vendredi 22 décembre 2006
Renoncé aux puces
Par Berlol, vendredi 22 décembre 2006 à 23:58 :: General
J'ai constaté depuis trois jours, dans la liste des liens entrants sur le JLR,
une reprise des requêtes Google concernant les bagages perdus par British Airways.
Alors qu'en août-septembre je savais pourquoi, et que les médias en parlaient,
ces jours-ci je n'ai rien entendu au sujet de la compagnie britannique ou de
l'aéroport d'Heathrow, sinon qu'un fort brouillard avait cloué tous les avions
au sol hier. Ces requêtes en nombre signifient qu'il y a de nouveau des bagages
perdus, alors que cela s'était semble-t-il résorbé en octobre-novembre — et
que, cette fois, aucun média n'en parle...
On peut être mort de rire en relisant cet article de juin 2005 (il y en a d'autres) indiquant que BA devait arriver à zéro erreur en faisant des économies grâce aux puces traçables, et surtout en constatant que les médias qui avaient joyeusement relayé cette information économique se sont bien gardés de dire ensuite que BA n'avait pas lancé son opération (voir ici au second paragraphe, où l'on ne dit pas non plus pourquoi BA a renoncé aux puces).
Nul doute qu'on arrivera au suivi RFID, et que nous en bénéficierons tous, mais au prix de combien de désinformations des compagnies aériennes qui ne veulent pas que leur image ait à souffrir des ratés ? (Alors que les passagers sans valises, eux, souffrent.)
Les Salons littéraires sont dans l'internet (PUF, 2002), dont je parlais hier, semble être épuisé, ou très fatigué, voire pilonné... Une personne m'a écrit en privé qu'elle l'a cherché en librairie sans succès. Mes relations avec les PUF étant proches du néant depuis quatre ans, je ne suis pas vraiment bien placé pour lui répondre.
Est-ce que par hasard ceux de mes gentils lecteurs et gentilles lectrices qui viendraient à passer dans une librairie et à l'apercevoir, même (ou surtout) d'occasion, ne pourraient pas nous en avertir ici, en indiquant le nom et l'adresse de la librairie où l'ouvrage devenu précieux parce que rare aura été localisé ?
Radio rattrapage.
Georges Picard, justement, dans Du Jour au Lendemain d'hier ! Travaux publics sur Julien Gracq — très bien, c'est rare ! Mardis littéraires sur Duras et les nouvelles parutions durassiennes — très bonne émission aussi, mais qu'il vaut mieux éviter d'écouter si l'on croit aux histoires de MD comme les enfants croient au Père Noël (j'aurai prévenu). Et à venir ce soir, Peinture fraîche sur Tzara et les arts dits primitifs, avec Marc Dachy, Alain Jouffroy et Christophe Tzara, fils de Tristan...
« Combien
d'écrivains resteraient-ils fidèles à la littérature si elle ne leur rapportait
ni argent, ni notoriété ? Combien d'écrivains continueraient-ils à écrire s'ils
n'avaient aucune chance d'être publiés ? On peut se poser la question pour
soi-même : selon la réponse, on saura à quelle sorte d'écrivain on appartient,
écrivain social ou écrivain vital. La frontière établit d'ailleurs un tracé
subtil à travers les genres littéraires, les styles et les thèmes : il y a cette
voix qui ne trompe pas, cette ardeur d'écriture que l'on ne ressent que si l'on
est soi-même un lecteur passionné.» (Georges Picard, Tout le monde
devrait écrire, p. 48-49)
Sinon, moi, j'ai fini mes sujets d'examen, déjeuné avec David au restaurant universitaire (rare un vendredi, mais faute de temps), rempli divers documents administratifs, fait ma valise et pris le train jusqu'à T. — qui était en train de regarder Priscilla, Folle du désert (S. Elliott, 1994), film que je lui avais recommandé à la boutique de location... On voit que les fêtes approchent.
On peut être mort de rire en relisant cet article de juin 2005 (il y en a d'autres) indiquant que BA devait arriver à zéro erreur en faisant des économies grâce aux puces traçables, et surtout en constatant que les médias qui avaient joyeusement relayé cette information économique se sont bien gardés de dire ensuite que BA n'avait pas lancé son opération (voir ici au second paragraphe, où l'on ne dit pas non plus pourquoi BA a renoncé aux puces).
Nul doute qu'on arrivera au suivi RFID, et que nous en bénéficierons tous, mais au prix de combien de désinformations des compagnies aériennes qui ne veulent pas que leur image ait à souffrir des ratés ? (Alors que les passagers sans valises, eux, souffrent.)
Les Salons littéraires sont dans l'internet (PUF, 2002), dont je parlais hier, semble être épuisé, ou très fatigué, voire pilonné... Une personne m'a écrit en privé qu'elle l'a cherché en librairie sans succès. Mes relations avec les PUF étant proches du néant depuis quatre ans, je ne suis pas vraiment bien placé pour lui répondre.
Est-ce que par hasard ceux de mes gentils lecteurs et gentilles lectrices qui viendraient à passer dans une librairie et à l'apercevoir, même (ou surtout) d'occasion, ne pourraient pas nous en avertir ici, en indiquant le nom et l'adresse de la librairie où l'ouvrage devenu précieux parce que rare aura été localisé ?
Radio rattrapage.
Georges Picard, justement, dans Du Jour au Lendemain d'hier ! Travaux publics sur Julien Gracq — très bien, c'est rare ! Mardis littéraires sur Duras et les nouvelles parutions durassiennes — très bonne émission aussi, mais qu'il vaut mieux éviter d'écouter si l'on croit aux histoires de MD comme les enfants croient au Père Noël (j'aurai prévenu). Et à venir ce soir, Peinture fraîche sur Tzara et les arts dits primitifs, avec Marc Dachy, Alain Jouffroy et Christophe Tzara, fils de Tristan...
« Combien
d'écrivains resteraient-ils fidèles à la littérature si elle ne leur rapportait
ni argent, ni notoriété ? Combien d'écrivains continueraient-ils à écrire s'ils
n'avaient aucune chance d'être publiés ? On peut se poser la question pour
soi-même : selon la réponse, on saura à quelle sorte d'écrivain on appartient,
écrivain social ou écrivain vital. La frontière établit d'ailleurs un tracé
subtil à travers les genres littéraires, les styles et les thèmes : il y a cette
voix qui ne trompe pas, cette ardeur d'écriture que l'on ne ressent que si l'on
est soi-même un lecteur passionné.» (Georges Picard, Tout le monde
devrait écrire, p. 48-49)Sinon, moi, j'ai fini mes sujets d'examen, déjeuné avec David au restaurant universitaire (rare un vendredi, mais faute de temps), rempli divers documents administratifs, fait ma valise et pris le train jusqu'à T. — qui était en train de regarder Priscilla, Folle du désert (S. Elliott, 1994), film que je lui avais recommandé à la boutique de location... On voit que les fêtes approchent.