Mon premier arrive quand l'eau est chaude
Par Berlol, jeudi 18 janvier 2007 à 23:21 :: General :: #519 :: rss
Le dernier jour. Les derniers cours. De l'année universitaire. Avec des
étudiants, et des vrais morceaux d'inquiétude dedans, rapport aux examens la
semaine prochaine. Même pas eu de déjeuner.
Après quoi, je me décrasse le cerveau au milieu
de la route, puis au Cabaret
Voltaire...
J'avais demandé aux premières années de préparer des charades pour les
faire en classe. Une dizaine étaient plutôt bien tournées (si-elle,
crois-sent, chaud-col-a, etc.), en deux ou trois parties. Le jeu est pigé. Et
puis une des miennes qui les a bien distraits :
Mon premier arrive quand l'eau est chaude
Mon second est le contraire de rapide
Mon troisième, c'est moi devant un verbe
Mon dernier est beaucoup mangé au Japon
Et mon tout est un magasin dangereux.
En dînant, C dans l'air sur le tabou ethnique (du 10 janvier 2007). Des invités s'exprimant de façon claire ; des prises de positions bien motivées ; mais des reportages pas toujours utiles au regard du niveau (élevé) du débat. Faut-il ou non compter la population selon ce qu'il est convenu d'appeler les origines ethniques, à l'instar de l'Angleterre qui le fait sans complexe ? Sauf que les termes eux-mêmes sont d'une subjectivité folle (et l'ethnicité pourrait bien n'être qu'un prétexte pour reparler de race). Sauf qu'il faut être naïf pour imaginer qu'une fois les catégories établies, personne n'aura jamais l'idée de les utiliser à mauvais escient (un mauvais escient selon nous aujourd'hui mais qui sera décrit et pensé comme un bon escient par celui qui le promouvra).
Autres catégories, mêmes risques de rangement :
« Combien de fois, par exemple, Michel Butor ne s'est-il pas
évertué à renier l'école du Nouveau Roman, revendiquant la singularité
des écrivains enrôlés dans l'écurie Lindon des années 50 ? Cas
significatif qui a vu une mode se transformer efficacement en école, et
l'école fournir son contingent de disciples, souvent plus dévots appliqués
que romanciers inspirés. Cette sorte d'école est faite pour être brûlée.
Néanmoins, elle symbolise le vaisseau amiral qui fera peut-être traverser
l'océan des siècles à un équipage d'écrivains d'eau douce ramant dans
l'ombre de trois ou quatre noms emblématiques.» (Georges Picard, Tout
le monde devrait écrire, p. 124-125)
Commentaires
1. Le jeudi 18 janvier 2007 à 19:58, par Manu :
Pourquoi dangereux ?
2. Le vendredi 19 janvier 2007 à 00:46, par Berlol :
Pour la ligne, bien sûr !
3. Le vendredi 19 janvier 2007 à 01:35, par Manu :
Aaaaah, d'accoooord !
4. Le vendredi 19 janvier 2007 à 06:41, par brigetoun :
m'agacent toujours un peu les jeux d'esprit - mon crâne se bloque immédiatement et je me sens à la fois frutrée et minable.
Pour le nouveau roman est-ce que le refus d'appartenance n'était pas général ?
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