Je vais pouvoir l'introduire
Par Berlol, mercredi 13 décembre 2006 à 23:28 :: General :: #483 :: rss
Après, boulevard Bourdon, il faisait presque aussi chaud qu'au début de Bouvard et Pécuchet. Nous étions heureux.
Enfin eu contact par mail avec Jean-Philippe Toussaint, qui est à Kyoto,
qui m'écrit que je n'ai rien raté vendredi dernier parce qu'il n'était pas
à l'Institut franco-japonais de Tokyo mais... à celui de Yokohama. Au temps
pour moi qui, après avoir manqué l'info au moment opportun, en ai tronqué
une autre dans l'après-coup... (Faudrait que je me concentre un peu.)
Avons convenu protocole d'accueil pour demain, de l'hôtel à l'Alliance, sans
oublier l'after dans une izakaya.
Si ça se présente bien, je vais pouvoir l'introduire (!) sur ce nouveau
paradoxe qui voit Zidane sortir du stade seul au monde et cinq mois plus tard
entrer en Algérie dans les foules adulantes.
« Une pensée de vanille », c'est l'expression poétique
qu'une étudiante a écrite dans une dictée de recette de cuisine. Elle a
confondu, comme cela arrive souvent à l'oreille nippone, les en et les
in, comme dans marrant et marin.
Si cela m'a aidé à passer cette journée un peu longue, avec cours de
lecture d'un tableau
de l'INSEE,
réunion amicale d'étudiants français et japonais, puis réunion moins
amicale des membres de la faculté ?
Oui, sans doute.
Éric Chevillard et Antoine Emaz ont reçu une bourse
Thyde Monnier de la SGDL. C'est bien. La SGDL a organisé le 5 décembre
une sorte de colloque,
fait de trois tables rondes, intitulé La création littéraire à l'heure
du numérique. C'est très bien. Avec des journalistes, des éditeurs, des
créateurs et des gestionnaires du numérique et pas mal d'adresses web dans
le programme au format pdf : Encres
vagabondes, Comme un roman
(librairie), Le Littéraire.com (SGDL),
Chaoïd, Jean-Pierre
Balpe, Xavier Malbreil,
Patrick Morelli, Romain Protat.
Un des débats portait sur les nouveaux droits d'auteur. Ça aurait sans doute
plu à Philippe...
Mais pas de page web dédiée (autre que le pdf de la lettre mensuelle). Et
surtout... pas de diffusion ! Personne n'a pu se payer un enregistreur mp3
à 66 euros ? Et même pas d'écho depuis ! Pas un de ces
messieurs-dames pour en parler quelque part, par exemple dans un blog, une
chronique, que sais-je !, un forum !
Sans doute des questions de... droits... sont-elles en jeu.
(Si quelqu'un en a parlé quelque part, qu'il ou elle m'excuse, mais c'est
bien caché... Et surtout qu'il ou elle se fasse connaître.)
Commentaires
1. Le mercredi 13 décembre 2006 à 12:40, par Philippe De Jonckheere :
P, pour être parfaitement honnête, j'y étais invité, mais je n'ai pas pu m'y rendre, un rendez-vous prioritaire pris de longue date, et dont il n'est pas trop intime de dire, même dans un commentaire, qu'il s'agissait d'un rendez-vous important pour Nathan.
Mais tu as raison de dire que les compte-rendus de cette journée ne sont pas légion, c'est curieux d'ailleurs parce que dans les participants j'aurais juré qu'il y avait des personnes tout à fait aptes à ce genre d'exercice.
Après tout est-ce si grave? Ne sommes-nous pas coupables, nous, ceux qui font des compte-rendus, de donner une importance disproportionnée aux occasions où nous participons?
