Vu enfin Ce soir ou Jamais de jeudi dernier, sur les truands, les mafias, etc. Intéressant, sans plus.

Sur le blog La Littérature, ma réponse à un commentaire considérant nocive l'initiative libraire de François Bon : « En parler, c'est bien. L'utiliser, c'est mieux !
Le choix restreint est gage de qualité (subjective) mais il pourrait s'élargir par un réseau d'initiatives du même type...
Quant à l'achèvement des libraires, au piège dont le courageux anonyme parle, FB vous répond, et 3 ans d'immobilisme, ce n'est pas rien tout de même, c'est comme la volonté de se laisser faire, de se laisser achever :
"Ce n’est pas un choix fait à la légère : nous attendions depuis 3 ans que les libraires se fédèrent pour une présence de vente en ligne qui leur permette de s’imposer dans ce marché sauvage et concentré. Il semble acquis qu’ils n’en prendront pas le chemin. Je serais prêt à changer du jour au lendemain pour un partenariat qui les privilégie : mais aucun des grands sites de libraires indépendants ne propose ce type d’association."»

Pourquoi je la copie ici ? Parce qu'elle sera un jour une pièce à conviction dans le procès sur la catastrophe de l'édition française. Parce que je pense personnellement que ce n'est pas depuis trois ans que les librairies et les éditeurs ne font rien contre le démantèlement de leurs métiers, mais plutôt une bonne dizaine d'années (ils ont été contents que les nouvelles technologies allègent les chaînes de fabrication du livre ou simplifient la gestion des stocks, mais ils n'ont surtout pas réfléchi à l'évolution du livre ou d'autres produits de lecture — puis ils sont évidemment les premiers à se scandaliser que d'autres s'y soient mis et soient en passe de réussir, mais avec d'autres systèmes de valeur).
Parce que l'important n'est pas pour moi de savoir si le livre survivra, en tant que produit (même si j'y suis attaché), mais de savoir comment les textes, la textualité, la lecture, l'écriture littéraire, la littérature elle-même survivront. L'attachement excessif à l'objet livre, si pratique soit-il, si beau soit-il, me paraît être une forme de fétichisme et un souci matérialiste qui cachent un danger plus grand encore — la disparition de la littérature elle-même —, voire qui empêchent une ouverture des esprits propice à inventer les meilleurs nouveaux supports (laissant une industrie avide créer des produits qui avilissent toute littérature).
De même que les enseignants dans leur ensemble, qui n'ont pas su se saisir il y a quinze ans des nouvelles technologies pour créer de nouveaux outils pédagogiques — laissant le champ libre à des industries d'edutainment, et qui viennent aujourd'hui se plaindre de la disparition de leurs métiers...
Aux enseignants comme aux éditeurs et aux libraires, je suis désolé de devoir dire que... c'est bien fait pour eux !

La question du temps dans nos emplois du temps en pleine révolution.

J'arrive tout de même à aller déjeuner à Kanda, au Champ de soleil, avec Bikun et Manu, des pâtes au crabe un peu fades. Puis avec Bikun, à Akihabara, au magasin Dell (Real Site, comme ils disent), où je commande un nouvel ordinateur. Je veux dire que je suis allé au magasin pour demander à une assistante-vendeuse de faire pour moi la commande par internet de la configuration définie sur les recommandations techniques de Bikun. Résultat, à la maison, dans deux semaines...

Dîner au Sans Façon avec Kazuo Kiriu, notre ami balzacien, maintenant aussi un peu sandien. J'y reviendrai...