mercredi 3 janvier 2007
Voiture, pour le meilleur et pour le pire
Par Berlol, mercredi 3 janvier 2007 à 23:44 :: General
Comme hier, il ne fera pas franchement beau, mais ni mauvais ni véritablement froid, donc convenable pour une sortie plus lointaine, limite campagnarde... Nous reprenons les autoroutes d'hier — comme j'ai bien retenu, tout passe plus vite et plus facilement (les embranchements et panneaux aux bretelles ne sont pas franchement simples à lire, d'autant qu'il y a multiplicité de signaux à tout moment) — et les dépassons pour aller jusqu'à Kamakura, via Zushi, puis Enoshima, terme de notre périple.
En voiture, pour le meilleur et pour le pire.
Nous avons connu le meilleur. Ce sont ces autoroutes désertes ou presque,
surtout sans les gros camions, interdits de circulation jusqu'au 4 ou 5. Ce sont
ces panoramas urbains et maritimes, à perte de brume, elle-même percée des
mille lumières de tous les signaux possibles, et notamment en hauteur, les
signaux clignotants qui balisent le terrain aérien pour les avions et les
hélicoptères. Ce sont ces conversations qui s'étirent aux quatre coins de
l'habitacle, partent en guidouille quand certains s'endorment, rebondissent de
la France au Japon, du passé au présent, du rire à la compassion, selon
l'histoire.
Le pire, ce sera l'heure et demie qu'il faudra passer à progresser de quelques
mètres par minute sur la seule route de retour possible, celle du bord de mer,
parce que les autorités de Kamakura ont décidé de fermer toutes les rues du
centre-ville afin de faciliter les déplacements des milliers de piétons qui se rendent
aux temples — jusqu'à 17 heures. Tout juste un petit train pour égayer notre
avance gallinacée. Et lors d'une pose dans des rues adjacentes, la rencontre
d'une véritable pâtisserie,
Saint-Louis,
où nous prendrons gâteaux et cafés — et une galette des rois qu'on n'aurait
jamais cru en trouver une telle durant notre immersion nippone.
Cependant, la visite d'Enoshima restera un grand moment de notre semaine touristiques (malgré l'attente déjà pour une place de parking). Je n'avais jamais vu autant de monde dans les ruelles du bas, un peu comme au Mont-Saint-Michel. La queue principale, sur les marches, est pour les gens qui vont faire leurs prières. Il nous reste la solution (payante mais bien pratique) des escalators automatiques (trois tronçons couverts, taillés dans la roche mais ressemblant comme deux gouttes d'eaux aux escalators du centre de Tokyo, qui font économiser quelques centaines de marches — non que l'on ne puisse monter nous-mêmes ces marches mais parce qu'il faut faire la queue alors que l'on n'y va pas pour prier !
Retour sans problème (autoroutes, bref dîner au Rihga Hotel, près de Waseda (sans prendre de dessert), derniers et lumineux tours de roues dans Shinjuku la nuit) et restitution de la voiture à l'agence de location, à Takadanobaba.
Excellente, cette galette des rois ! C'est B. qui tire la fève (une vraie).