Y'a pas à dire, quand il n'y a pas de cours le samedi matin, c'est quand même quelque chose ! On fait la grasse matinée, on range des affaires, on planifie les activités avant l'arrivée de ma sœur. Et ça doit commencer par l'achat d'un radiateur à huile. Le plus tôt possible, pour éviter les foules. Mais comme on n'arrive pas à partir avant 11 heures, on commence par aller déjeuner au Saint-Martin.
Au Bic Camera de Yurakucho, on trouve le radiateur voulu. Marchons jusqu'à Ginza, beaucoup de monde devant le nouveau magasin Chanel, au carrefour qui devient le plus chic du Japon puisqu'il y a maintenant aux quatre coins : Chanel, Vuitton, Cartier et Bulgari, dont le magasin est en cours de construction. Sans compter tous les autres magasins de luxe... Puis allons au grand magasin Matsuya, où il y a beaucoup de monde, mais pas au rayon poteries et laques, pour y acheter une boîte laquée à étages (ojuu, お重), dans laquelle on disposera les nourritures des repas de fin d'année (osechi, おせち), traditionnellement préparés à l'avance pour que les femmes, encore elles, disposent de leur temps à d'autres obligations rituelles (pendant que les types se pintent, et j'exagère à peine...). C'est pas donné, d'ailleurs on ne choisit pas le plus moche. Comme dit T., c'est pour la vie —enfin, ce qu'il en reste.
Très belles bûches chez Dalloyau...

De retour à la maison, c'est l'heure de finaliser les cartes de vœux, avec les tampons rouges, deux ou trois, bien placés, la calligraphie de l'adresse et quelques mots personnels. Ça prend beaucoup de temps. La soirée, en fait.
Voici le troupeau, en avant première — j'ai recréé le sanglier héraldique (Hugo) — avant ruade dans la boîte aux lettres et dispersion dans tout l'archipel.
Pendant ce temps, j'enregistre La Suite dans les idées du 19 décembre, en partie sur l'émergence des blogs politiques, sujet pas trop mal traité par les participants, et le Peinture fraîche dont je parlais hier, excellent, vraiment, sur Tzara et Dada !

Même pas le temps de lire un livre. Les vacances, c'est encore pire que quand on travaille, en fait !

À suivre...