Est-ce pour honorer mon passage en terre hexagonale que sort précisément le 24 un Magazine des Livres ? En bon ingrat, je leur réponds tout de suite qu'avec les noms qu'ils ont mis en couverture (Delerm, Hallier, Heidegger, Monnehay — sauf cette dernière que je ne connais pas), ça ne va pas être facile. Ou bien faut-il quand même voir dans le sommaire qu'il y a trois pages sur Beckett, une chronique sur David Abiker, lui-même chroniqueur d'Arrêt sur Images, ou des bonnes feuilles de Philippe Di Folco ? Et puis il faudra observer de près la chronique Livres & Internet de Frédéric Ploton qui blogue depuis un an dans un quasi secret...

Manquait plus que lui ! François Busnel, en bon connaisseur de la littérature américaine, fait sa vidéo de la promo de Littell. Dernière phrase : « le Goncourt a enfin fait son boulot, joué son rôle [en donnant] à lire le livre qui a écrasé, surplombé l'ensemble de la production littéraire de cette année 2006.»
Tout le reste est déjà au pilon. Merci pour eux.

Dans le cadre de mon travail de recherche (que j'ai achevé cet après-midi), j'ai découvert le Blog vidéo de Luciano. C'est bien, dans son genre ! Et intime, avec ça...
J'ai fait un premier chronométrage de mon exposé, qui dépasse allègrement les 30 minutes, sans considérer l'impondérable dans les ouvertures de pages web. Il va falloir réduire la voilure — drosser moins et parler plus vite.

Une bonne édition — ou est-ce parce que j'ai l'esprit dégagé ? — de Ce soir ou Jamais que celle d'hier, normalement en ligne ce soir (pour moi, alors que les deux ou trois semaines précédentes, il fallait attendre le jeudi ou le vendredi), sur l'architecture, débat assez léger, tout de même, mais surtout après le Soir 3, sur différents sujets, principalement grâce à la qualité des personnes en présence. J'ai beaucoup apprécié les propos d'Yves Michaud et de Daniel Buren, et dans une moindre mesure ceux de Dominique Jamet ou d'Éric Rochant. Le rappel par Zahia Rahmani de la torsion infligée au jus soli français depuis les lois Pasqua et Perben, expliquant en partie pourquoi des jeunes nés en France de parents étrangers fuient systématiquement la police, était plus que nécessaire : le moindre passage dans un commissariat de police peut invalider leur choix de la nationalité française au moment de leur majorité civile ! Et pour être rejetés où ? Vers un pays où dans bien des cas ils ne sont jamais allés et où ils ne connaissent personne... C'est tout simplement ahurissant, quand on y pense.