Refusant l'onction et le repos que nous réclamions
Par Berlol, jeudi 28 décembre 2006 à 23:59 :: General :: #498 :: rss
Il y a trois ans, on quittait Perth après d'extraordinaires vacances — et Noël en été. Il y a deux ans, la Terre bougeait de son axe quand JCB m'envoyait une carte d'anniversaire en japonais — et nous étions avec le père de T. L'an dernier, je découvrais Bloglines et Writely et j'envoyais balader Weyergans — et autant de soleil à Tokyo qu'aujourd'hui.
JCB (justement) m'a écrit hier qu'il cherchait la photo-mystère, dont je
parlais lundi. À ma connaissance, c'était le seul qui cherchait. Du coup, je
l'ai cherchée aussi, la photo. Et... je ne l'ai pas retrouvée. Pas en tant que
photo publiée dans le JLR. J'ai retrouvée la photo originale, bien sûr.
Dans le dossier de février 2006... Mais je ne suis pas arrivé à comprendre
comment j'ai pu m'en souvenir en tant que photo du journal. Ai-je rêvé
la mettre en ligne ? L'ai-je montrée à quelqu'un en privé mais ayant une
relation au JLR ?
J'ai juste eu le temps d'envoyer un courriel à JCB pour le prévenir. Pas encore
d'écho...
Par grand soleil, M.& B. et moi prenons le métro et accompagnons T. au
cimetière de Aoyama où elle va nettoyer la concession familiale. Promenade dans
ce que c'est qu'un cimetière japonais, avec plus de visiteurs que d'habitude,
tous venant nettoyer, ça doit avoir à voir avec le nouvel an... Faisons un
point géographique avec une grande carte de Tokyo. Et des photos.
Allons déjeuner pas loin de là, à la pizzeria Sabatini. Pas mal de groupes de
cadres dont c'est le dernier jour de travail, ce qui fait que le service laisse
à désirer : des pâtes au lieu d'une pizza, deux fourchettes ou pas de cuillère
pour les spaghettis, une part de gâteau couchée sur le côté... Vu le chic de la
maison, ça fait un peu beaucoup. Mais bon, on est en vacances...
On continue Aoyama-dori jusqu'à Omote-Sando, que l'on prend en direction de
Harajuku. Long arrêt dans le magasin de promotion de la région de Niigata pour
détailler à M.& B. des produits régionaux, beaucoup à base de riz (grain, mochi,
sake, pour ne prendre que les principaux), de légumes ou de poissons.
À quelques mètres de là, plongée dans l'hyper-modernité de
Omotesando Hills, centre
commercial de luxe construit par Tadao Ando — aussi regrettable dedans que
dehors ! De l'extérieur, nous avions déjà constaté le peu de créativité de la
construction (pour un tel architecte) et nous n'étions pas pressés d'y entrer.
Aujourd'hui, nous avions une bonne occasion, avec des visiteurs. Ce couloir qui
monte en coursive à l'intérieur d'un
vide arqué
comme une coque de bateau, nous le connaissons déjà, c'est copié sur celui du
Glass Building
du Tokyo
International Forum, construit depuis
plus de
dix ans !
Mais alors qu'au TIF le grand volume et le verre donnent une impression de
légèreté qui enthousiasme, l'enfermement dans le béton et le faible volume
interne d'Omotesando
Hills ne provoquent qu'une appréhension
neurasthénique que ne suffisent à effacer ni les aménagements lumineux
évolutifs, ni la musique d'ambiance, ni même le luxe des boutiques.
En revanche, très belles chaussures chez
Noble House — j'y reviendrai aux soldes...
Le lendemain matin (parce
que mes yeux se fermaient et qu'il était près d'une heure)...
Après
Omotesando Hills, rapide tour dans Laforet,
l'origine
historique de la mode à Harajuku — le tour du rez-de-chaussée suffit à montrer
à nos visiteurs de quel type de folie joyeuse souffrent les clients de
l'endroit (la consumérite). Moins terre-à-terre, nous voulons pénétrer la vraie
forêt sacrée, celle du sanctuaire
shinto
Meiji
Jingu, à cinq cent
mètres de là. Mais hélas, nous atteignons les portes au moment où elles se
ferment, nous refusant l'onction
et le repos que nous réclamions — fermeture avancée à 16 heures pour
préparation des rituels et du prochain accueil des foules...
À pied jusqu'à Shibuya pour voir — être et juste regarder — le grand carrefour.
Et retour.
Après repos, repas : nabe de canard, en toute simplicité, à
la maison. Vers 20h00, réception d'un paquet d'Amazon. Quelle surprise : ce
sont des écouteurs Shure offerts par Manu. Merci ! Malgré ma branchitude
éhontée, c'est la première fois que je reçois un cadeau par réseau +
livreur !...
Pendant ce temps, Bikun prend l'avion pour nous rejoindre...
Commentaires
1. Le jeudi 28 décembre 2006 à 22:43, par Manu :
De rien !
J'ai d'ailleurs hésité à le faire livrer chez moi et te l'apporter à l'occasion, mais n'étant pas certain qu'on se voie le 27 ou peu de jours après, j'ai opté pour la solution directe !
Je ne me doutais pas que cela allait être une première…
J'espère que ceux-là rentreront dans tes oreilles. Avec tous les embouts disponibles, dont les mousses dont tu rêvais (?), ça devrait aller !
2. Le jeudi 28 décembre 2006 à 23:26, par Dominique Fromentin :
merci pour les photos !
3. Le vendredi 29 décembre 2006 à 01:04, par brigetoun :
là aussi je me sens petite femme ancienne et je ne pourrais même si j'en avais les moyens supporter ce centre qui, sur la photo me fait penser à une vision clean de l'enfer, ou à une coursive de prison pour vip si cela existait. Je peux me laisser tenter par une boutique, mais là je crois qu'une chape de cafard claustrophobe me tomberait dessus.
Par contre si vous avez manqué le temple vous avez eu droit à un superbe ciel qui s'accorde si bien avec la courbe du bâtiment
4. Le vendredi 29 décembre 2006 à 18:00, par Bikun :
le Bikun est bien arrive...
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