Même les pieds sentent le chèvre et le tarama...
Par Berlol, vendredi 24 novembre 2006 à 23:35 :: General :: #464 :: rss
J'y reviendrai. On y reviendra. D'où on vient. Mais aussi
comment ça s'est passé. Ou comment rien ne s'est passé,
pourrait-on dire, quand tout se passe bien. Du dernier regard nippon sur
des écoliers entrant innocents dans l'antre de la guerre à
ma tête qui s'effondre toutes les vingt secondes actuellement devant
l'écran...Ce n'est que beaucoup plus tard que je peux écrire avec une tête qui tient droite. Je revois cette belle lumière sur le parvis de la gare de Tokyo, les ascenseurs qui mènent au troisième sous-sol d'où part le train pour Narita, les deux pipelettes sexagénaires derrière nous, ma surprise quand je m'aperçois que je n'ai plus le billet électronique de T., imprimé par mes soins, et posé tout à l'heure sur mon bureau quand le taxi a sonné — mais je lis sur le mien que seule compte l'information enregistrée dans les ordinateurs de la compagnie ANA, ce dont nous nous assurons dès l'arrivée dans le hall de l'aéroport, terminal 1, aile Sud, auprès d'une employée qui imprime pour T. un récapitulatif, ouf. Nous faisons faire en deux minutes des cartes de milleage puis nous dirigeons vers les bornes d'enregistrement des bagages, où une autre employée nous assiste, retrouve les places déjà réservées, explique l'émission des cartes d'embarquement et nous libère moins de cinq minutes après notre entrée dans la zone. Passage sous le portique de détection sans rien repérer de dangereux sur nous, passage au contrôle des passeports sans arrestation. Et hop : une heure et demie dans le dangereux univers du shopping ! (On restera raisonnable, tout de même.)
Vu dans l'avion, et parce que c'est dans l'avion : Tokyo Drift, film
dérapant de simplicité ; Pirates des Caraïbes
2, je somnolais la première moitié, après c'est
comique comme du Jackie Chan ; Click,
pour ne pas zapper sa vie. On n'arrive pas à vraiment dormir. Rencontré
dans l'avion, discussion debout près d'une porte, histoire de passer
une petite heure, Pascal Griolet, de retour d'un voyage d'études de
compagnies théâtrales ambulantes, connu il y a près de
dix ans quand il avait pris l'intérim de la Maison franco-japonaise.
Atterrissage ('tain, 2 t 2 r 2 s...) sur piste mouillée mais ni fast
ni furious. Et surtout — c'était l'attente essentielle, le risque
de série des emmerdes — les valises sortent, et normales, du troufignon
mécanique.Taxi courtois et bavard, ça tombe bien il y a des bouchons. Mais on est place Monge vers 18h30, sous une bruine rafraîchissante. Première promenade, qui nous mène chez un fromager et chez le traiteur grec — même les pieds sentent le chèvre et le tarama...
Commentaires
1. Le samedi 25 novembre 2006 à 03:36, par patapon :
Tiens donc ! Encore à Paris, les petits veinards !? Bon, alors, hâtez-vous d’ aller voir le dernier Resnais (Cœurs), vous me raconterez !
2. Le samedi 25 novembre 2006 à 06:10, par Bikun :
Bienvenu à Panames...on se voit quand?!
3. Le samedi 25 novembre 2006 à 08:16, par Dominique Fromentin :
un saucisson de cheval ?
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