Dossier démesuré sur l'abbé Pierre dans le 20-Heures de France 2 d'hier — pour un homme qui voulait rester discret... Possiblement pareil sur toutes les chaînes. Un sujet en or. On veut surfer. Alors que c'est une non-information.
Et puis les politiques s'y mettent. Une loi à son nom, histoire de récupérer — honte bue — dans un camp ou dans l'autre un peu de la cote du bonhomme.
Et le froid qui revient...

La correction des mémoires d'étudiants continue dans le train, stylo rouge dans une main, appareil-photo dans l'autre, quand c'est nécessaire — miracle d'une prise sans aucun fil électrique !

Début des examens de fin d'année. On voit les étudiants, sans leur faire cours. Plus jusqu'en avril. Heureuses périodes de relâche. Même s'il y a beaucoup d'autres choses à faire, c'est toujours cette exposition-là en moins. Parfois, la scène de la classe, toujours trou sans souffleur, corde raide entre amusement et autorité, et toutefois sans qu'elle me stresse, m'apparaît comme une station prolongée dans un rayonnement corrosif.
Après la fin des cours, j'entre dans le sas de décontamination...

Bikun m'a dit avant-hier que toutes les boutiques I-river avaient fermé. Est-ce que la marque aurait disparu ? Faut dire que le I-pod est un véritable raz-de-marée, survenu juste au moment où I-river avait investi dans une gamme plus large et dans des magasins prestigieux, comme celui de Shibuya.
Justement dans le métro, j'écoutais un Tout arrive de septembre avec Christine Angot. Un peu par hasard, c'était dans mon I-river depuis des mois. Des propos qui donnent envie de reprendre Rendez-vous... dont j'avais suspendu la lecture en septembre. Comme si ce n'était pas le bon moment pour moi. Lisant, je sentais bien que cela m'intéressait mais... Mais, quoi ? Que je n'étais pas disponible... Où va-t-on avec ça ? De quelle disponibilité est-ce que je parle ?... C'est plutôt un cliché, non ?
Non, je recommence. Une autre explication.
Pendant trois mois, j'ai remis à plus tard la suite de ma lecture. Le livre était trop dans l'actualité. Lisant, je n'étais pas au texte, pas dans le texte : je cherchais ce qui scandalise, ce qui fait qu'on participe à une émotion collective, bonne et mauvaise, quand tout le monde lit le même livre en même temps, voulant autant la chaleur d'un cocon social que celle de l'empoignade, la lecture critique étant réduite à un concours de vitesse et d'impertinence du commentaire — mais pour quelle vaine virtuosité de pigiste ou de blogueur ? Peut-être avec cette intransigeance, cette faconde péremptoire que je vois derrière les commentaires sans tolérance...