Matinée travail et téléphonages, mais pas de réponse de la BnF pour mes tests techniques...
T. est un peu dérangée par les changements d'horaire et de nourriture, elle doit réduire ses ambitions de sorties et de profusion culinaire. Il y a cependant des incontournables, ou devrais-je dire des inévitables, comme le rendez-vous paternel, fixé cette fois à Châtelet à 12h30. Dans une pharmacie, T. expose son cas au pharmacien qui lui prescrit du Spasfon-Lyoc et du citrate de bétaïne de chez Upsa (et ça va marcher, au grand soulagement de T. qui pourra bien profiter de cette belle journée ensoleillée, même si elle se couchera avant neuf heures sans dîner).
Allons près de la place des Innocents, à la pizzeria Enio (j'ai dû y avaler en diverses compagnies une quinzaine de pizzas parmi toutes les pizzas de ma vie). Mais aujourd'hui, changement de programme, on évite le pain qui fait grossir — on lui préfère la bonne huile d'olive qui fait (moins) grossir : cœurs d'artichauts et de palmiers, veau milanaise, calamars frits et spaghettis tomate, suivis de desserts quand même.
Pendant notre discussion à trois, nous suivons du regard le manège d'un individu à imperméable, d'apparence japonaise, qui fait les cent pas au coin de la rue, répond moshi moshi au téléphone portable (j'ai lu sur ses lèvres), plus tard accueille d'autres étrangers, taïwanais ou philippins, avec lesquels il entre au Bistro Romain, dont il ressort seul une minute après pour attendre de nouveau au coin de la rue... On lui prête une existence barbouze, on simule ses paroles téléphonées ambiguës.

Marchons dans le quartier, faisons photos et vidéos rue Blaise Cendrars et allée Aragon (ce sera la touche littéraire du jour), petit à petit jusqu'à la rue des Petits-Champs. Comme il doit voir l'ouvrier qui change ses papiers aux murs, nous laissons mon père à l'entrée Nord du Palais-Royal, dans la galerie de Beaujolais. Nous continuons mais devons changer nos plans...
Chez Cartier, rue de la Paix, où T. veut changer un vieux bracelet de montre. J'en profite pour aller aux toilettes. Qui peut dire qu'il est allé pisser chez Cartier, rue de la Paix ? Moi.
Chez Old England où je veux des gants noirs, solides et pas fourrés. J'avais failli en acheter le 9 septembre, quand il faisait froid, mais j'y avais renoncé en voyant le soleil revenir...
En fait, on voulait acheter du kombu chez Kyoko, rue des Petits-Champs, mais c'est fermé le lundi. On passe voir quand même aux Galeries Lafayette, mais c'est trop luxueux et bordélique, on renonce. Retour par RER et métro, à l'heure de pointe, une expérience existentielle.

De retour à mon ordinateur, je constate que la BnF me propose un rendez-vous technique demain. Bon, on va arranger ça. Divers autres coups de téléphone, certain(e)s s'y retrouveront. On se verra demain, ou après-demain. Quand j'aurai le temps de mettre liens et photos...