C'est quoi, cette histoire, François !?
(Je partage ton désarroi.)

Je vois qu'il y a de l'écho dans la blogosphère littéraire française pour s'émouvoir et s'indigner. Mais deux questions, pour moi, se détachent.
1. Pourquoi exactement Laure Adler est-elle virée ? Pour quels choix stratégiques ? Pour quelles actions ? À cause de quelles relations, actuelles ou précédentes ? (À défaut de réponse, il ne me paraît pas possible d'avoir un avis sur le bien ou le mal fondé de la chose.)
2. Pourquoi son départ stoppe-t-il ton travail préparatoire ? Est-ce la maison qui publie ou sont-ce les personnes qui dirigent des collections qui décident ? (Je t'avoue que je ne comprends pas ces choses et que cela ne fait que renforcer mon dédain des éditeurs.)

Ici, mardi froid et humide. Train sans visibilité. Mais pas de quoi se plaindre.
Après les cours, abysses administratifs : réunion pour préparer la réunion de demain.

Dîner avec un collègue allemand. Avant de venir ici, il a été trois ans dans une université où j'ai travaillé il y a fort longtemps comme chargé de cours. J'avais arrêté parce que c'était trop loin de Tokyo. Pour deux cours pas très bien payés, je perdais la journée entière et j'étais crevé. D'ailleurs, il n'y avait pas de perspectives d'avenir, le poste de titulaire était miné (du fait de relations difficiles, voire explosives, dans le département de français). Du coup, ce soir, j'ai pu avoir des nouvelles de Ketty, partie depuis en Nouvelle-Zélande. Ça m'a rappelé un week-end encore plus ancien, à Chichibu, ça devait être en 1994 ou 1995... Et puis comparer un peu nos approches pédagogiques et l'usage que nous faisons des manuels de langue. Enfin, voilà, tout cela en anglais, c'était ce genre de dîner, chez Rhubarb, avec leurs excellentes crêpes.
Et demain qui va être une longue journée.