mardi 26 décembre 2006
M'obliger — ce bout de plastique
Par Berlol, mardi 26 décembre 2006 à 23:36 :: General
Pluie, pluie et pluie. Le soir, annonce officielle de pluies torrentielles.
On a bien réfléchi (des mois) avant de déplacer la bibliothèque. Il n'y a
que trois mètres à faire, mais pour un meuble chargé de centaines de volumes...
J'en vide les étages supérieurs. Après quoi on arrive, à deux, à la glisser
jusqu'où était mon bureau avant sa translation à l'autre bout de la pièce.
Comme aux échecs, ce mouvement d'une grosse pièce entraîne une redistribution
des autres. Une table roulante, une petite table basse, un meuble à CD, le
téléphone-fax, la cafetière électrique, etc., changent de place. Des tas de
trucs vont à la poubelle.
Du palier, j'aperçois dans la rue un type trempé sous un parapluie, qui
ressemble à Manu. J'attends un peu... C'est bien lui ! Il ne passe pas là par
hasard, il est bien venu exprès ! Il dit qu'il m'a téléphoné plein de fois...
C'est vrai : mon portable a reçu huit appels. Mais je n'ai rien entendu. Avec
nos allées et venues, et les travaux du bâtiment à côté... Entre le
Bureau de
l'immigration et un entretien, il a le temps de déjeuner. Allez, zou ! (Et
merci d'être venu jusqu'ici...)
T. reste pour se reposer et je vais au Saint-Martin avec Manu, sous la pluie, pour une crépinette de porc qui mérite le déplacement. Discutons des visiteurs qui vont arriver, ma sœur d'un côté, Bikun de l'autre, de la recherche de boulot et de l'intérêt pour Manu, éventuellement, d'en changer, du blog et d'une typologie des commentaires. Comme ça jusqu'au nougat glacé. On se sépare dans Kagurazaka, toujours sous la pluie.
Pour accueillir nos visiteurs, il ne manque rien... que... un rideau de
douche (de m...).
Qui va m'obliger — ce bout de plastique — à faire les trois grands magasins de Ginza (Mitsukoshi, Matsuya et Matsuzakaya), puis Le Printemps. En vain.
C'est chez Muji, presque revenu au métro Yurakucho, après des kilomètres de
couloirs souterrains et de galeries commerciales (pour éviter la pluie
maintenant battante) que je trouve enfin un
rideau de douche, par ailleurs le
moins cher de la planète (à quoi j'adjoins des
sels de bain).
« Pourtant, je ne connais pas une seule esthétique qui repose sur autre chose que sur le tempérament. C'est lui qui conditionne en dernière analyse les différents ingrédients formels de l'art d'écrire — quand ce n'est pas le cas, on est en présence d'un exercice, fût-il de très haute école, beaucoup plus que d'une œuvre sourcée au cœur de la personnalité du créateur.» (Georges Picard, Tout le monde devrait écrire, p. 55)