Amicalement
Phil
2. Le mercredi 13 décembre 2006 à 14:32, par une parisienne qui n'aime pas le foot :
1. pour faire bercy - bastille, le 87 eût été direct
2. sans vouloir te décevoir, la plupart des chauffeurs de bus parisiens font cela, sinon les parisiens - moins disciplinés sans doute que les japonais - râlent et trépignent au moindre embouteillage (moi la première) et ça peut dégénérer
3. s'il faut aller écouter (et qui plus est chroniquer) tous les colloques, journées, conférences, lectures etc. intéressants, quand est-ce qu'on travaille, nouzôtres parisiens ? (d'autant que sur mon lieu de travail il y avait aujourd'hui un colloque, intéressant aussi, consacré au NetArt et à son dépôt légal !)
4. laissons un peu le mélancolique Zidane profiter des avantages de sa notoriété : on peut comprendre qu'il ait envie de faire plaisir à son papa en étant accueilli comme un chef d'état en Algérie ...
5. plus judicieux serait de demander à Jean-Philippe Toussaint (que j'aime beaucoup, je précise) pourquoi il s'est senti obligé de vendre 5 euros (je crois) un aussi court texte sur un personnage aussi vendeur : est-ce qu'il a été obligé de payer lui-même son billet pour le Japon ?
3. Le mercredi 13 décembre 2006 à 15:32, par Berlol :
Eh oui, le 87, bien sûr, mais il eut fallu que nous le chopassions...
Ta question 5 est déjà au programme. Pour le billet d'avion, je pense que c'est l'éditeur au Japon qui paie. S'il y a d'autres questions, allez-y, je ferai comme à la télé, Yves Calvi, par exemple : "alors maintenant, une question d'une internaute..."
4. Le mercredi 13 décembre 2006 à 15:53, par Bikun :
Tiens, je croyais qu'il était interdit au bus de s'arrêter en dehors des arrêts de bus?
5. Le mercredi 13 décembre 2006 à 16:04, par christine :
l'internaute n'a pas d'autre question pour l'instant et concède que les bus parisiens ne sont pas faciles à chopassionner
6. Le mercredi 13 décembre 2006 à 16:21, par Berlol :
Bon, je reconnais que je l'ai un peu chargé, ce pauvre verbe...
7. Le mercredi 13 décembre 2006 à 16:36, par christine :
c'est interdit en effet, Bikun, mais heureusement les humains (certains au moins) savent composer avec les interdits pour que la vie des autres humains soit plus fluide ... il en est de même des chauffeurs de bus
de l'autobus parisien comme métaphore de la condition humaine, quoi ! queneau l'avait bien dit ! (finalement, Berlol, tu as eu raison de raconter ce souvenir, qui nous entraîne sur des chemins quasi philosophiques)
8. Le mercredi 13 décembre 2006 à 18:41, par Berlol :
Philippe, j'ai bien lu qu'une grosse chose vous avait aimantés ailleurs. Et c'était bien normal. En ce qui concerne les comptes rendus et les enregistrements mp3 : le compte rendu prend du temps, c'est évident, et il faut plus ou moins y être autorisé, ou mandaté, donc plutôt du ressort de l'organisateur (ou de la puissance invitante), en revanche l'enregistrement mp3 peut se faire discrètement, ne coûte rien, ne prend guère de temps (celui de transférer dans l'ordinateur, de couper des bouts avant et après, des silences, etc., voire de réécouter tout en faisant la vaisselle, et de èftéper quelque part) et se diffuse facilement, même sans trop prendre de gants si ce n'est pas clairement interdit. C'est ce que je fais pour la plupart des colloques et conférences auxquels je vais, même si je ne les diffuse pas toujours (je demande, et quand ça n'est pas souhaité, je respecte).
Disons, pour être parfaitement honnête, comme tu dis, que je subodore parfois une volonté de ne pas faire œuvre utile, de ne pas rendre service gratuitement, et, venant de ceux qui construisent littéréticulairement (j'en connais au moins deux dans le pannel SGDL en question), je trouve cela fort décevant.
9. Le jeudi 14 décembre 2006 à 01:11, par brigetoun :
un restaurant italien rue de Sévigné ? c'est à ce genre de détail que je sens mon âge. De mon temps il n'y avait pas de restaurant
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