Lever à 6 heures. Tout est réglé pour deux au millimètre jusqu'à vendredi soir.
En théorie.
Ça commence par le train, pour aller donner mes deux cours de l'après-midi. J'y corrige des exercices. Être pour savoir, goûtue erreur dans une copie : « Est-ce que nous serons ce qu'il y aura à manger ce soir ? »

Cours de conversation. Aujourd'hui, sur l'obésité, avec l'infographie de Libération (du 15 novembre) et la page Wikipédia. Ça marche bien. Ultime question que je leur pose : est-ce qu'un sumo est obèse ?... L'ont pas vue venir, celle-là... Gêne et rock'n roll...

Après, c'est bureau jusque tard. Donc faisons court.
Sauf un peu de détente après le dîner et la soirée spéciale enfants de Ce soir ou Jamais. Alors deux tubes que j'ai voulu retrouver (nous vivons une époque formidable) : I will... remember... (Attention, ça tue !)

Le lendemain matin.
En fait, ça ne s'est pas fait directement et je suis obligé d'y revenir ce matin, sinon je ne me souviendrai plus comment c'est arrivé (que je cherche et que j'écoute ça). Je voulais d'abord utiliser le module de recherche YouTube que j'ai installé récemment dans ma page perso Google. Je me suis souvenu m'être plusieurs fois demandé ce qu'était devenu le groupe Middle of the Road, dont j'avais eu ce qui a dû être ma première cassette audio, dans les années 70, peut-être via ces offres publicitaires qui vous obligeaient à choisir un livre ou une cassette ou deux par mois et à quoi ma mère avait dû s'abonner, peut-être sous ma pression, je ne sais plus. Or il n'y a rien d'eux sur YouTube (j'aurais mieux fait de chercher un site officiel...), mais il y a cette chose merveilleuse et qui peut vous faire perdre un temps précieux qui est la colonne de choses proposées en relation avec votre requête, et c'est alors que j'ai vu cette tête joviale avec une coiffure que je ne connaissais qu'à Mireille Mathieu et le titre du groupe, dans mon souvenir jamais vu ni entendu, Captain & Tennille, mais sur quoi j'ai pourtant cliqué comme si quelque obscure connaissance ou pressentiment m'y poussait. Quand j'ai eu reconnu l'air, que j'avais dû bien aimer autrefois et que je trouve encore assez entraînant et, pour tout dire, bien foutu, bien chanté et possédant un enthousiasme communicatif, je me suis senti frustré dans mon passé de ce que la télévision française de l'époque ne m'avait pas proposé ces images alors que les radios donnaient cela à mes oreilles chaque jour, peut-être, durant des mois. Ensuite, c'est plus simple : le rythme, la mélodie, le piano (Captain et Tennille jouent en tout de cinq ou six claviers qui doivent aujourd'hui tenir dans un ordinateur portable d'entrée de gamme) m'ont fait penser clairement à Bennie and the Jets d'Elton John, dont il m'a fallu passer plusieurs versions récentes et plutôt horribles, rassises malgré la pin-up, avant d'en trouver une qui avait un peu du punch d'origine — et pour cause puisqu'elle est de 76 alors que la chanson date de 73.