dimanche 21 janvier 2007
Notre goût — amer des cartouches
Par Berlol, dimanche 21 janvier 2007 à 23:59 :: General
Allez ! Encore une page qui se tourne ! Celle de Bikun sous
notre toit depuis deux semaines. Je l'accompagne jusqu'à la gare d'Iidabashi,
avec valises et sac à dos, chargés de matériel photographique et
informatique... Il restera encore une semaine au Japon avant de rentrer en
France.
En bas de Kagurazaka, nous nous arrêtons (pour qu'il se détende le bras) devant
la boutique fermée de
Fujiya.
Plus de
Peko-chan-yaki, ni de choux à la crème : le
scandale
de l'usage industriel de laits périmés a contraint la firme à tout arrêter,
production et vente. Nous nous interrogeons sur le sort des milliers d'employés
qui ne sont pas responsables... Mais il n'en est question dans aucun article de
presse. L'enquête a montré
d'autres manquements graves aux règles d'hygiène et aux contrôles
bactériologiques. La
démission du PDG et les excuses publiques avec chialerie de regret devant
troupeaux de caméras seront-elles utiles pour conserver les emplois et
réorganiser une production saine ?
Les établis, — une autre planète — chronique radiophonique d'une étonnante page d'histoire (en trois Surpris par la nuit), ou comment de jeunes intellectuels petits-bourgeois se sont convaincus d'aller travailler en usine, et comment ils ont vécu cette expérience, dans les années 60-70, un temps d'idéologies et d'engagements, à tort et à raison.
« Les échanges les plus intéressants auxquels j'assiste ou que j'écoute à
la radio me laissent souvent sur ma faim : il y manque le développement et la
précision que je sais pouvoir trouver dans les livres des participants.»
(Georges Picard, Tout le monde devrait écrire, p. 134)
Pas d'accord pour généraliser, systématiser une opposition conversation contre
texte, émission contre livre — oral contre écrit, finalement. Pas d'accord non
plus pour mettre toutes les émissions dans le même sac : il y a un monde entre
Le
Masque et la Plume, par exemple, et
Jeux d'épreuves, pour rester dans le débat sur l'actualité des livres.
L'une est faite pour spectaculariser l'escrime des chroniqueurs (et les rires
sont là), l'autre pour parler posément des ouvrages.
Si on est misanthrope ou mélancolique au point que seul le commerce des livres
soit supportable, il vaut peut-être mieux (se) l'avouer que de mettre un
paravent dialectique pour accuser ailleurs.
Sortons une partie de l'après-midi pour aller à l'Office Depot d'Ichigaya,
notamment pour acheter des cartouches d'imprimante car T. fait du recto-verso
depuis hier soir. L'imprimante montre d'ailleurs des signes de fatigue, malgré
le magasin arrière spécial. De plus, l'alerte de niveau d'encre a tendance à
venir un peu trop tôt à notre goût — amer des cartouches à 4000 yens... On a
commencé à retirer et remettre la même cartouche, et ça marche... Si on ajoute
à cela le fait que je ne peux plus imprimer depuis deux semaines parce que mon
ordinateur ne trouve pas l'imprimante, ça commence à faire beaucoup pour une
machine neuve !
Par hasard, là, tout à l'heure, vers 23h45, T. me demande de réessayer pour
pouvoir noter le message qui apparaît en bas à droite de mon écran quand ça
refuse d'imprimer, histoire de se plaindre avec de quoi. Je m'exécute et... ça
marche ! Ça imprime ! J'essaie alors avec mes notes de cours, puisque c'est
avec ça que ça plantait la semaine dernière, et ça marche aussi !
À n'y rien comprendre... Je vais me coucher, tiens !