Ronell semble avoir les faveurs de
Lignes de
fuite, lisons cela de près. En revanche, Delecroix et Pourriol ne m'ont
pas convaincu du bien fondé de leur démarche.
Puis Higelin, qui n'y est pas, qui dit un peu n'importe quoi. C'est dommage. De
plus l'émission est ségolénisée, avec des morceaux de Soir 3
dedans...
Dernier dévédé de la saison 1 de Lost, avec 3 épisodes (au lieu de deux — heureusement parce qu'à la fin du deuxième, on était mal...). On voulait finir la saison avant notre départ ; que l'on sache un peu quoi faire si notre avion se crashe sur une île déserte...
Commentaires
1. Le samedi 18 novembre 2006 à 23:08, par Manu :
N'auriez-vous aussi découvert qu'après coup le 25ème épisode ?
Sinon, quand Hugo me demande pourquoi je travaille, je lui réponds que c'est pour pouvoir acheter à manger. Il n'a que 3 ans et demi et je ne suis pas sûr qu'il fasse déjà le lien avec l'argent. Je te tiendrai au courant quand ce sera le cas. En attendant, je ferais peut-être mieux de lui dire que je travaille pour le plaisir (ou la santé, comme le bon vieux refrain), histoire de ne pas présenter cela comme une contrainte ! (?)
2. Le samedi 18 novembre 2006 à 23:45, par Berlol :
Ben voui, on était habitué à ce qu'il y ait deux épisodes par dévédé. Après, j'ai vérifié sur le web...
Pour Hugo, tu vois la différence déjà : Poil de Carotte ne demande pas à son père pourquoi il travaille, ça ne lui vient pas à l'esprit, et d'ailleurs son père est plutôt un taiseux qu'il est assez difficile de faire parler. D'ailleurs, il n'est nulle part fait mention du métier de M. Lepic (à ma connaissance)...
3. Le dimanche 19 novembre 2006 à 02:37, par brigetoun ou brigitte célérier :
on peut dire aux enfants qu'on travaille pour gagner de l'argent, mais que c'est passionnant (même si ce ne l'est pas).
Je déguste les allusions à Poil de Carotte, je vais essayer les rois mages. Par contre le quart de sang lyonnais que j'ai en moi sais que l'on ne boit pas le beaujolais nouveau ; on se contente de le vendre
4. Le dimanche 19 novembre 2006 à 03:10, par Manu :
Nous, c'étaient 4 épisodes par DVD et le 25ème sur le DVD bonus !
Sinon, c'est vrai qu'on peut voir les choses comme cela : on travaille par passion et en plus on est payé pour ça !
5. Le dimanche 19 novembre 2006 à 14:34, par cgat :
lyonnaise aussi, je confirme : le beaujolais nouveau c'est pour les autres (et de plus en plus pour les étrangers, semble-t-il, parce qu'à Paris ça ne le fait plus vraiment)
quant à Avital (c'est plus joli avec un L) Ronell il faut la lire en effet : j'ai ajouté ce soir une citation qui concerne le travail d'ailleurs ...
citation à ne pas faire lire aux enfants si on veut leur donner le goût du travail, mais le veut-on ? il me semble que ce ne serait pas mon cas, et que l'urgence est plutôt d'en détourner les générations futures, mais j'en parle à mon aise, n'en ayant pas, d'enfants
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