Un bout par ci...
Par Berlol, mardi 28 novembre 2006 à 23:59 :: General :: #468 :: rss
Déjà ! (Cette fois, Philippe a gagné !... Mais l'avant et l'après viendront demain.)
Le lendemain soir...
C'est une journée où je reçois des livres.
Celui de Jean-Philippe Toussaint et celui d'Henri Meschonnic. Une belle journée,
avec des amis aussi. Et pourtant, venant du fond de moi, de l'énervement.
Celui de rater des bus qui m'auraient fait gagner du temps, d'avoir marché
en n'en voyant pas arriver et d'en voir un se pointer quand je suis loin de
l'arrêt — et encore trop loin de l'arrêt suivant. La tentation
d'aller plus vite se retourne contre moi. Puis plus tard, l'énervement
par des restaurants qui utilisent un répondeur téléphonique
ou qui gardent porte close jusqu'à l'heure du service.
Ça commence avec le Balzar, en face de la librairie Compagnie. Je devais y réserver une table mais c'est complet pour ce soir. Passage chez Minuit, rue Bernard Palissy, vieil escalier, pièces meublées comme dans un film d'époque, mais une bonne ambiance, discrète. J'y viens pour la première fois et parce qu'on m'y a invité à passer retirer mon exemplaire numéro 8 de la Mélancolie de Zidane, avec photo couleur de l'auteur et dédicace signée... Je rate l'occasion d'emporter un grand panneau avec deux photos du stade de Berlin par Toussaint, déjà encollées sur un support rigide. On me le proposait et j'ai bêtement répondu que je n'aurais pas la place dans l'avion — réponse que je regrette dans les secondes qui suivent.
Retour fissa dans le cinquième pour déjeuner avec Laure
Limongi et Philippe De Jonckheere aux Fontaines, rue Soufflot. Il m'attendait
sur les marches, elle arrive juste après. On prend la même chose,
une assiette gourmande. Et comme je faisais remarquer au serveur que ma tranche
de foie gras était plutot riquiquie par rapport à celle des
deux autres, il nous rapporte trois tranches correctes... Mêmes cadeaux
dans la conversation, que ce soit sur l'intime (on révise pour jeudi),
sur la photographie ou sur Léo Scheer. Et s'il pleut un peu quand on
sort, on s'en fout. Pour plus ample informé, voir Philippe...
Plus tard dans l'après-midi, je galère encore pour trouver un restaurant pour le dîner. Ce sera le Berthoud, rue Valette. Dîner avec les Meschonnic. Henri m'a apporté sa Dame d'Auxerre. Ayant bien retenu de quoi il s'agissait grâce à France Culture, un Tout arrive où il était invité en compagnie de Michel Onfray, nous pouvons débattre de l'historicité des commentaires d'archéologues et de ce que ça révèle de chaque époque. Puis il sera question de dépoussiérer Saussure, sujet également d'actualité. De choses plus personnelles aussi, évidemment, comme la santé, les fois où l'on s'est raté, la soutenance de T., des nouvelles des amis.
Mais encore une fois, je le félicite pour Célébration de la poésie, qui vient d'ailleurs de sortir en poche. Dans cinquante ans et plus, quand on voudra savoir ce qu'il en était de la poésie vers la fin du vingtième siècle, c'est un des livres que l'on consultera.
Le lendemain soir...
C'est une journée où je reçois des livres.
Celui de Jean-Philippe Toussaint et celui d'Henri Meschonnic. Une belle journée,
avec des amis aussi. Et pourtant, venant du fond de moi, de l'énervement.
Celui de rater des bus qui m'auraient fait gagner du temps, d'avoir marché
en n'en voyant pas arriver et d'en voir un se pointer quand je suis loin de
l'arrêt — et encore trop loin de l'arrêt suivant. La tentation
d'aller plus vite se retourne contre moi. Puis plus tard, l'énervement
par des restaurants qui utilisent un répondeur téléphonique
ou qui gardent porte close jusqu'à l'heure du service.Ça commence avec le Balzar, en face de la librairie Compagnie. Je devais y réserver une table mais c'est complet pour ce soir. Passage chez Minuit, rue Bernard Palissy, vieil escalier, pièces meublées comme dans un film d'époque, mais une bonne ambiance, discrète. J'y viens pour la première fois et parce qu'on m'y a invité à passer retirer mon exemplaire numéro 8 de la Mélancolie de Zidane, avec photo couleur de l'auteur et dédicace signée... Je rate l'occasion d'emporter un grand panneau avec deux photos du stade de Berlin par Toussaint, déjà encollées sur un support rigide. On me le proposait et j'ai bêtement répondu que je n'aurais pas la place dans l'avion — réponse que je regrette dans les secondes qui suivent.
Retour fissa dans le cinquième pour déjeuner avec Laure
Limongi et Philippe De Jonckheere aux Fontaines, rue Soufflot. Il m'attendait
sur les marches, elle arrive juste après. On prend la même chose,
une assiette gourmande. Et comme je faisais remarquer au serveur que ma tranche
de foie gras était plutot riquiquie par rapport à celle des
deux autres, il nous rapporte trois tranches correctes... Mêmes cadeaux
dans la conversation, que ce soit sur l'intime (on révise pour jeudi),
sur la photographie ou sur Léo Scheer. Et s'il pleut un peu quand on
sort, on s'en fout. Pour plus ample informé, voir Philippe...Plus tard dans l'après-midi, je galère encore pour trouver un restaurant pour le dîner. Ce sera le Berthoud, rue Valette. Dîner avec les Meschonnic. Henri m'a apporté sa Dame d'Auxerre. Ayant bien retenu de quoi il s'agissait grâce à France Culture, un Tout arrive où il était invité en compagnie de Michel Onfray, nous pouvons débattre de l'historicité des commentaires d'archéologues et de ce que ça révèle de chaque époque. Puis il sera question de dépoussiérer Saussure, sujet également d'actualité. De choses plus personnelles aussi, évidemment, comme la santé, les fois où l'on s'est raté, la soutenance de T., des nouvelles des amis.
Mais encore une fois, je le félicite pour Célébration de la poésie, qui vient d'ailleurs de sortir en poche. Dans cinquante ans et plus, quand on voudra savoir ce qu'il en était de la poésie vers la fin du vingtième siècle, c'est un des livres que l'on consultera.
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