Il y a trois ans, on quittait Perth après d'extraordinaires vacances — et Noël en été. Il y a deux ans, la Terre bougeait de son axe quand JCB m'envoyait une carte d'anniversaire en japonais — et nous étions avec le père de T. L'an dernier, je découvrais Bloglines et Writely et j'envoyais balader Weyergans — et autant de soleil à Tokyo qu'aujourd'hui.

JCB (justement) m'a écrit hier qu'il cherchait la photo-mystère, dont je parlais lundi. À ma connaissance, c'était le seul qui cherchait. Du coup, je l'ai cherchée aussi, la photo. Et... je ne l'ai pas retrouvée. Pas en tant que photo publiée dans le JLR. J'ai retrouvée la photo originale, bien sûr. Dans le dossier de février 2006... Mais je ne suis pas arrivé à comprendre comment j'ai pu m'en souvenir en tant que photo du journal. Ai-je rêvé la mettre en ligne ? L'ai-je montrée à quelqu'un en privé mais ayant une relation au JLR ?
J'ai juste eu le temps d'envoyer un courriel à JCB pour le prévenir. Pas encore d'écho...

Par grand soleil, M.& B. et moi prenons le métro et accompagnons T. au cimetière de Aoyama où elle va nettoyer la concession familiale. Promenade dans ce que c'est qu'un cimetière japonais, avec plus de visiteurs que d'habitude, tous venant nettoyer, ça doit avoir à voir avec le nouvel an... Faisons un point géographique avec une grande carte de Tokyo. Et des photos.
Allons déjeuner pas loin de là, à la pizzeria Sabatini. Pas mal de groupes de cadres dont c'est le dernier jour de travail, ce qui fait que le service laisse à désirer : des pâtes au lieu d'une pizza, deux fourchettes ou pas de cuillère pour les spaghettis, une part de gâteau couchée sur le côté... Vu le chic de la maison, ça fait un peu beaucoup. Mais bon, on est en vacances...

On continue Aoyama-dori jusqu'à Omote-Sando, que l'on prend en direction de Harajuku. Long arrêt dans le magasin de promotion de la région de Niigata pour détailler à M.& B. des produits régionaux, beaucoup à base de riz (grain, mochi, sake, pour ne prendre que les principaux), de légumes ou de poissons.
À quelques mètres de là, plongée dans l'hyper-modernité de Omotesando Hills, centre commercial de luxe construit par Tadao Ando — aussi regrettable dedans que dehors ! De l'extérieur, nous avions déjà constaté le peu de créativité de la construction (pour un tel architecte) et nous n'étions pas pressés d'y entrer. Aujourd'hui, nous avions une bonne occasion, avec des visiteurs. Ce couloir qui monte en coursive à l'intérieur d'un vide arqué comme une coque de bateau, nous le connaissons déjà, c'est copié sur celui du Glass Building du Tokyo International Forum, construit depuis plus de dix ans ! Mais alors qu'au TIF le grand volume et le verre donnent une impression de légèreté qui enthousiasme, l'enfermement dans le béton et le faible volume interne d'Omotesando Hills ne provoquent qu'une appréhension neurasthénique que ne suffisent à effacer ni les aménagements lumineux évolutifs, ni la musique d'ambiance, ni même le luxe des boutiques.
En revanche, très belles chaussures chez Noble House — j'y reviendrai aux soldes...

Le lendemain matin (parce que mes yeux se fermaient et qu'il était près d'une heure)...
Après Omotesando Hills, rapide tour dans Laforet, l'origine historique de la mode à Harajuku — le tour du rez-de-chaussée suffit à montrer à nos visiteurs de quel type de folie joyeuse souffrent les clients de l'endroit (la consumérite). Moins terre-à-terre, nous voulons pénétrer la vraie forêt sacrée, celle du sanctuaire shinto Meiji Jingu, à cinq cent mètres de là. Mais hélas, nous atteignons les portes au moment où elles se ferment, nous refusant l'onction et le repos que nous réclamions — fermeture avancée à 16 heures pour préparation des rituels et du prochain accueil des foules...
À pied jusqu'à Shibuya pour voir — être et juste regarder — le grand carrefour. Et retour.

Après repos, repas : nabe de canard, en toute simplicité, à la maison. Vers 20h00, réception d'un paquet d'Amazon. Quelle surprise : ce sont des écouteurs Shure offerts par Manu. Merci ! Malgré ma branchitude éhontée, c'est la première fois que je reçois un cadeau par réseau + livreur !...
Pendant ce temps, Bikun prend l'avion pour nous rejoindre...