Poussières générées par l'énorme
Par Berlol, vendredi 5 janvier 2007 à 23:28 :: General :: #506 :: rss
Lever à 5h15, retour à 10h30.
Entre temps, j'ai accompagné M. & B. à l'aéroport de Narita, ai attendu qu'ils aient enregistré leurs bagages (queue mais passage rapide) puis qu'ils aient pénétré dans la zone d'embarquement, et suis revenu à la maison... où T. avait un problème de machine à laver : eaux remontées du conduit d'évacuation bouché, sans doute en partie à cause des poussières générées par l'énorme chantier voisin — heureusement arrêté durant les fêtes mais qui avait repris sa bruyante industrie vers 8 heures — joie de l'an neuf des ouvriers. Bref, on rend nos visiteurs à leur destin et nous retrouvons le nôtre.
Du coup, annulation d'un déjeuner de retrouvailles entre collègues, tringlage de grisâtre tuyau poisseux et course à la pièce de rechange... Vers 14h30, T. et moi nous autorisons un en-cas (de toute façon, nous avons trop mangé pendant plus d'une semaine) et quelques courses complémentaires (et pendant qu'on y est la commande de la machine à expresso
De Longhi que nous avions délaissée en fin d'année, pas la machine mais la commande).
Au retour, je suis mort de fatigue.
Et sincèrement désolé pour le lapin.
Rembobinage...
Il y a chez mon père une assiette de carton que j'ai peinte à l'école quand
j'avais 4 ou 5 ans (en fait je ne sais pas quand...). Le motif à faire était un
lapin, je le savais, mais au final mon lapin ressemblait — et ressemble
toujours furieusement — à un poisson...
Seul, une heure dans
un train, j'avais tout de même un peu retrouvé les délices des mondes parallèles...
« La maison qu'on avait attribuée à Pilgrim dans le cadre de sa rééducation, pour lui permettre de se ressaisir, de réécrire son manuscrit en s'inspirant, cette fois-ci, des valeurs plus conformes à l'esthétique officielle de la Colonie et au bien public, grinçait, elle grinçait terriblement.
[...]
Ensuite, ayant lavé ses écorchures dans l'évier et ayant refusé de prendre un message écrit à destination de la femme de Pilgrim, ce qui, en fin de compte, prouvait qu'il n'était pas un provocateur de la police, car autrement, avec l'idée de le remettre au Comité, il se fût emparé du papier sans rechigner, Coltrane partit.
Pilgrim resta, encore seize ans, seize ans et demi. Puis il partit à son tour.» (Antoine Volodine, Vue sur l'ossuaire, p. 42 et 46-47)
Nuit noire malgré la pleine lune ; on annonce froid et pluie demain. Parcours de
quelques chauds lieux réticulés : dans la tête d'Emilie où il se passe de plus en plus de choses, dans du
grand FB, dont les idées dans ce domaine sont aussi les miennes, ou avec une Bovary toute à votre botte — Merci,
Michel !
Commentaires
1. Le vendredi 5 janvier 2007 à 08:40, par k :
ehhhehhehhh regardez cela,www.imec-archives.com/pro... pris ma journée de vendredi 12 janvier, et le samedi une lecture de lonsdale, je penserai à vous,, vite vite c'est quand vendredi................
2. Le vendredi 5 janvier 2007 à 16:34, par Alain :
Je n'avais jamais pris le temps de lire ce journal, mais je suis très surpris aujourd'hui. Quelle belle écriture ! Comme une neige fine qui tombe doucement du premier au dernier paragraphe. Chapeau bas...
3. Le vendredi 5 janvier 2007 à 22:40, par Dominique Fromentin :
un peu de mélancolie sied à son clavier
4. Le vendredi 5 janvier 2007 à 22:54, par caroline :
Moi, j'ai un problème avec la machine à expresso De Longhi. Le réservoire d'eau fuit. je ne cmprends pas pourquoi; Évidemment, la garantie s'est envolée avec les paquets cadeaux.
5. Le samedi 6 janvier 2007 à 03:54, par Dominique Fromentin :
c'est peut-être à cause du e en trop et de l'o en moins ?
la garantie est dans "traité des excitants modernes", du jeune Balzac, en annexe, non ?
6. Le dimanche 7 janvier 2007 à 23:04, par Manu :
On finit enfin par comprendre cette histoire de lapin !...
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